La guerre commence : la Russie attaque l'Ukraine, Biden promet de nouvelles sanctions
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Vladimir Poutine
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... immédiatement". Joe Biden a indiqué qu'il annoncerait de nouvelles sanctions contre la Russie. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission va de son côté présenter "un nouveau paquet de sanctions" en voie de finalisation et qui devrait "être adopté rapidement".
Après des mois de tensions et d'efforts diplomatiques pour éviter un conflit, la guerre entre la Russie et l'Ukraine a commencé. Tôt ce jeudi matin, le président russe Vladimir Poutine a autorisé une opération militaire spéciale dans le Donbass, dans l'est de l'Ukraine, et a exhorté les forces ukrainiennes de déposer les armes et de se retirer. L'armée russe a assuré viser avec des "armes de haute précision" les sites militaires en Ukraine. Selon les garde-frontières ukrainiens, l'Ukraine a été attaquée le long des frontières russe et bélarusse. Une attaque à laide d'artillerie, précisent-t-ils dans un communiqué. "Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv (nord, frontière bélarusse), Soumy (nord-est, frontière russe), Lougansk et Kharkiv (est, frontière russe)".
Plus tôt ce matin, le ministère russe de la Défense annonçait l'intervention militaire.
Lors d'une allocution télévisée, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie n'avait d'autre choix que de se défendre contre ce qu'il a décrit comme des menaces émanant de l'Ukraine moderne. Le président russe a également envoyé un message aux forces armées ukrainiennes.
La portée de l'opération militaire russe n'était pas immédiatement connue. Un journaliste de Reuters se trouvant à Kiev, la capitale ukrainienne, a entendu des explosions et ce qui ressemblait à des tirs d'artillerie résonner au loin. Les sirènes d'avertissement anti-bombardement ont retenti jeudi matin dans le centre de Kiev, la capitale de l'Ukraine, ont constaté des journalistes de l'AFP. De puissantes explosions étaient entendues jeudi matin dans la capitale, ainsi qu'à Odessa (sud), à Kharkiv près de la frontière russe et dans l'Est de l'Ukraine.
Les commentaires du président russe interviennent alors que les Etats-Unis ont déclaré que près de 150.000 soldats russes se trouvaient aux frontières de l'Ukraine et alors que Moscou a reconnu l'indépendance des régions séparatistes de l'est de l'Ukraine.
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Du côté ukrainien, l'opération russe en cours dans plusieurs villes d'Ukraine vise à "détruire l'État ukrainien, s'emparer de son territoire par la force et établir une occupation", a estimé jeudi dans un communiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères. Kiev a également appelé la communauté internationale à "agir immédiatement". "Seules des actions unies et fortes peuvent arrêter l'agression de l'Ukraine par Vladimir Poutine", ajoute ce texte.
Dans une adresse à la nation, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a proclamé la loi martiale dans tout le pays. "Pas de panique", "nous allons vaincre", a-t-il dit aux Ukrainiens
L'attaque russe a suscité de vives réactions partout dans le monde. Les Etats-Unis et leurs alliés répondront de manière unie et décisive à "une attaque injustifiée des forces armées russes qui ne répond à aucune provocation" contre l'Ukraine, a déclaré Joe Biden
"Le président (Vladimir) Poutine a choisi une guerre préméditée qui entraînera des pertes humaines et des souffrances catastrophiques", a indiqué le président américain dans un communiqué.
La Maison blanche a indiqué que le président américain s'exprimerait en début d'après-midi.
Dans un communiqué publié peu après la prise de parole du président russe, Joe Biden a précisé qu'il suivrait la situation depuis Washington avant de participer à une réunion virtuelle du G7. Il a ajouté qu'il "(s'adresserait) aux Américains pour annoncer les mesures que les Etats-Unis et (leurs) partenaires imposeront à la Russie pour son agression inutile contre l'Ukraine et la paix et la sécurité mondiale".
Le président américain a également déclaré que Washington se coordonnerait avec les alliés de l'Otan pour "assurer une réponse forte et unie pour prévenir toute agression contre l'alliance".
Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a fermement condamné "l'attaque irréfléchie et ne répondant à aucune provocation" menée par la Russie contre l'Ukraine et a indiqué que les membres de l'Otan se réuniraient pour évaluer les conséquences des "actions agressives" de Moscou.
Dans un communiqué publié tôt jeudi, Jens Stoltenberg a écrit: "Une fois de plus, malgré nos avertissements répétés et nos efforts pour privilégier la diplomatie, la Russie a choisi le chemin de l'agression contre un pays indépendant et souverain."
Il a appelé la Russie à cesser immédiatement son opération militaire et à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
"Les alliés de l'Otan se réuniront pour évaluer les conséquences des actions agressives de la Russie. Nous nous tenons aux côtés du peuple ukrainien à cette heure terrible. L'Otan fera tout ce qui est nécessaire pour protéger et défendre tous les alliés", a ajouté Jens Stoltenbeg.
En Europe, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé jeudi l'attaque de la Russie contre l'Ukraine et s'est engagée à demander à Moscou de "rendre des comptes".
"Nous condamnons fermement l'attaque injustifiée de la Russie contre l'Ukraine. En ces heures sombres, nos pensées vont à l'Ukraine et aux femmes, hommes et enfants innocents qui font face à cette attaque non provoquée et craignent pour leur vie", a écrit Ursula von der Leyen sur Twitter. "Nous demanderons au Kremlin de rendre des comptes". La présidente de la Commission va présenter "un nouveau paquet de sanctions" en voie de finalisation et qui devrait "être adopté rapidement", indique un communiqué de la Commission.
Côté français, Emmanuel Macron qui s'est entretenu avec son homologue ukrainien a affirmé à ce dernier "tout le soutien et la solidarité de la France" Plus tôt dans la matinée, l'ambassadeur de France à l'ONU, Nicolas de Rivière avait déclaré :
La décision russe intervient, "au moment même où ce Conseil est réuni, illustre le mépris dans lequel la Russie tient le droit international et les Nations unies", a-t-il ajouté.
Pour le chancelier allemand Olaf Scholz, l'opération militaire russe est "une violation éclatante" du droit international,
Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine "doit s'arrêter maintenant", a imploré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, après une réunion en urgence du Conseil de sécurité.
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"Président Poutine, au nom de l'humanité, ramenez vos troupes en Russie!", a lancé le chef de l'ONU, visiblement éprouvé par l'annonce d'une opération militaire russe en Ukraine au beau milieu de la session du Conseil de sécurité. "C'est le moment le plus triste de mon mandat de secrétaire général des Nations unies", a-t-il ajouté.
(Avec AFP et Reuters)
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