Guerre en Ukraine: Londres accuse Poutine de ne pas prendre « la paix au sérieux »
latribune.fr
« Si la Russie s'assoit enfin à la table des négociations, nous devons être prêts à surveiller le cessez-le-feu pour nous assurer qu'il s'agit d'une paix sérieuse et durable », a expliqué Keir Starmer.
LTD/Gonzalo Fuentes / Reuters
Guerre en Ukraine: Londres accuse Poutine de ne pas prendre « la paix au sérieux »
L'Ukraine, plusieurs pays européens, la Commission européenne, l'Otan, le Canada ou encore l'Australie doivent prendre part ce matin à une réunion organisée par Londres. Le but: dissuader la Russie d'attaquer à nouveau l'Ukraine en cas de cessez-le-feu.
« Soutenir une paix juste et durable » en Ukraine: c'est, selon le communiqué de Downing Street, l'objectif du sommet virtuel organisé ce matin à Londres par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui doit réunir quelque 25 dirigeants. Il s'agit notamment de préciser les contours d'une coalition de pays volontaires prêts à aider au maintien de la paix en Ukraine en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Le but serait de dissuader la Russie d'attaquer à nouveau l'Ukraine.
Selon Keir Starmer, en effet,« le mépris total du Kremlin pour la proposition de cessez-le-feu du président Trump ne fait que démontrer que Poutine ne prend pas la paix au sérieux », fustige-t-il dans son communiqué.
« Si la Russie s'assoit enfin à la table des négociations, nous devons être prêts à surveiller le cessez-le-feu pour nous assurer qu'il s'agit d'une paix sérieuse et durable », a-t-il expliqué. Si Moscou, en revanche, refuse de signer, « nous devons alors faire tout notre possible pour accroître la pression économique sur la Russie afin de mettre un terme à cette guerre », a-t-il ajouté.
Revendications maximalistes
Mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, pressé par les Etats-Unis et leur président Donald Trump, a finalement accepté une cessation des hostilités de 30 jours avec la Russie, dans la mesure où Moscou s'y plierait aussi. Mais le président russe Vladimir Poutine a exprimé des réserves et évoqué des « questions importantes » à régler avant un cessez-le-feu.
Jusqu'ici, la Russie a émis des revendications maximalistes pour une cessation des hostilités: reddition de facto de l'armée ukrainienne, cession par l'Ukraine de cinq régions annexées par la Russie, abandon des ambitions de Kiev de rejoindre l'Otan, démantèlement du pouvoir ukrainien en place.
Selon Downing Street, la réunion de samedi doit « permettre d'approfondir la manière dont les pays prévoient de contribuer à cette coalition, en amont d'une session de planification militaire la semaine prochaine ». Cette participation pourrait prendre la forme d'envoi de troupes - un engagement que Paris, Londres et Ankara se sont dit prêts à prendre -, mais aussi d'un soutien plus logistique. L'Ukraine, ainsi que plusieurs pays européens et la Commission européenne, l'Otan, le Canada ou encore l'Australie doivent prendre part à cette réunion dans la matinée,
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« Nous continuerons de travailler au renforcement du soutien à l'Ukraine et à une paix solide et durable », a pour sa part déclaré Emmanuel Macron à propos de la réunion de samedi, exhortant la Russie à « cesser » les« exactions »en Ukraine ainsi que «les déclarations dilatoires».