Iran : Massoud Pezeshkian remporte les élections présidentielles face à l'ultraconservateur Saïd Jalili
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C'est une petite révolution en Iran. Le réformateur Massoud Pezeshkian, un député de 69 ans qui plaide pour une ouverture de l'Iran vers l'Occident, a remporté ce samedi le second tour de la présidentielle, devant l'ultraconservateur Saïd Jalili. A l'issue du second tour du scrutin vendredi, M. Pezeshkian a recueilli plus de 16 millions de votes contre plus de 13 millions à son adversaire, selon des résultats préliminaires des autorités électorales avec un taux de participation établi à 49,8%.
Le vainqueur de la présidentielle s'est de suite exprimé sur X après sa victoire :
M. Pezeshkian se dit est en faveur de « relations constructives » avec les Etats-Unis, ennemi de la République islamique d'Iran, et les pays européens afin de sortir le pays de son « isolement ». Mais le président iranien a des pouvoirs restreints: il est chargé d'appliquer, à la tête du gouvernement, les grandes lignes politiques fixées par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui est le chef de l'Etat.
Organisée à la hâte après le décès du président ultraconservateur Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère en mai dernier, la présidentielle s'est tenue dans un contexte de mécontentement populaire face à l'état de l'économie frappée par des sanctions internationales.
L'ancien président Raïssi, qui avait le titre d'ayatollah, présidait la République islamique depuis près de trois ans. Considéré comme un ultraconservateur, il avait été élu le 18 juin 2021 dès le premier tour d'un scrutin marqué par une abstention record pour une présidentielle et l'absence de concurrents de poids. Toujours coiffé de son turban noir et vêtu d'un long manteau de religieux, il avait succédé au modéré Hassan Rohani, qui l'avait battu à la présidentielle de 2017.
Il était considéré comme l'un des favoris pour succéder au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, âgé de 85 ans.
Après sa mort soudaine, l'ayatollah Ali Khameneil avait désigné le vice-président Mohammad Mokhber comme président par intérim du pays. « Conformément à l'article 131 de la Constitution, M. Mokhbar est chargé de diriger le pouvoir exécutif » et il doit, en concertation avec les chefs des pouvoirs législatif et judiciaire, organiser « l'élection d'un nouveau président dans un délai maximum de 50 jours », avait indiqué le chef de l'Etat dans un communiqué.
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Après l'élection, le président russe Vladimir Poutine a adressé ses « félicitations sincères » au nouveau président iranien dans un communiqué du Kremlin.
Pays alliés lourdement sanctionnés par les Occidentaux, la Russie et l'Iran « coordonnent leurs efforts de manière efficace pour résoudre les questions d'actualité internationale », a-t-il fait valoir, ajoutant par la suite :
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« J'espère que votre activité au poste de président va contribuer à un renforcement ultérieur d'une coopération bilatérale constructive tous azimuts pour le bien de nos peuples amicaux. »
(Avec AFP)
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