Liban : deux responsables du Hamas tués dans des frappes israéliennes
latribune.fr

Au moins 18 commandants et militants du Hamas ont été tués au Liban. (photo d'illustration)
Jerry Lampen
latribune.fr

Au moins 18 commandants et militants du Hamas ont été tués au Liban. (photo d'illustration)
Jerry Lampen
[Article publié le 5 octobre 2024 à 11h57, mis à jour à 17h45] Deux membres du Hamas ont été tués dans des frappes israéliennes sur le nord et l'est du Liban, a confirmé le mouvement islamiste palestinien ce samedi. L'armée israélienne a dit avoir « éliminé deux terroristes de haut rang » de la branche militaire du Hamas.
L'un des commandants du Hamas, Saïd Attallah Ali, a été tué avec sa femme et ses deux filles dans le camp de réfugiés palestinien de Beddawi, près de Tripoli, dans le nord du Liban, selon un communiqué du Hamas. Un photographe de l'AFP a vu des incendies éclater dans un appartement d'un immeuble du camp et des secouristes se précipiter sur place. Cette frappe israélienne est la première dans cette région depuis le début du conflit entre le mouvement palestinien et Israël il y a un an.
Saïd Attallah Ali, décrit comme un « membre haut placé de l'aile militaire du Hamas au Liban » avait « mené des attaques terroristes contre des cibles israéliennes et œuvré au recrutement d'agents du Hamas au Liban », selon l'armée israélienne.
Dans un communiqué distinct, le Hamas a annoncé la mort de « Mohammad Hussein al-Lawis », tué lors d'une frappe israélienne visant la région de Saanayel (est). Selon l'armée israélienne, Mohammad Hussein était quant à lui en charge du Hamas en Judée-Samarie, nom donné par Israël à la Cisjordanie occupée, ainsi que « responsable de l'implantation du Hamas au Liban, la livraison d'armes pour les attaques de roquettes contre Israël et la fabrication des armes sophistiquées ».
Depuis le début de la guerre à Gaza, Israël a pris pour cible des responsables du Hamas au Liban. Au total, au moins 18 commandants et militants ont été tués au Liban, selon le mouvement islamiste palestinien.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Pour rappel, le 30 septembre, Fatah Charif Abou al-Amine, le chef du Hamas au Liban, a été tué avec sa famille dans une frappe attribuée à Israël contre sa maison dans le camp de réfugiés palestiniens d'al-Bass, dans le sud du Liban.
En août, une frappe israélienne sur un véhicule dans la ville de Saïda, dans le sud du Liban, a tué Samer al-Hajj, un responsable du Hamas dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn el-Heloué au Liban. Le 2 janvier dernier, le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, a été tué près de Beyrouth dans une frappe attribuée à Israël.
Par ailleurs, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a été tué le 27 septembre dans une frappe israélienne spectaculaire sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la formation pro-iranienne. Hassan Nasrallah a succombé avec quatre autres personnes, dont le commandant du front avec Israël dans le sud du Liban et un haut responsable des Gardiens de la Révolution iraniens, selon le Hezbollah.
Un responsable du Hezbollah a affirmé ce samedi que le contact avec Hachem Safieddine, dont le nom circulait comme potentiel successeur du chef du mouvement Hassan Nasrallah, avait été « perdu » depuis les frappes israéliennes ayant visé le fief du Hezbollah près de Beyrouth vendredi. « Nous ne savons pas s'il était présent à l'endroit visé par les raids, ni qui était présent avec lui », a-t-il ajouté.
Une deuxième source proche a confirmé cette information : « Le parti tente d'atteindre le siège qui a été visé sous terre, mais Israël mène systématiquement de nouveaux raids pour tenter d'entraver tout effort des secouristes ». Selon cette source, Safieddine « était accompagné de Hajj Mortada, le chef des renseignements du Hezbollah ».
Ce samedi, l'armée israélienne a également mené de nouveaux bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth. Après y avoir affaibli le Hamas lors d'une offensive dévastatrice toujours en cours, Israël a déplacé à la mi-septembre, l'essentiel de ses opérations vers le front libanais, où ses troupes ont engagé lundi une opération terrestre contre le Hezbollah.
Dans le sud du pays, « les soldats de l'ennemi israélien ont tenté à nouveau d'avancer » et « les affrontements se poursuivent », a déclaré ce puissant mouvement tôt samedi dans un communiqué, après avoir assuré avoir fait reculer des forces israéliennes dans la zone. Il a affirmé avoir touché avec un missile un char Merkava israélien dans la région, et tiré des roquettes sur la base aérienne de Ramat David près de Haïfa, dans le nord d'Israël, à environ 45 km de la frontière.
À lire également
Dans la matinée, une série d'explosions a secoué la banlieue sud de Beyrouth, d'où des images de l'AFP ont montré des colonnes de fumée s'élever de la zone proche de l'aéroport. L'armée israélienne, qui a lancé le 23 septembre des bombardements massifs dans le pays voisin, disant y viser des cibles du Hezbollah, avait émis auparavant des ordres d'évacuation pour certains secteurs. L'armée a aussi indiqué avoir bombardé dans la nuit des combattants du Hezbollah opérant « à l'intérieur d'une mosquée » dans le sud du Liban, première frappe de ce type depuis l'ouverture par le mouvement libanais d'un front contre Israël au début de la guerre à Gaza.
(Avec AFP)
latribune.fr
Le big bang fiscal des économistes face au péril climatique et économique
« Le système international actuel est ploutocratique » : le scénario choc de Thomas Piketty pour une planète soutenable en 2100
🔴SpaceX, l'Australie contre les droits de douane de Trump, loi de programmation militaire... L'essentiel de l'actualité ce jeudi 4 juin
La crise énergétique menace jusqu'à 1,3 million d'emplois en Europe