Atteindre l'égalité salariale en 2022 : mission impossible ?

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Si les entreprises sont encore trop peu nombreuses à l'avoir fait, c'est aussi parce que les pénalités financières restent rares : seules 157 sociétés ont été condamnées à verser une amende depuis 2013.
Si les entreprises sont encore trop peu nombreuses à l'avoir fait, c'est aussi parce que les pénalités financières restent rares : seules 157 sociétés ont été condamnées à verser une amende depuis 2013. (Crédits : DR)
Emmanuel Macron a pris l'engagement de supprimer d'ici à cinq ans l'écart de 9% entre le salaire des femmes et celui des hommes, à poste équivalent. Où en est-on en ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes ? Les entreprises devront faire davantage d'efforts.

(Article publié le 8 mars et mis à jour le 14 mars à 14h30)

La mission, si le gouvernement l'accepte ? « Un salaire égal pour un travail de valeur égale. » Mission impossible, comme le dit la célèbre série télé ? Le principe est inscrit dans la loi, mais, dans la pratique, les femmes gagnent encore en moyenne 24% de moins que les hommes, tous postes confondus, en France. Partant de ce constat, la ministre du Travail Muriel Pénicaud, a annoncé en début d'année l'engagement du gouvernement d'agir pour le rattrapage salarial. D'ici à 2022, l'écart de 9% entre le salaire d'une femme et celui d'un homme, inexpliqué par les facteurs structurels, devra avoir disparu, conformément à la volonté d'Emmanuel Macron. Le président a décrété l'égalité entre les femmes et les hommes « grande cause nationale du quinquennat ».

Transparence

Pour atteindre cet objectif, la ministre du Travail va agir avec Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, qui a mené un tour de France des initiatives pour enrichir le plan d'action interministériel. Celui-ci devrait être présenté par le Premier ministre à la fin mars. Associations, collectivités, organismes et autres entités ont été mobilisés pour transmettre leurs recommandations au gouvernement.

Pour l'heure, certaines propositions sont partagées par plusieurs acteurs. À savoir : une grande campagne de communication contre les inégalités salariales, les comportements sexistes et la lutte des stéréotypes ; la transparence salariale - « Pourquoi pas ? Comme en Allemagne », a répondu Marlène Schiappa, interrogée après l'initiative de nos voisins d'outre-Rhin chez qui, depuis janvier, une femme peut demander à comparer sa fiche de paie avec six de ses homologues masculins - ; un renforcement des sanctions et des contrôles au sein des entreprises.

« La lutte contre l'égalité salariale doit être globale », répètent les organismes, associations et entreprises interrogés lors du Tour de France de l'égalité. Pour effacer les inégalités, il faut s'y prendre à leur origine, dès l'éducation, encore trop souvent porteuse de stéréotypes de sexes, mais aussi améliorer l'orientation des jeunes filles, donner aux femmes accès à des formations professionnelles, lutter contre le temps partiel subi. Il faut aussi ne pas pénaliser dans sa carrière une femme de retour de congé de maternité, défendre la mixité au sein des branches et lutter plus efficacement contre les violences sexistes et sexuelles au travail. Autant d'actions qui, si le gouvernement décide de les mener, doivent l'être conjointement.

Lire aussi : "La lutte pour l'égalité entre les femmes et les hommes doit être globale"

« Name and shame »

Si le projet de l'exécutif n'est pas encore achevé, l'idée n'est pas forcément de s'appuyer sur de nouvelles lois pour éradiquer les inégalités. Il existe en effet déjà un arsenal législatif important, mais il n'est pas forcément efficace car pas appliqué avec rigueur. Muriel Pénicaud avait expliqué au Journal du Dimanche (JDD), en janvier dernier:

« C'est dans les entreprises que la prise de conscience doit avoir lieu et que le rattrapage doit se faire [...] La valorisation des bons comportements comme la stigmatisation des mauvais comportements peuvent être aussi efficace que la norme. »

Le 25 janvier, le président de la République avait annoncé plusieurs mesures. Dans la continuité, Marlène Schiappa indique que les sanctions seront renforcées dans les entreprises ne respectant pas la loi et que, parallèlement, les « bonnes élèves » seraient récompensées. « J'assume le name and shame [littéralement, désigner et faire honte, ndlr] », avait redit la secrétaire d'État chargée à l'égalité entre les femmes et les hommes. À cet effet, elle a mis en place un système de classement des entreprises ne respectant pas la mixité. « On demande aux entreprises de s'engager. La France à une place de leader à prendre » dans ce domaine, estime-t-elle.

