Guerre Ukraine-Russie : le retour en force de l'Europe à la table des négociations
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Le président français Emmanuel Macron a menacé samedi la Russie de sanctions « massives » et « coordonnées » par l'Europe et les États-Unis si Moscou « viole » le cessez-le-feu 30 jours que les alliés de l'Ukraine ont proposé à partir de lundi.
La proposition d'une trêve de 30 jours, déjà évoquée à plusieurs reprises par Kiev, a reçu un appui sans précédent : outre la France, l'Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni, le président américain Donald Trump a officiellement apporté son soutien, tout comme la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Vingt pays membres de la « coalition des volontaires » ont également signé l'appel à la trêve, qui serait surveillée principalement par les États-Unis, avec une contribution de l'ensemble des Européens.
Keir Starmer, Premier ministre britannique, a salué sur X cette « unité absolue » et insisté sur la nécessité d'un cessez-le-feu pour « créer un espace de négociations sur une paix juste et durable en Ukraine ».
L'ultimatum occidental exige une cessation totale des hostilités sur terre, dans les airs et en mer, sans condition préalable. L'objectif affiché est d'ouvrir la voie à des négociations de paix directes entre Moscou et Kiev, après plus de trois ans de guerre.
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Cependant, la Russie rejette pour l'instant cette proposition. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a conditionné tout cessez-le-feu à l'arrêt préalable des livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine, arguant que leur poursuite donnerait « un avantage à l'Ukraine » alors que « les troupes russes avancent de manière assurée » sur le front.
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