Israël « prépare une réponse » à l'attaque massive de l'Iran
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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
ABIR SULTAN/Pool via REUTERS
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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
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[Article publié le 5 octobre 2024 à 10h59, mis à jour à 14h13] Israël fourbit ses armes après l'attaque massive de l'Iran, qui a lancé mardi environ 200 missiles sur le territoire israélien. « L'armée israélienne prépare une réponse à l'attaque iranienne illégale et sans précédent contre des civils israéliens et Israël », a déclaré ce samedi à l'AFP un responsable militaire israélien, sous couvert d'anonymat. Il n'a donné aucune précision sur la nature ou le moment de la riposte.
Le quotidien israélien de gauche Haaretz, citant l'armée, a indiqué que la riposte d'Israël serait « significative ». L'armée israélienne « se prépare à une frappe importante en Iran à la suite de l'attaque de missiles lancée cette semaine par Téhéran », a ajouté le journal. Et il souligne que « l'armée n'exclut pas la possibilité que l'Iran lance à nouveau des missiles sur le territoire israélien après l'attaque israélienne ».
Vendredi, Joe Biden a déconseillé Israël de s'en prendre aux sites pétroliers iraniens. « Si j'étais à leur place, j'envisagerais d'autres options que frapper des champs de pétrole » en Iran, a déclaré le président américain lors d'une intervention surprise devant la presse à la Maison Blanche.
Les Israéliens, a-t-il poursuivi, « n'ont pas déterminé ce qu'ils allaient faire » après le lancement massif de missiles contre Israël par l'Iran mardi. Le président américain était invité à expliciter ses commentaires de la veille sur des discussions entre Washington et Israël sur la possibilité de telles frappes.
Son prédécesseur Donald Trump, candidat à l'élection présidentielle du 5 novembre, a au contraire affirmé vendredi qu'Israël devrait « frapper » les installations nucléaires iraniennes. S'exprimant en Caroline du Nord, l'ancien président a évoqué une question posée à Joe Biden en milieu de semaine sur la possibilité qu'Israël vise des installations nucléaires iraniennes.
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Le républicain s'était jusqu'ici montré particulièrement silencieux sur le récent embrasement au Proche-Orient. Il a simplement publié un communiqué cinglant en début de semaine, tenant Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris, sa rivale à la présidentielle, pour responsables de l'explosion des tensions.
Le président Biden s'apprête à quitter le pouvoir dans un contexte de crise, avec une situation explosive au Moyen-Orient. Vendredi, le dirigeant démocrate a répété qu'il faisait tout pour éviter une guerre totale dans la région, où Israël mène des frappes au Liban contre le Hezbollah pro-iranien.
« Quand on a des groupes (pro-iraniens) aussi irrationnels que le Hezbollah et les (rebelles yéménites) houthis, les choses sont difficiles », a déclaré le président américain.
Joe Biden n'a pas caché son irritation envers Benjamin Netanyahu, avec lequel les relations laissent à désirer alors que les Etats-Unis tentent de cadrer la réponse dévastatrice d'Israël à l'attaque meurtrière du Hamas du 7 octobre. Le Premier ministre israélien a constamment ignoré les appels américains à la retenue, au Liban et à Gaza, où plus de 41.000 Palestiniens ont péri dans les représailles israéliennes.
Le président américain a botté en touche comme on lui demandait s'il estimait que le Premier ministre israélien renâclait à un accord de paix pour tenter de peser sur l'issue de la présidentielle américaine.
« Aucune administration n'a aidé Israël autant que je l'ai fait. Aucune, aucune, aucune. Et je pense que Bibi (le surnom de Benjamin Netanyahu) devrait s'en rappeler », a-t-il martelé depuis la Maison Blanche. « Quant à savoir s'il essaye d'avoir une influence sur l'élection, je ne sais pas, mais je ne compte pas la dessus ».
S'il ne lui a pas parlé personnellement depuis l'attaque iranienne, les deux pays sont en « contact constant », a-t-il également dit. « Ils ne vont pas prendre une décision immédiatement alors on va attendre de voir quand ils voudront parler ».
Benjamin Netanyahu a prévenu que l'Iran allait essuyer des représailles sévères aux tirs d'environ 200 missiles iraniens contre Israël mardi. Téhéran affirme que cette attaque était motivée par l'assassinat par Israël de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah.
Le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, a prévenu vendredi que ses alliés, principalement le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, poursuivraient le combat contre Israël. Les alliés de l'Iran « ne reculeront pas », a lancé l'ayatollah Khamenei dans une grande mosquée de Téhéran, dans un rare discours à l'occasion de la prière hebdomadaire, après l'attaque de missiles lancée mardi par l'Iran contre Israël.
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Pour rappel, le groupe pro-iranien, affirmant agir pour soutenir Gaza, s'est mis à tirer des roquettes contre Israël dans la foulée de l'attaque du Hamas du 7 octobre sur le sol israélien, qui a fait plus de 1.200 morts.
(Avec AFP)
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