L’exode sans fin des Libanais
Sophie Woeldgen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Poste-frontière de Masnaa, le 4 octobre. En dix jours, près de 310 000 personnes sont passées en Syrie.
LTD/Mohamed Azakir/REUTERS
Sophie Woeldgen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Poste-frontière de Masnaa, le 4 octobre. En dix jours, près de 310 000 personnes sont passées en Syrie.
LTD/Mohamed Azakir/REUTERS
Le sol a de nouveau tremblé à Beyrouth hier après-midi. Encore une fois, c'est la banlieue sud de la capitale, fief du Hezbollah, qui a été visée par le bombardement israélien. Comme elle le fut la nuit précédente et toutes celles qui se sont écoulées depuis le 27 septembre. Ce jour-là, dix missiles se sont abattus sur le quartier général du Hezbollah, à Haret Hreik, pour tuer Hassan Nasrallah, le secrétaire général du mouvement chiite. Des six immeubles qui le surplombaient, il ne reste toujours qu'un tas de gravats.
Depuis cette attaque, cette zone, habituellement l'une des plus peuplées de la capitale, est vide. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Seul le bourdonnement sourd des drones se fait entendre. Même les check-points de l'armée qui surveillaient les entrées et sorties de ces quartiers ont été désertés. Les hommes du Hezbollah, d'habitude omniprésents, sont invisibles. Au détour d'une rue, un tas de ruines encore fumant. Ou une échoppe en feu. Plus personne ne cherche à l'éteindre. Le fief du Hezbollah est devenu une ville fantôme.
À lire également
Il n'y a pas que Dahiyeh, l'autre nom donné à la banlieue sud, qui a été déserté. Le sud du Liban est aussi devenu un no man's land. Selon les dernières estimations des autorités libanaises, près de 1,2 million de personnes ont fui leur habitation depuis l'escalade de la violence. Soit plus de 20 % de la population. Si une partie des déplacés a pu a pu être hébergée par des proches ou louer un logement, d'autres n'ont pas eu d'autre choix que de se réfugier dans des écoles transformées en centre d'accueil. C'est dans l'une d'elles, à Saïda, à 50 kilomètres au sud de Beyrouth, que Fatima Abdel Nabbé s'est installée après un interminable périple.
Sophie Woeldgen
Japon, États-Unis, Europe… Les pays où le nombre de millionnaires a le plus augmenté en 2025
17 colis par an par Francilien : l'impact massif des livraisons en Île-de-France
La pérennisation du dispositif zéro chômeur longue durée à l’épreuve des contraintes budgétaires
Le big bang fiscal des économistes face au péril climatique et économique