Inégalité salariale : les femmes gagnent 20% de moins que les hommes

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D'importants écarts salariaux existent encore entre les hommes et les femmes à l'échelle du monde.
D'importants écarts salariaux existent encore entre les hommes et les femmes à l'échelle du monde. (Crédits : Regis Duvignau)
Dans un rapport publié ce lundi sur les salaires dans le monde, l'Organisation internationale du travail (OIT) constate que les écarts de rémunération entre les sexes persistent à un niveau "inacceptable" : les femmes sont payées approximativement 20% de moins que les hommes alors que la problématique de l'égalité entre hommes et femmes occupe une grande place dans les débats publics.

Les inégalités hommes-femmes persistent. Alors que, samedi 24 novembre, l'attention médiatique s'est uniquement focalisée sur les actions des «gilets jaunes» au détriment de la marche contre les violences faites aux femmes - organisée le même jour -, l'Organisation internationale du travail (OIT) a indiqué, ce lundi, dans un rapport sur les salaires dans le monde, que des inégalités criantes demeurent en terme de rémunération entre les hommes et les femmes.

Pour cause, ces dernières continuent d'être payées approximativement 20% de moins que les hommes. Une statistique qui fait tâche en pleine vague #MeToo. Pour Guy Ryder, directeur général de l'OIT ces écarts salariaux représentent "une des plus grandes manifestations d'injustice sociale".

"Il y a très clairement une pénalité à la maternité pour les femmes. A l'inverse, il existe une prime à la paternité : les hommes avec de jeunes enfants réussissent mieux" en termes de salaires que les mères, s'est scandalisé M. Ryder, en conférence de presse.

Des femmes plus éduquées que les hommes mais moins payées

"L'écart de rémunération entre les sexes reste un phénomène largement inexpliqué qui, dans une certaine mesure, est lié aux préjugés et stéréotypes" et à d'autres facteurs qui ne peuvent pas s'expliquer par des différences de productivité entre hommes et femmes, a expliqué aux médias Rosalia Vazquez-Alvarez, une des auteurs du rapport.

Fait marquant, le rapport montre que les explications traditionnelles, comme les différences de niveau d'éducation entre hommes et femmes qui occupent un emploi salarié, jouent un rôle limité pour expliquer les écarts de rémunération. "Dans de nombreux pays, les femmes sont plus éduquées que les hommes mais touchent des salaires inférieurs, même lorsqu'elles travaillent dans les mêmes catégories professionnelles", selon Mme Vazquez-Alvarez.

Lire aussi : Atteindre l'égalité salariale en 2022 : mission impossible ?

Dans les pays à revenu élevé, c'est dans la partie haute de l'échelle des salaires que l'écart de rémunération entre les sexes est le plus grand. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, cette différence est plus forte parmi les personnes les moins bien rémunérées.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/11/2018 à 2:10 :
La réalité est beaucoup plus complexe que ne le laisse apparaître des moyennes grossières. D'ores et déjà dans beaucoup de secteurs et d'entreprises il n'y a pas de différences H/F voire même un léger avantage pour les femmes car la hiérarchie est terrorisée à l'idée de passer pour des misogynes.
Dans mon entreprise (EDF) il n'y a aucune différence H/F à diplômes équivalents et postes équivalents. Et la progression de carrière est la même à diplômes équivalents.
Les hommes avec enfants seraient parait-il privilégiés dans leur carrière ? Il faut se méfier des statistiques.
Moi j'ai une autre interprétation: les hommes qui ont des enfants ont plus de bouches à nourrir donc ils redoublent d'effort dans leur travail pour nourrir tout ce beau monde. Par conséquent ils gagnent plus mais ce n'est pas pour eux.
a écrit le 27/11/2018 à 14:12 :
Macron réglera le problème en taxant plus les hommes que les femmes!
a écrit le 27/11/2018 à 14:11 :
Macron réglera le problème en taxant plus les hommes que les femmes!
a écrit le 27/11/2018 à 12:13 :
On parle de la différence "brute". Maintenant, il faut la retraiter des temps partiels, de secteurs économiques où les hommes sont sur-représentés, des choix de carrière et de la mobilité fonctionnelle et géographique (moins présente chez les femmes). En outre, les femmes ont, hors maternité, un absentéisme bien supérieur à celui des hommes.
Je ne pense pas que l'écart soit si fort d'autant que souvent, les femmes négocient moins leurs salaires que les hommes.
a écrit le 26/11/2018 à 20:06 :
Mais bien sûr, alors quand ce type d'études évitera de comparer des temps complets avec des temps partiels, des ouvrières avec des cadres, bref quand ce type d'études se fera à partir de comparaison entre postes et temps de travail équivalent, j'envisagerai peut être de les prendre au sérieux. Ils arrivent même à trouver de forts écarts salariaux dans la fonction publique ! Ce qui est impossible étant donné que chaque fonctionnaire dépend d'une grille de catégorie... Mais bon, ce que le communisme n'a même pas osé ( les chefs de production était mieux payés que les ouvriers même dans ces systèmes. Il faut reconnaître un minimum de logique dans le marxisme), les pseudos féministes le demandent : dans ce cas, si vous êtes un homme pourquoi s'impliquer si votre voisine gagne autant que vous en étant plus absente que vous ? ( et là je suppose que l'on compare au même niveau de poste, ce qui est moins du n'importe quoi que l'étude) Et après on vient parler de performances et de rémunérations au mérite ! C'est à mourir de rire. On est vraiment à groland en ce moment...
a écrit le 26/11/2018 à 18:33 :
Est-ce que cela veut dire que les femmes savent moins bien négocier leur salaire que les hommes ? Avantage de la testostérone des hommes ? Ou qu'elles sont tout simplement moins cupides ?
a écrit le 26/11/2018 à 17:04 :
"alors que la problématique de l'égalité entre hommes et femmes occupe une grande place dans les débats publics"

La démocratie occupe également une grande place médiatique alors qu'elle n'est toujours pas là non plus. Si vous voulez l'égalité il va falloir sortir de la pensée formatée. Le mal est bien plus ancré que ce que les clairvoyants pensent voir.

"Le parallélisme entre l’idéologie et la schizophrénie établi par Gabel (La Fausse Conscience) doit être placé dans ce processus économique de matérialisation de l’idéologie. Ce que l’idéologie était déjà, la société l’est devenue. La désinsertion de la praxis, et la fausse conscience anti-dialectique qui l’accompagne, voilà ce qui est imposé à toute heure de la vie quotidienne soumise au spectacle ; qu’il faut comprendre comme une organisation systématique de la « défaillance de la faculté de rencontre », et comme son remplacement par un fait hallucinatoire social : la fausse conscience de la rencontre, l’« illusion de la rencontre ». Dans une société où personne ne peut plus être reconnu par les autres, chaque individu devient incapable de reconnaître sa propre réalité. L’idéologie est chez elle ; la séparation a bâti son monde" G Debord

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