Si résorber les inégalités entre les femmes et les hommes relève d'un devoir moral, c'est aussi une responsabilité économique. Dans une période de reprise, réduire les inégalités salariales femmes-hommes serait bon tant pour les entreprises que pour le pays. D'après une étude de l'Organisation internationale du travail (OIT), le respect de l'égalité professionnelle pourrait faire grimper le PIB mondial de 3,9% d'ici à 2025. Réduire l'écart des taux d'activité entre les femmes et les hommes de 25% permettrait d'augmenter l'emploi mondial de 189 millions de postes (ou de 5,3%).

Arsenal législatif

En France, selon France Stratégie, le groupe de réflexion rattaché à Matignon, réduire les écarts de taux d'emploi et d'accès aux postes élevés permettrait un gain de 6,9 % du PIB, soit environ 150 milliards d'euros (sur la base du PIB français de 2015). La réduction des écarts se traduirait par une augmentation de 3 % de la population qui travaille, soit 608 000 postes supplémentaires. Il permettrait aussi une baisse de 0,5 % du PIB sur les dépenses des finances publiques et une hausse de 2 % du PIB sur ses recettes.

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Jean-Luc Mélenchon avait même estimé qu'en amenant le salaire des femmes au niveau de celui des hommes, le surcroît de cotisations sociales permettrait de payer la retraite à 60 ans pour quarante annuités.

Lire aussi : L'égalité salariale homme-femme suffirait-elle à financer la retraite à 60 ans ?

Un calcul difficilement vérifiable et inspiré d'une étude menée par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) en 2011. Celleci affirmait qu'en alignant les salaires des femmes sur ceux des hommes, la caisse dépenserait certes 13 milliards d'euros supplémentaires entre 2012 et 2050, mais elle recevrait en contrepartie 18,5 milliards d'euros de recettes supplémentaires. Soit un solde positif de 5,5 milliards. Mais, à horizon 2060, la mesure générerait davantage de dépenses que de ressources.

Aujourd'hui, pour résorber les inégalités salariales, tout un arsenal législatif existe déjà. Muriel Pénicaud, dans son entretien au JDD rappelait :

« L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, et la loi Roudy sur l'égalité a 35 ans. »

Dans le monde du travail, les entreprises de 50 à 299 salariés sont contraintes, depuis 2013, de négocier un accord collectif sur l'égalité professionnelle ou de mettre en place un plan d'action unilatéral. Or, aujourd'hui encore, à peine un peu plus de 60% d'entre elles ont respecté la loi. Si les entreprises sont encore trop peu nombreuses à l'avoir fait, c'est aussi parce que les pénalités financières restent rares : seules 157 sociétés ont été condamnées à verser une amende depuis 2013. Et même si l'entreprise a fait la démarche d'un accord ou d'un plan d'action, cela ne signifie pas forcément que la lutte pour les égalités salariales est plus efficace.

Lire aussi : "Tout ce qui pénalise les femmes dans les entreprises est devenu intolérable" Brigitte Grésy

Pour Sophie Pochic, directrice et chercheuse au CNRS, les entreprises, et notamment les PME, pas assez impliquées sur ces problématiques d'égalité femmeshommes, ont dû intégrer cette dimension alors même que les représentants du personnel et les RH y sont peu nombreux.

« Ces entreprises ressentent un risque de nonconformité et choisissent, par mimétisme finalement, de faire un copier-coller de la loi. On assiste à une standardisation avec des textes inadaptés et des notions non maîtrisées. »

Pis, pour la chercheuse, cela renforcerait une illusion de l'égalité.

« Sur le papier, accroché dans les locaux, c'est bien », encore faut-il que ce soit efficace.

Certes, certaines entreprises ont pris de l'avance et se sont réellement engagées sur la question, mais cela crée ainsi une égalité à deux vitesses avec des politiques qui diffèrent selon la taille et la volonté de l'entreprise. Cela n'est, semble-t-il, pas suffisant pour réellement éradiquer les inégalités. L'avenir dira si, avec son plan d'action, le gouvernement arrivera à remplir le fort ambitieux (mais nécessaire) objectif. Pour Emmanuel Macron, rendez-vous en 2022.

