La facture du Brexit s'annonce (très) salée... pour tous les pays européens

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(Crédits : Reuters)
Le coût du Brexit, dont les négociations sur le volet financier sont en cours, pourrait être bien plus élevé que prévu, notamment en raison des coûts de transactions. 16 milliards d'euros par an pour la Grande-Bretagne et 44 milliards d'euros par an pour les autres pays membres de l'UE, selon une étude de l'institut Ifo. A moins que les deux parties optent pour un accord de libre-échange, comme le préconise aussi le leader du parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn.

Ce lundi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le chef des négociateurs communautaires Michel Barnier ont prévu de rencontrer les parlementaires européens lundi les informer de l'état d'avancement des négociations sur le Brexit. Cette rencontre se tiendra deux heures avant celle attendue entre les représentants des Vingt-Sept et la Première ministre britannique Theresa May. Cette dernière doit normalement formuler des propositions concrètes notamment sur le montant de la facture du divorce.

Ce montant pourrait s'élever à 60 milliards d'euros par an, indique pour sa part l'institut allemand Ifo, dans un communiqué publié samedi. La presse britannique avait évoqué un chiffre compris entre 45 et 55 milliards d'euros. Chiffre démenti la semaine dernière par le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, rappelant que pour le moment aucun accord n'avait été conclu.

Le chiffre avancé par l'Ifo se base sur les projections faites par les experts du réseau de recherche EconPol, rattaché à l'institut, en prenant un scénario de référence qui évaluent le coût des transactions en appliquant les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

--> Lire le rapport EconPol de l'Ifo (en anglais).

La nouveauté de l'estimation est d'évaluer le préjudice économique du Brexit non seulement pour la Grande-Bretagne mais aussi pour les 27 pays membres de l'Union européenne.

En effet, du côté de la Grande-Bretagne, les coûts de transaction seront supérieurs de 16 milliards d'euros par an à l'économie liée à la suspension de sa contribution budgétaire à l'UE.

Du côté du continent, le manque à gagner entraîné par le retrait de la Grande-Bretagne additionné au coûts de transaction se soldent par une perte de 44 milliards d'euros par an.

Des frais qui pourraient être divisés de moitié

Cette facture pourrait néanmoins être réduite si les deux parties s'accordaient sur un autre scénario. « Avec un accord de libre-échange, les frais supplémentaires occasionnés par la détérioration du commerce pourraient être réduits de plus de la moitié », explique le président de l'Institut ifo Clemens Fuest, dans un communiqué. Dans un tel scénario, les pertes totales pour l'UE s'élèveraient à 27 milliards d'euros, et la Grande-Bretagne se rapprocherait d'une opération neutre, la suspension de la contribution nette au budget de l'UE compensant plus ou moins l'augmentation des coûts de transaction pour la Grande-Bretagne.

« Lors des négociations, il convient par conséquent de minimiser les pertes économiques liées à des barrières commerciales grâce à un accord global de libre-échange », préconise Clemens Fuest.

C'est un point partagé par le leader de l'opposition travailliste en Grande-Bretagne, Jeremy Corbyn, qui a le vent en poupe face à une Première ministre Theresa May, qui a perdu sa majorité absolue en juin lors des législatives anticipées, et n'arrive pas à s'imposer dans un camp conservateur de plus en plus miné par les divisions. Jeremy Corbyn, qui participait samedi à une réunion des partis sociaux-démocrates européens à Lisbonne (Portugal), a réaffirmé vouloir respecter le résultat du premier référendum, tout en n'écartant pas si la situation l'exigeait de devoir organiser un deuxième référendum.

Garantir la résidence des citoyens de l'UE sur le sol britannique

En attendant, il a affirmé que si les travaillistes revenaient au pouvoir aux prochaines législatives: « Nous légifèrerions immédiatement pour garantir la résidence en Grande-Bretagne de tous les citoyens de l'Union européenne qui y vivent et y travaillent et également leur droit à faire venir leur famille ». Il a ajouté : « Nous négocierons les problèmes de relations avec l'Europe sur la base d'une relation de libre-échange avec l'Europe ». Ce qui rejoint les préconisations des experts de l'institut Ifo.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2017 à 19:02 :
Et oui : Asselineau et l'UPR l'ont bien rappelé : l'UK est contributeur net au budget de l'union, malgré la ristourne de Thatcher sur la PAC : traduction : les français et les allemands seront les premiers à payer le départ des anglais ! Quant aux anglais ils ne perdront rien, puisqu'une fois sortis de l'union, ils récupéreront directement 10 milliards d'euros par an, et déjà aujourd'hui ils gagnent, puisque leur économie se porte étrangement mieux que la nôtre, comme tous les autres pays hors UE.
a écrit le 05/12/2017 à 13:05 :
Calmons nous, les anglais paieront "a proportion des avantages qu'ils obtiendront" vous ne voulez tout de même pas qu'ils paient pour rien, le feriez vous?
Je ne suis pas particulièrement anglophile, mais je respecte ce pays et ce peuple dont le résilience n est plus à démontrer et question business il faut reconnaitre qu'ils ont n'ont rien à envier.
a écrit le 04/12/2017 à 19:02 :
Une opération blanche pour la GB et des dizaines de milliards à payer par les con-tinentaux ? Well done, once again ! Tout cela ressemble à "I want my money back" version happy hour...
a écrit le 04/12/2017 à 18:22 :
Parfois, c'est bien agréable de payer pour se débarrasser d'une grosse pierre dans la godasse!...
a écrit le 04/12/2017 à 18:20 :
Le Brexit, annoncé comme apocalypse certaine par l’ensemble des médias français, svp tentez d'en trouver un qui dise le contraire qui ne soit pas subventionné, n’a véritablement pas eu lieu et ce sont même les effets parfaitement opposés aux prédictions des « experts » qui sont, jour après jour, observés. La légitimité de l’UE prend un sérieux coup avec cette affaire et renforce les « brexiters » dans leur entreprise.
Et après le FREXIT l' impérieuse nécessité d' un Frexit se renforce de jour en jour ..

