L'Union européenne va étudier un allègement des sanctions contre la Russie

 |   |  373  mots
L'avantage des partisans de l'allègement, c'est que la prolongation des sanctions suppose l'unanimité. Reste que personne ne veut s'y opposer seul. Ce serait différent s'ils se mettaient à plusieurs, indique un membre de l'administration européenne. (Photo, prise lors d'un manifestation anti-Poutine en Tchécoslovaquie).
"L'avantage des partisans de l'allègement, c'est que la prolongation des sanctions suppose l'unanimité. Reste que personne ne veut s'y opposer seul. Ce serait différent s'ils se mettaient à plusieurs", indique un membre de l'administration européenne. (Photo, prise lors d'un manifestation anti-Poutine en Tchécoslovaquie). (Crédits : Reuters)
Nombre de membres de l'UE, Italie en tête, souhaitent une évaluation du coût de ses sanctions qui affaiblissent leurs économies. Une reconduction automatique des sanctions chaque semestre ne semble plus faire consensus. Les membres évoqueront le sujet lors du Conseil du 20 octobre.

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens débattront lors du Conseil des 20 et 21 octobre d'un éventuel allègement des sanctions économiques imposées à la Russie, qui suscitent l'irritation croissante de certains Etats membres. Ces mesures, adoptées après l'annexion de la Crimée, en mars 2014, puis en raison du rôle joué par Moscou dans le conflit de l'est de l'Ukraine, ont peu de chances d'être levées à cette occasion, mais le sommet permettra d'évaluer les forces en présence.

Italie, Grèce, Chypre, Slovaquie et Hongrie veulent renouer les liens

Le divorce annoncé entre Londres et l'UE et les tensions entre Bruxelles et les nationalistes au pouvoir en Pologne vont sans doute affaiblir le camp des partisans de la fermeté. Parmi les adversaires de la reconduction des sanctions, on trouve l'Italie, la Grèce, Chypre, la Slovaquie et la Hongrie. Tous souhaitent renouer des liens commerciaux avec la Russie, premier fournisseur de gaz naturel de l'UE, notamment pour relancer une croissance stagnante.

"Il sera de plus en plus difficile de continuer à reconduire les sanctions, mais on peut y arriver si les sceptiques sont convaincus que les sanctions ne sont pas la seule composante de la politique de l'UE à l'égard de la Russie", commente un membre de l'administration européenne.

Si Moscou lâche un peu de lest...

"Il y aura ceux qui veulent mettre la barre plus bas pour la Russie, faire savoir que, si Moscou lâche un peu lest, l'UE sera prête à normaliser un peu la situation. Et puis, il y aura ceux qui veulent mettre la barre plus haut. En fin de compte, on restera plus ou moins où nous en sommes. L'avantage des partisans de l'allègement, c'est que la prolongation des sanctions suppose l'unanimité. Reste que personne ne veut s'y opposer seul. Ce serait différent s'ils se mettaient à plusieurs", a-t-il ajouté.

L'Italie souhaite un débat en profondeur sur le coût des sanctions, qui sont en vigueur jusqu'en janvier, plutôt qu'une reconduction automatique tous les six mois. Les partisans de la fermeté sont de leur côté de plus en plus nombreux à reconnaître que le consensus sera plus difficile à obtenir en l'absence de concessions.

(avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/09/2016 à 18:32 :
Le conflit en Ukraine est alimenté par Poutine qui a même officiellement décoré ses officiers pour services rendus en Ukraine : http://publication.pravo.gov.ru/Document/View/0001201606110001 ... "Le major général Asapov, qui commandait le 1er corps d'armée dans la région de Donetsk occupée entre Avril 2015 et mai 2016, a été promu au grade de lieutenant général. Le même rang militaire de lieutenant-général a été attribué au général Yudin qui commandait le 2e corps d'armée dans la région de Luhansk occupée entre Janvier et Avril 2015. Le colonel Ruzinsky qui commandait 2e brigade de fusiliers motorisés, séparée du 2e corps d'armée entre Avril 2015 et mai 2016, a été promu au grade de major général". Ces deux corps d'armée font clairement partie intégrante des forces armées de la Russie et sont commandés directement par le Centre des troupes territoriales du district militaire du Sud de la Fédération de Russie. Sont toujours constatées et largement attestées de nombreuses violations des accords de Minsk, survols d'avions militaires russes, de drones, bombardements de mortiers haut calibre, armes récentes et +, blocages des activités des observateurs de l'OSCE, arrivées de convois dits "humanitaires", accumulation et renouvellement de forces russes et d'équipements militaires récents dans le Donbass et à la frontière de l'Ukraine etc. Il n'y a pas de conflit interne en Ukraine mais une guerre hybride non déclarée menée par le pouvoir actuel au Kremlin selon des méthodes assez similaires employées ailleurs en Géorgie, Moldavie etc donc çà peut durer longtemps et revenir à tout moment dans l'actualité... Le conflit en Ukraine c'est plus de 10.000 morts et plus de 22.000 blessés. Donc faiblir sur les sanctions c'est admettre l'annexion clairement militaire par les hommes verts dont poutine a reconnu qu'ils étaient bien russes, ils n'avaient donc rien à y faire, et la déstabilisation dans le Dombass qui peut à tout moment aller plus loin puisque ce ne sont pas les habitants de cette région qui s'équipent militairement. Ce n'est d'ailleurs pas la levée des sanctions qui fera repartir l'économie vue les échanges avec la Russie pour la plupart des pays européens. Cà accroîtra plutôt la dépendance énergétique de certains. L'autre aspect et le soutien de Bachar en Syrie et vue les exactions commises. Pour lever les sanctions il faudrait un vrai recul de poutine sur ses ambitions géostratégiques en Syrie qui ne se soucie nullement de la population syrienne et notamment en Ukraine où il n'a jamais stoppé les invasions mais au contraire augmenté les manoeuvres etc. Bref ce n'est pas à l'Europe de céder mais à poutine d'arrêter d'agresser l'Ukraine et de soutenir un dictateur en Syrie sous le faux prétexte qu'il serait irremplaçable etc. C'est au contraire pire pour les différents intervenants de maintenir Bachar. De plus poutine n'a guère avancé en Syrie et piétine, 2% du territoire seulement conquis en 1 an. Sa position ne permet pas de trouver une solution satisfaisante pour tous les pays de la région. Idem en Ukraine, les relations avec la Russie sont pitoyables et font des morts quasiment tous les jours. Cà n'a jamais été une bonne méthode que de céder à quelqu'un qui vous marche sur les pieds car il n'arrêtera pas si vous lui céder systématiquement et en Ukraine il a clairement abusé. De plus on voit que les pays qui cèdent à Poutine ont de petits intérêts et que ce dernier a bien manipulé les composantes de certains pouvoir. La période électorale aux Etats-Unis et dans certains pays d'Europe comme le Brexit lui est propice il est donc urgent de ne pas baisser le froc comme au temps de Chamberlain, Daladier etc. C'est à poutine de démontrer par des faits clairs ses bonnes intentions. Il rappelait récemment que l'effondrement de la Russie avait été une erreur et causée par les conceptions de Lénine. Cà ne fait que confirmer qu'il manipule l'Europe et veut imposer sa vision que les russes subissent déjà. Il a tenté des avancées en Crimée, dans le Dombass, antérieurement en Géorgie etc et par ailleurs en Syrie en prenant l'Europe en tenaille. Donc stop. Les russes on aime mais pas poutine et sa bande du FSB.
a écrit le 26/09/2016 à 17:48 :
Beaucoup de personnes sont plus que dubitatives sur nos politiques étrangères. Politique envers l'Ukraine, les printemps arables, la situation africaine, la Libye et bien sûr la Syrie avec ces 400 000 morts: quel succès de notre diplomatie, et quel succès de nos actions militaires, lesquels bien sûr ne sont en cause. Ceci après deux guerres mondiales et la guerre d'Algérie. En 100 ans, nos politiques auront pu démontrer toute leur intelligence, leur vista, et leurs immenses ego..et sur notre sol, nous nous montrons dans l'incapacité de gérer Calais et nous avons récolté le terrorisme..alors, je suis pour que l'on arrête ces politiques: il me prend à me rêver suisse, ou allemand (depuis la deuxième guerre mondiale)..

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :