L'OCDE table sur une croissance du PIB mondial de 5,6% en 2021
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
L'horizon économique s'éclaircit légèrement. Selon les dernières perspectives dévoilées par l'OCDE ce mardi 9 mars, la croissance du produit intérieur brut (PIB ) planétaire devrait bondir de 5,6% en 2021 et de 4% en 2022. Après une année 2020 catastrophique, les moteurs de l'économie mondiale redémarrent progressivement. "Les prévisions macroéconomiques globales se sont grandement améliorées ces derniers mois grâce au déploiement graduel et effectif de la vaccination, les annonces des soutiens budgétaires dans quelques pays, et des signes d'amélioration de l'économie avec la suppression du virus" notent les experts.
En dépit des ces perspectives plus favorables, de nombreux risques demeurent sur l'apparition de nouveaux variants, les risques de divergence au moment de la reprise entre les pays et secteurs, et la lenteur des campagnes de vaccination dans certains pays. "Le rebond a été relativement rapide dans quelques grands pays de la zone émergente. L'activité a retrouvé son niveau antérieur à la pandémie en Chine, en Inde et en Turquie, soutenues par des fortes aides fiscales et une reprise dans l'industrie manufacturière et la construction" indiquent les auteurs du dernier rapport.
À lire également
En outre, la plupart des gouvernements ont engagé de nombreuses mesures d'urgence pour limiter l'effondrement de leur économie. Ce qui a entraîné un creusement spectaculaire des déficits et de la dette. Les grands Etats ont eu peu de difficultés pour se financer. En effet, le surcroît d'épargne et la faiblesse des investissements à l'échelle de la planète ont entraîné une baisse durable des taux. Si les banques centrales ont augmenté leurs programmes de rachats de dette publique ces dernières années dans le but notamment de baisser encore plus les taux, les débats houleux sur l'avenir des dettes montrent que la pression demeure brûlante sur les marges de manoeuvre bugdétaires des Etats.