> Pour aller plus loin, lire notre dossier complet : Quelle place pour les femmes dans l'économie ?

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Les inégalités salariales en chiffres

  • Selon un rapport du Forum économique mondial, l'égalité des salaires entre les femmes et les hommes ne sera pas atteinte avant 217 ans... soit en 2234 !
  • 61,4% des entreprises disposent aujourd'hui d'un accord collectif ou d'un plan unilatéral sur l'égalité, alors que depuis 2013 c'est obligatoire.
  • 60% des 50 premières branches ne disposent pas d'accord valide, et 34 % des entreprises de moins de 299 salariés en ont signé un.
  • 82,5% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. À poste de valeur égale, une femme gagne 9% de moins qu'un homme. La ministre du Travail entend supprimer cet écart d'ici à la fin du quinquennat.
  • Le salaire mensuel net moyen en France est de 1.962 euros pour les femmes, tandis qu'il est de 2.410 euros pour les hommes.
  • 1 salariée sur 2 a déjà eu le sentiment qu'être une femme a constitué un frein dans sa carrière professionnelle.
  • Aujourd'hui, 42% des femmes sont cadres.
  • En 2014, les responsables du G20 se sont engagés à réduire de 25% d'ici à 2025 l'écart entre le taux d'activité des femmes et celui des hommes. Par conséquent, le PIB mondial augmenterait de 3,9% en 2025.

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Commentaires
a écrit le 14/03/2018 à 14:53 :
Il y a des raisons et pas toutes sexistes , aussi il serait juste et ce dans un premier
temps d octroyer à toutes les retraitées un bonus de 10% , pour seulement celles qui n arrivent pas à 1580 e pars mois .
Qui deviendrait un plafond de régulation des injustices .
a écrit le 09/03/2018 à 11:10 :
avec de la poudre de perlin-pinpin
a écrit le 09/03/2018 à 5:35 :
J'ai besoin de quelqu'un pour un peu de manutention et de gestion du stock de mon Ese. Je lis le code du travail et l'art R4541-9 me dit qu'un employé peut porter plus qu'une employée. Pour le même prix, mon choix est fait.
a écrit le 09/03/2018 à 4:58 :
Le produit des sanctions ira dans les caisses de l'Etat et non pas dans un fonds d'indemnisation corrigeant les inégalités salariales constatées, j'ai eu peur !
a écrit le 08/03/2018 à 20:21 :
Avec le vieillissement accéléré de la population mondiale dans les pays développés et encore davantage dans les pays avec une immigration très faible (Chine, Japon et les pays arabes, par exemple) la croissance mondiale ne pourra se maintenir dans les prochaines décennies qu'avec :
1) une embauche massive de femmes à tous les niveaux hiérarchiques;
2) une accélération de la parité salariale entre les homme et les femmes.

Et ça demande impérativement des changements culturels majeurs dans le schéma mental de centaines de millions d'individus, autant qu'avec les décisions que les humains auront à prendre sous peu en matière d'environnement, d'eau potable, la faim dans le monde, de la gestion des déchets, des espèces en voie de disparition et des changements climatiques.

