La Chine appelle les grandes puissances à « empêcher une nouvelle Guerre froide »
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Le premier ministre chinois li qiang
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Jusqu'à jeudi se tient à Jakarta (Indonésie) le sommet de l'Asean, l'association des nations de l'Asie du Sud-est. Après s'être réunis ce mardi, les dirigeants de ces 10 pays rencontrent ce mercredi leurs homologues américains, chinois, sud-coréens et japonais au cours d'une série de réunions de haut niveau. Avec, en toile de fond, les rivalités entre ces grandes puissances sur les questions de Taïwan, de la mer de Chine méridionale et de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Comme l'a indiqué l'Indonésie, les pays de l'Asean ne doivent pas servir d'intermédiaire aux grandes puissances lors de ce rendez-vous. Un appel de non-récupération partagé par la Chine. « Nous cherchons les terrains d'entente tout en laissant de côté les divergences. Nous avons en commun le but de rechercher sans relâche la paix », a déclaré le Premier ministre chinois Li Qiang en ouverture du sommet, se félicitant de la solidité des liens économiques.
La Chine n'est toutefois pas étrangère à ce climat de tension. Elle a récemment publié une nouvelle carte « standard » sur laquelle les zones maritimes qu'elle revendique en mer de Chine chevauchent celles de plusieurs pays de l'Asean. Ce qui a déclenché une vague de réactions en Asie-Pacifique, de l'Inde, à la Malaisie, en passant par le Vietnam et les Philippines. Un sujet de confrontation que ces pays ne devraient toutefois pas aborder. « Ils ne vont pas menacer leurs relations avec les grandes puissances », estime Aleksius Jemadu, un expert des Affaires internationales à l'Université Pelita Harapan de Jakarta.
Les réunions de ce mercredi devraient s'achever par une série de déclarations communes sur une collaboration dans les domaines diplomatique, économique et alimentaire plus étroite entre les grandes puissances et l'Asean, a indiqué à l'AFP un diplomate présent.
Les réunions prévues ensuite jeudi devraient couvrir des enjeux géopolitiques majeurs avec 18 pays présents, dont les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Inde et la Russie. Le Premier ministre chinois y participera, tout comme le Premier ministre japonais Fumio Kishida et le président sud-coréen Yoon Suk Yeol. En revanche, le président chinois Xi Jinping sera absent, ainsi que ses homologues américain et russe. Ils seront respectivement remplacés par la vice-présidente-américaine, Kamala Harris, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
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Cette table-ronde devrait être la première rencontre de haut niveau entre les États-Unis et la Russie depuis la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Asean à Jakarta en juillet, au cours de laquelle des responsables américains et européens ont condamné à nouveau l'invasion de l'Ukraine.
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De nombreux dirigeants se retrouveront ensuite samedi et dimanche, cette fois à New Delhi pour un sommet du G20. Si Joe Biden fera là partie des présents, Vladimir Poutine et Xi Jinping brilleront de nouveau par leur absence, compliquant toute chance d'accord sur les problèmes mondiaux cruciaux tels que l'énergie et le climat.
(Avec AFP)
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