L'économie chinoise inquiète (encore) le FMI

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Le numéro deux du Fonds monétaire international (FMI), David Lipton est formel : la Chine doit se réformer rapidement car son économie affiche des vulnérabilités croissantes et possède moins d'amortisseurs pour faire face à des chocs. "Les perspectives à court terme sont meilleures grâce à un récent soutien politique", a-t-il déclaré.
L'économie chinoise a enregistré l'an dernier sa croissance la plus faible depuis 25 ans (6,9%) en raison d'un affaiblissement de la demande tant intérieure qu'extérieure, d'un ralentissement de l'investissement et de surcapacités dans des industries de base comme la sidérurgie.
Les efforts répétés du gouvernement pour relancer l'activité et atteindre les objectifs de croissance font monter les niveaux d'endettement du pays, suscitant des inquiétudes sur la santé du système bancaire. Le montant des créances douteuses des banques chinoises est à son niveau le plus élevé depuis 11 ans.
"Le niveau d'endettement des entreprises est élevé et augmente rapidement, même s'il est toujours gérable", a déclaré premier directeur général adjoint de l'institution, reprenant des propos déjà tenus samedi à Shenzhen.
La Chine, a-t-il estimé, a besoin d'un plan global de réforme et de mesures concrètes, notamment pour ses entreprises publiques, afin d'éviter de graves problèmes par la suite. Le pays doit également réformer son système fiscal pour le rendre plus progressif et développer la sécurité sociale, a-t-il dit.
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Le FMI demande en outre l'instauration d'une taxe carbone afin de réduire la pollution de l'air et prévenir 4 à 5 millions de décès prématurés à l'horizon de 2030. L'organisation internationale a une prévision de croissance d'environ 6% pour la Chine en 2017 alors que Pékin table sur au moins 6,5% sur les cinq prochaines années.
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David Lipton s'est par ailleurs félicité que le taux de change du yuan soit devenu "plus souple et davantage dépendant du marché" après le choc causé l'été dernier par la dévaluation surprise de la monnaie chinoise. Le FMI souhaite que la Chine se donne pour objectif d'établir un taux de change entièrement flottant d'ici deux ans.
(Avec Reuters)
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