Est-ce que l'être humain est assez conscient, intelligent et progressiste pour envisager d'être autre chose qu'un mammifère primaire qui ne nous baragouine quelques mots incompréhensibles parce qu'il n'est pas dans un enclos insalubre dans un zoo ?!
a écrit le 08/03/2018 à 20:06 :
Donc les avantages de retraite (bonification pour enfants) des femmes vont être supprimés ou appliqués aussi aux hommes?
Réponse de le 14/03/2018 à 16:07 :
Les femmes gagnent-elles moins sachant qu'elles profite statistiquement d'une retraite beaucoup plus longue ? Et avec les objectifs personnalisés, il n'existe plus de postes identiques. Comment alors comparer les salaires, d'autant plus qu'ils ne sont pas publiés ?
a écrit le 08/03/2018 à 19:04 :
Avant de parler d'égalité qui est dans notre société plus un concept qu'une réalité...😁 pourquoi ne pas d'abord parler de respect de l'individu au travail? Le reste va ensuite de soi, non? 😎
Réponse de le 09/03/2018 à 5:02 :
L'égalité est un concept...socialiste, s'il est ancré dans notre société... c'est qu'elle est socialiste. Il faut d'abord changer cette société socialiste et chacun redeviendra responsable de son destin.... et de sa négociation salariale par voie de conséquence
a écrit le 08/03/2018 à 18:13 :
Ca va La Tribune? vous avez la conscience tranquille en vous vautrant dans le marxisme culturel; et vous pensez sérieusement que les gens vont gober cette utopie gnostique de l'indifférenciation à base d'assertions pseudo-scientifiques invérifiables? décidément journalisme et subventions ne font pas bon ménage!
Réponse de le 09/03/2018 à 5:03 :
Il y a pire, la presse est détenue par des grandes entreprises proches des pouvoirs politiques donc à la botte
a écrit le 08/03/2018 à 17:54 :
Attention, quand on parle d’égalité, il faut, à mon avis, réfléchir un peu plus que ce que l’on fait habituellement.
Par exemple, bien que l’égalité homme-femme dans les entreprises soit encore loin d’être acquise pour les postes à responsabilité, on peut constater dans la fonction publique, où les choses sont plus avancées, qu’à cause du battage médiatique en vigueur, les femmes qui postulent pour ce genre de postes sont systématiquement préférées aux hommes et ce à compétences égales. Certains diront qu’il faut rattraper le retard mais il s’agit bel et bien là d’une injustice qui ne devrait pas exister si l’on se disait que l’on ne doit pas rattraper le retard n’importe comment.
Autre exemple : puisque l’espérance de vie est de 79,4 ans pour les hommes et 85,4 pour les femmes, il faudrait instaurer, pour les hommes, une baisse de leurs cotisations vieillesse (environ 25 %) ou qu’il leur soit permis de partir à la retraite 6 ans plus tôt (56 ans) ou encore qu’ils puissent obtenir un taux plein avec moins de trimestres. Car 6 ans de vie en moins, quand on se targue de vouloir atteindre l’égalité, n’est pas une chose à prendre à la légère (durée moyenne retraite homme : 17 ans – durée moyenne retraite femme : 23 ans).
Qu’en pensez-vous ?
a écrit le 08/03/2018 à 17:52 :
"En France, selon France Stratégie, le groupe de réflexion rattaché à Matignon, réduire les écarts de taux d'emploi et d'accès aux postes élevés permettrait un gain de 6,9 % du PIB ..."

Bah voyons ... Et les actionnaires vont s'asseoir dessus peut-être ... Sans remettre en question la nécessité de revoir le salaire des femmes, je doute que l'augmenter développe l'économie. Cela fournira - et fourni déjà - une bonne raison au management pour limiter les augmentations générales et individuelles. Penser le contraire est méconnaitre totalement le fonctionnement d'une entreprise et la gestion des relations avec l'actionnaire.

