L'Europe menacée d'un choc pétrolier d'une ampleur similaire à ceux des années 1970
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... ains économistes, qui pointent le risque d'une récession en Europe si les tensions devaient s'amplifier. Explications.
Joe Biden, le président des Etats-Unis, a annoncé mardi l'interdiction d'importer du pétrole et du gaz russes, justifiée par la volonté de ne plus financer, indirectement, l'invasion militaire russe en Ukraine. Elle est effective dès ce jour. Dans la foulée, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a également indiqué que le Royaume-Uni bannissait l'or noir russe mais laissera jusqu'à la fin de l'année aux acteurs concernés pour trouver des fournisseurs alternatifs. Quant aux Européens qui sont eux plus dépendants - ils représentent 60% des exportations de pétrole russe -, ils doivent se réunir jeudi et vendredi pour statuer sur leur position. Du côté du marché, peu après l'annonce du président des Etats-Unis, le prix du baril de Brent, référence européenne, progressait de 7,48%, à 132,43 dollars. Celui du baril de WTI, référence américaine, gagnait 7,44%, à 128,15 dollars.
La décision américaine ne sera pas sans conséquence. La Russie est le premier exportateur mondial de pétrole et de gaz naturel. Si le secteur de l'énergie avait jusqu'à présent été épargné par les sanctions occidentales, cela n'avait pas empêché les prix de l'énergie de flamber, l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe venant après une crise énergétique en Europe. Sur un an, le prix du pétrole brut a bondi de quelque 100%. Et mardi matin, à Moscou, le vice-Premier ministre Alexandre Novak a menacé de fermer le robinet du gazoduc Nord Stream 1 qui alimente l'Allemagne et a prédit que le prix du baril de pétrole atteindrait 300 dollars en cas de sanctions.
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Aussi, même s'ils ne semblent pas prêts à prendre une mesure aussi radicale que leurs homologues anglo-saxons, les pays de l'Union européenne (UE) entendent réduire eux aussi rapidement leur exposition. Un plan présenté mardi par la Commission européenne juge possible par exemple une réduction des deux-tiers des importations de gaz russe dès cette année et leur fin "bien avant 2030".
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