Pour remplacer le pétrole russe, les Etats-Unis se tournent vers... le Venezuela
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C'est le New York Times qui l'a révélé dimanche, une délégation d'officiels de haut rang de l'administration Biden s'est rendue à Caracas (Venezuela) pour négocier la levée des sanctions économiques imposées à la république bolivarienne, notamment les restrictions imposées par l'administration Trump en 2019 sur les exportations pétrolières.
Le président vénézuélien, Nicolàs Maduro, a confirmé la réunion lundi soir, la qualifiant de "respectueuse, cordiale et diplomatique", sans entrer dans le détail des questions abordées.
"Il m'a paru important de pouvoir discuter en face à face des questions d'un grand intérêt pour le Venezuela", a-t-il poursuivi. "Je réaffirme, comme je l'ai dit à la délégation, toute notre volonté, par la diplomatie, le respect, et le maximum de ce qu'il y a de mieux dans le monde, de pouvoir faire avancer un agenda qui permette le bien-être et la paix des peuples de notre hémisphère, de notre région".
La Maison Blanche a confirmé la rencontre lundi, soulignant que les discussions avaient porté notamment sur "la sécurité énergétique" américaine alors que le Venezuela exportait presque toute sa production vers les Etats-Unis avant la rupture avec Washington.
Une démarche motivée par les appels croissants - notamment du ministre ukrainien des Affaires étrangères - à cesser toute importation d'hydrocarbures russes pour isoler davantage Moscou. En réalité, ces discussions ont débuté depuis quelques mois, notamment pour rétablir le dialogue entre le régime de Nicolàs Maduro et son opposition en vue de la tenue de l'élection présidentielle de 2024, ainsi que pour négocier un échange de prisonniers.
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Toutefois, c'est une ironie de l'histoire qui conduit Washington à se tourner vers la république bolivarienne, sa bête noire sur le continent sud-américain, pour punir Moscou. Sans que le régime de Nicolas Maduro n'ait fait aucune concession, le voilà redevenu fréquentable aux yeux de l'Oncle Sam, ce qui confirme la vieille loi des relations entre Etats : les intérêts priment sur l'éthique.