Sauf à penser que la femme aura plus tendance à dépenser que l'homme ... Mais je n'ose le croire cela signifierait que c'est une loi économique et non sociétale.
a écrit le 08/03/2018 à 14:27 :
Le débat est faux au départ : Considérer qu'à travail égal hommes et femmes doivent être payés pareil c 'est superbe sauf que hors considération de genre , il est déjà avéré que les hommes entre eux à travail égal ne sont pas payés pareils.... comment ne traiter le problème que pour les femmes et l'ignorer pour les hommes entre eux ou les femmes entre elles .
Si vous avez évolué dans la même entreprise il y a de fortes chances par exemple que vous soyez payé moins que quelqu'un recruté de l'extérieur plus récemment ( loi du marché)....ce n'est pas un problème de genre ! c 'est comme cela quel que soit le sexe, l'entreprise et le secteur d'activité .
Quid des avantages en nature , quid des intéressements ?; quid des gens recrutés sur la holding et donc sans comparaisons possibles avec ceux présents dans les filiales .... Comment traitent on ces sujet?
Tous les ans à la même date le même bla bla insupportable ....d'ici à 2022 pour ne pas avoir à le faire de suite puisque c 'est impossible .
a écrit le 08/03/2018 à 14:26 :
Le débat est faux au départ : Considérer qu'à travail égal hommes et femmes doivent être payés pareil c 'est superbe sauf que hors considération de genre , il est déjà avéré que les hommes entre eux à travail égal ne sont pas payés pareils.... comment ne traiter le problème que pour les femmes et l'ignorer pour les hommes entre eux ou les femmes entre elles .
Si vous avez évolué dans la même entreprise il y a de fortes chances par exemple que vous soyez payé moins que quelqu'un recruté de l'extérieur plus récemment ( loi du marché)....ce n'est pas un problème de genre ! c 'est comme cela quel que soit le sexe, l'entreprise et le secteur d'activité .
Quid des avantages en nature , quid des intéressements ?; quid des gens recrutés sur la holding et donc sans comparaisons possibles avec ceux présents dans les filiales .... Comment traitent on ces sujet?
Tous les ans à la même date le même bla bla insupportable ....d'ici à 2022 pour ne pas avoir à le faire de suite puisque c 'est impossible .
Réponse de le 08/03/2018 à 18:11 :
Merci. Enfin quelqu'un qui parle des réalités en entreprise...
Réponse de le 08/03/2018 à 22:22 :
Aussi bizarre et incongru que cela puisse paraître, je m’intéresse davantage aux connaissances, aux capacités et aux compétences des personnes qui ont à exercer un métier concret que plutôt de poser le regard sur certaines autres considérations qui me semblent révolues, superficielles et du moins rétrogrades... on s'en fou des idioties parlementaires... sommes-nous au 20è siècle ou devrions-nous regarder le 21è ou le 22è siècle comme d'un avenir presque prometteur pour nous en convaincre... l'être humain est-il une coquille sans noix ou une noix sans intelligence ?!
a écrit le 08/03/2018 à 13:49 :
A la sauce Macron qui consiste à tout lisser par le bas, on risque de demander aux hommes de reduire leur salaire pour atteindre l'égalité hommes - femmes !!!
a écrit le 08/03/2018 à 12:46 :
Ces statistiques ne seront pas fiables tant qu'elles ne seront pas ajustées de l'effet de la maternité sur les perspectives des femmes en entreprise : une mère ayant plusieurs enfants, pouvant cumuler au cours de ses grossesses plus d'une année de congés maternité, perdant à ce moment là des opportunités de progression, étant forçée à son retour de changer de poste, ne pouvant pas capitaliser sur son expérience, cela se traduit forçément sur la carrière des femmes. On n'obtiendra l'égalité des rémunérations que le jour où les hommes seront capables d'avoir des enfants, ou a minima qu'ils dédieront au moins autant de temps que leurs épouses à la famille et au bien-être du foyer au détriment de leur vie professionnelle. C'est pas pour tout de suite.
a écrit le 08/03/2018 à 12:28 :
la retraite la même chose 300 euros de plus pour les hommes ; les femmes rien a changé toujours des paroles ; !!!!!!
a écrit le 08/03/2018 à 12:23 :
A salaire égal les femmes seraient beaucoup moins compétitives que les hommes, ce qui ne faciliterait pas leur accès à l'emploi. Les entreprises font déjà des efforts pour embaucher les femmes,mais leur raison d'être n'est pas de faire de la charité.
a écrit le 08/03/2018 à 11:55 :
Stupides patrons !!!!!!!!!
Si à efficacité égale les femmes sont moins chères, il faut virer les hommes pour les remplacer par des femmes.
Que font les costs killers?
D'autant plus étrange que la fonction RH est très féminisée... faudrait il remplacer les femmes aux postes RH par des hommes pour que ceux ci emploient des femmes moins chères et aussi efficaces que des hommes ?
Réponse de le 08/03/2018 à 12:49 :
"stupides patrons"
la teneur de la première ligne nous permet de faire l'économie de lire le reste de votre message.
Réponse de le 08/03/2018 à 16:43 :
"Que font les costs killers?"

En parlant de ça, à regarder ce soir envoyé spécial sur France 2 .
a écrit le 08/03/2018 à 10:51 :
Yahoo, areva...donnons leur toute les entreprise pour qu elles puissent jouer avec.
a écrit le 08/03/2018 à 10:50 :
Donnons leur tous le pouvoir...la garde des enfants à 90%...la pension pour elle même si elle retrouve un travail et un homme...etc...l égalité vous avez dit...
a écrit le 08/03/2018 à 10:19 :
Utopique car les femmes sont plus précarisées que les hommes. Elles supportent souvent les contraintes des sorties d'écoles et de gardes d'enfants. Bref, le patron se repose sur le peu d'ancienneté, le caractère CDD précaire et donc tu n'as ni la même prime voir pas du tout, ni le même salaire donc impossible si l'Etat ne règle pas le problème épineu des enfants et de la vie professionnel (horaires variés et demande de grande disponibilité) ainsi que le recours massif aux CDD et la destruction d'emplois...
Réponse de le 08/03/2018 à 15:52 :
je suis 100% d'accord avec vous!
a écrit le 08/03/2018 à 9:27 :
"Le gouvernement prévoit une multiplication par quatre des contrôles de l’inspection du travail afin d’aboutir au chiffre de sept mille par an pour vérifier la mise en œuvre de la mesure".

