L'Iran tire 180 missiles vers Israël
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Le 13 avril, en riposte à une frappe meurtrière imputée à Israël sur le consulat iranien à Damas, l'Iran avait déjà tiré vers Israël quelque 350 drones explosifs et missiles.
Jim Urquhart
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Le 13 avril, en riposte à une frappe meurtrière imputée à Israël sur le consulat iranien à Damas, l'Iran avait déjà tiré vers Israël quelque 350 drones explosifs et missiles.
Jim Urquhart
[Article publié le mardi 1er octobre 2024 à 20h06 et mis à jour à 21h02] La tension monte encore d'un cran dans la région. L'Iran a tiré ce mardi 180 missiles sur Israël où les sirènes d'alerte ont retenti dans l'ensemble du territoire, après que l'armée a appelé la population à se préparer à une attaque « à grande échelle ».
L'armée israélienne a tout de suite répliqué en tirant des missiles d'interception au-dessus de Jérusalem. Des dizaines de détonations ont été entendues et des explosions étaient visibles dans le ciel. Deux blessés légers sont à déplorer.
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Cette attaque imminente avait déjà été anticipée par Israël et les États-Unis. En effet, « les tirs en provenance d'Iran pourraient être à grande échelle » avait prévenu auparavant Daniel Hagari, le porte-parole de l'armée. En cas d'attaque, l'armée « est prête à se défendre et à attaquer », avait-il dit. « Les Etats-Unis ont des indications selon lesquelles l'Iran se prépare à lancer une attaque imminente par missile balistique » contre Israël, avait également déclaré un responsable américain quelques heures plus tôt à l'AFP. Une telle attaque « entraînerait de graves conséquences » pour l'Iran.
Israël a indiqué à la suite de l'attaque qu'il ripostera contre le pays mardi :
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le Liban tire sur Israël. Le 13 avril, en riposte à une frappe meurtrière imputée à Israël sur le consulat iranien à Damas, l'Iran a tiré vers Israël quelque 350 drones explosifs et missiles, la première attaque directe du genre, et qui a blessé une fille bédouine. La plupart des missiles ont été interceptés par Israël avec l'aide de pays étrangers, surtout les Etats-Unis.
Mais cette dernière attaque iranienne n'est pas anodine puisqu'elle survient le jour où Israël a annoncé des opérations militaires au sol dans le sud du Liban contre le Hezbollah, un allié de l'Iran, ennemi juré d'Israël, et quatre jours après l'assassinat du chef du mouvement libanais Hassan Nasrallah, dans un raid israélien près de Beyrouth.
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Le guide suprême iranien Ali Khamenei a affirmé que la mort de Hassan Nasrallah « ne sera pas vaine » et le premier vice-président iranien Mohammad Reza Aref a averti qu'elle entraînerait la « destruction » d'Israël.
Dans le sud du Liban, un fief du Hezbollah, l'ampleur des opérations terrestres israéliennes n'était pas connue dans l'immédiat. La Force intérimaire de l'ONU au Liban, déployée à la frontière avec Israël, a assuré ne pas avoir détecté d'incursion israélienne. L'armée libanaise et le Hezbollah ont également nié une telle incursion.
Selon un responsable israélien, il s'agit de « raids localisés d'une ampleur très limitée », destinés à « éloigner les menaces contre les communautés civiles du nord d'Israël », frontalier du sud du Liban et cible des tirs du Hezbollah. L'armée israélienne a en tout cas appelé les habitants de 27 localités du sud du Liban à les évacuer. Selon le site américain Axios, citant des responsables israéliens, l'opération au sol n'a « pas pour but d'occuper le sud du Liban », d'où Israël s'était retiré en 2000 après 22 ans d'occupation.
Outre les opérations au sol, l'armée de l'air israélienne a mené des frappes près de Beyrouth et d'autres meurtrières dans le sud du Liban. Le Hezbollah, lui, a dit avoir tiré des roquettes vers une base près de Tel-Aviv (centre) et le nord d'Israël.
Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien au Hamas, au lendemain du début de la guerre à Gaza déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement palestinien le 7 octobre 2023 contre Israël. Depuis, des localités à la frontière israélo-libanaise ont été prises dans un engrenage de violences transfrontalières, avant une intensification des frappes israéliennes mi-septembre contre le Hezbollah, avec l'objectif de faire cesser les tirs de ce mouvement et permettre le retour de dizaines de milliers d'habitants dans le nord d'Israël.
Au Liban, plus de mille personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé, depuis les explosions des appareils de transmission du Hezbollah, les 16 et 17 septembre, attribuées à Israël, et le début des bombardements massifs qui ont visé les bastions du Hezbollah à partir du 23 septembre.Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées au Liban.
Face à l'escalade, plusieurs compagnies aériennes ont prolongé la suspension de leurs vols vers Beyrouth et Tel-Aviv, et plusieurs pays ont organisé des évacuations de leurs ressortissants résidant au Liban. Ce dernier a également annoncé la fermeture de son espace aérien et la suspension du trafic aérien pour au moins deux heures. Le trafic a été totalement interrompu à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.
De leurs côtés, les Etats-Unis sont prêts à apporter un « soutien défensif supplémentaire » à Israël après les tirs de missiles iraniens. « Nos forces restent en position pour fournir un soutien défensif supplémentaire et protéger les forces américaines déployées dans la région », a déclaré un responsable de la défense américaine mardi. Ils ont d'ailleurs participé à la « défense contre les missiles tirés de l'Iran contre Israël », a-t-il complété.
Les factions armées irakiennes pro-Iran ont alors prévenu que les bases et les intérêts américains en Irak et au Moyen-Orient seraient « une cible » en cas d'attaque contre l'Iran. « Si les Américains s'engagent dans une action hostile contre l'Iran ou si l'ennemi sioniste utilise l'espace aérien irakien pour bombarder le territoire iranien, toutes les bases et tous les intérêts américains en Irak et dans la région seront une cible pour nous », a déclaré l'Organe de coordination de la « Résistance irakienne ».
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a, lui, salué mardi l'attaque et assuré qu'il s'agissait d'une « vengeance » après les assassinats par Israël du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh et du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah.
En France, le Premier ministre Michel Barnier s'est inquiété ce soir devant l'Assemblée nationale d'une « escalade » au Proche-Orient et du « conflit direct qui semble être engagé » entre l'Iran et Israël, jugeant la situation « extrêmement sérieuse ». Il devait rejoindre ensuite un Conseil de défense et de sécurité nationale autour d'Emmanuel Macron à l'Elysée.
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Dans le même temps, quatre personnes ont été tuées et sept autres blessées mardi à Tel-Aviv dans un attentat à l'arme automatique perpétré par deux tireurs, qui ont été « neutralisés », a indiqué la police israélienne après avoir fait état initialement de sept blessés.
Selon des images de caméras de surveillance diffusées par la télévision israélienne, les deux tireurs ont ouvert le feu en descendant d'un tram à l'arrêt de Sdérot-Yéroushalaïm, dans le quartier de Jaffa. « Les deux terroristes ont été neutralisés sur place », indique la police dans un communiqué.
(Avec AFP)
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