Il existe aujourd'hui 2300 agents de contrôles de l'inspection du travail en France (inspecteurs et contrôleurs), qui ont en charge le contrôle de 1,8 millions d'entreprises et des conditions de travail de 18 millions de salariés.

2014 :Le projet Sapin prévoit la disparition progressive des contrôleurs du travail (qui contrôlent actuellement les entreprises de moins de 50 salariés) pour ne laisser subsister que des inspecteurs du travail. Mais seuls 500 postes de contrôleurs en trois ans (sur 1500 actuellement) seront transformés. Quid des 1000 postes restants ? Silence radio. Sans compter les baisses d'effectifs programmés dans le cadre de l'austérité budgétaire généralisée, qui s'applique également au ministère du travail. C'est donc à une véritable hémorragie que va conduire le projet Sapin, au détriment du respect des droits de salariés, de l’exercice des missions de contrôle, de leur nombre et des conditions de travail des agents de l'inspection du travail... qui verront leur charge de travail augmenter mécaniquement.
a écrit le 08/03/2018 à 9:06 :
pas pour demain . il faut etre exemplaire. lu sur médiapart user de la diplomatie pour des membres de sa famille ne va pas dans le bon sens !! apres moulte affaires et rumeurs
a écrit le 08/03/2018 à 8:54 :
Un peu de concret :

Loi travail :

Avant :
La loi impose la conclusion d’un accord ou d’un plan d’action unilatéral de l’employeur sur l’égalité F/H. La loi définit également les thèmes que doit contenir l’accord et le plan d’action, ainsi que les données chiffrées sur lesquels il doit s’appuyer. Lorsque ces dispositions ne sont pas respectées, l’entreprise peut être sanctionnée d’une amende par l’inspection du travail. Cette sanction, bien que trop peu appliquée, a permis à ce que 40% des entreprises mettent en place un accord ou un plan d’action pour l’égalité F/H.

Depuis janvier:
Les ordonnances permettraient par accord d’entreprise de modifier le thème, le contenu et la périodicité des négociations, dans une limite de 4 ans. La négociation sur l’égalité F/H pourra être organisée avec un contenu à la carte une fois tous les 4 ans…voire pas du tout, sans que les entreprises ne soient sanctionnées…Alors que les écarts de salaires représentent toujours 26%, avec une telle disposition, ce n’est pas près de s’améliorer !
a écrit le 08/03/2018 à 8:52 :
Un peu de concret :

Loi travail :

Avant :
Le congé maternité en France est un des plus courts d’Europe – 16 semaines contre 18 semaines recommandées par l’Organisation Internationale du Travail -. La loi prévoit seulement le droit pour les femmes enceintes de demander un aménagement de poste. La protection des femmes enceintes est donc très souvent améliorée par les conventions collectives de branche.
Par exemple, la convention collective SYNTEC prévoit 20 minutes d’allègement horaire par jour pour les femmes enceintes.
La convention collective des banques prévoit 45 jours de congé maternité supplémentaires, pris à charge à 100% par l’employeur.

Depuis janvier:
Ces protections sont renvoyées à l’accord d’entreprise et risquent de disparaitre, notamment dans les plus petites, dans lesquelles les femmes sont pourtant majoritaires.
a écrit le 08/03/2018 à 8:47 :
Un peu de concret :

Loi travail :

Avant : Lorsqu’un employeur licencie un-e salarié-e en raison de son sexe, de son activité syndicale ou de sa religion, dans la pratique les juges condamnent souvent à payer 12 mois de salaires. De même pour des licenciements de salarié-es victimes ou témoins de harcèlement sexuel ou moral.

Depuis janvier :
Le plancher minimum de condamnation est divisé par deux et représentera seulement 6 mois de salaires. Le message est simple : les licenciements de salarié-es enceintes, de délégué-es syndicaux ou encore de salarié-es victimes ou témoin de violences ou de harcèlement c’est permis ! Les femmes et les militant-es syndicaux seront les premier-es pénalisé-es par ces dispositions.

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