Intuitivement, vous sentez que l’Union européenne et l’euro ne fonctionnent pas et qu’ils nous entraînent vers le désastre. Pourtant, vous craignez d’en sortir, car des « experts » — qui se sont toujours trompés sur tout — tentent constamment de vous en dissuader en prophétisant l’apocalypse.

Contrat de prêt, contrat d’embauche, contrat de location…Vous le savez très bien : si vous ne voulez pas vous faire escroquer, vous devez toujours lire très attentivement chacun des articles qu’on veut vous faire signer.
Pour un pays, c’est la même chose !
Le problème no 1 de la France actuelle, c’est que nos dirigeants, de droite ou de gauche, ont signé des traités européens, qui sont en fait des contrats contraignants, que les Français n’ont pas lus attentivement.

https://www.upr.fr/pourquoi-un-frexit-est-urgent
Réponse de le 05/12/2017 à 22:27 :
Le Brexit n'ayant pas encore eu lieu, c'est pour ça qu'on ne peut pas encore en voir les effets positifs ou négatifs.
Attendons qu'il arrive avant d'en tirer des conclusions
Réponse de le 06/12/2017 à 13:59 :
En suivant votre résonnement on peut dire que l'UE de Bruxelles n'est pas encore une réussite et qu'il faudra patiemment attendre pour en tirer des conclusions, mais pour l'instant on aimerai en partir!
a écrit le 04/12/2017 à 16:53 :
Les Anglais ont fait le choix de perdre un peu de prospérité pour retrouver leurs souveraineté. Nous en Europe continentale nous n'avons ni l'une ni l'autre.
Réponse de le 04/12/2017 à 18:27 :
Hé oui la souveraineté tant décriée par les européistes de tout bord alors que cela signifie pouvoir gouverner le pays et ses citoyens réellement et non passer les plats comme le font nos présidents depuis le traité de lisbonne que l'on nous a imposé soit dit en passant.

Ce n'est pas parce que l'on souhaite que nos politiciens s'occupent de nous que nous sommes forcément des nationalistes assoiffés de patrie et de racisme hein c'est juste que l'on voit bien que l'europe gouvernée par les multinationales ça ne fonctionne définitivement pas.
Réponse de le 05/12/2017 à 20:06 :
Vous avez raison de d'évoquer Benjamin Franklin .
Ceci dit, les Britanniques ne perdront pas leur puissance économique .
Dans leur incommensurable orgueil, les dirigeants (auto-proclamés) de l'union européenne, ne peuvent comprendre la résilience des peuples libres .
a écrit le 04/12/2017 à 15:38 :
Le vin étant tiré, il faut le boire, le gouvernement ne pourrait-il s’y résoudre dès maintenant, avec l’argument que la situation n’ayant guère de chance de changer, autant réduire la période d’incertitude tout en faisant preuve d’un tant soit peu d’assurance et de respect de soi ?

Outre-Manche, on appelle ça garder la lèvre supérieure rigide – « keep a stiff upper lip » – une vertu ancestrale que… eh bien, les ancêtres avaient eux, oui.

Pour l’instant, ce n’est pas vraiment ça.

Mais un de ces jours pas si lointain, les Britanniques vont la retrouver, cette vertu ancestrale – c’est qu’ils y seront bien forcés. Et puis ça ne disparaît pas comme ça, ce genre de choses. A force de fouiller dans les malles au grenier, les vieux souvenirs de l’Empire et tout ça, on finit par retomber dessus.

… Quant aux soixante milliards pour les finances de l’UE, autant ne pas trop y compter. La question sera plutôt : programme d’austérité dans les dépenses au niveau de l’Union, ou contributions plus importantes des Etats membre restants ?


Et + 2,5 milliards d' euros de contribution en plus pour la France déjà exsangue de la concurrence de l' UE vers l' est qui a vu l' exil et les délocalisations industrielles s' enchainer depuis Maastricht, épatant n' est-il pas ?
a écrit le 04/12/2017 à 14:53 :
En dehors des aspects commerciaux et financiers relativement faciles à régler, où sont passés les objectifs et les engagements de construire une Europe unie, forte et cohérente ? et surtout en paix et ça, ça n’a pas de prix.
Comme l’écrivait Enrico Letta dans un livre « Faire l'Europe dans un monde de brutes"
« L’Europe doit devenir une puissance des valeurs » et « nous sommes face à un moment de bascule ». (http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/30/l-europe-envers-et-contre-tout_5222445_3232.html)
Dans l’UE, on ne pourra jamais contenter tout le monde simultanément, la politique étant intrinsèquement contradictoire, voire capricieuse. Dans ce contexte mondial concurrentiel et parfois conflictuel les pays européens ont tout intérêt à aller dans le même sens. Chaque nation prise individuellement, aussi fort soit son ego et son passé historique, ne fera pas illusion longtemps face aux superpuissances mondiales anciennes ou naissantes. De temps en temps, un peu de rappel de modestie envers les dirigeants et mouvements les plus nationalistes (souvent les semeurs de troubles), ne ferait pas de mal.
La construction se fera à « plusieurs vitesses », suivant les pays et les dirigeants en place, mais ce n’est pas grave si tout le monde veut bien aller dans le même sens.
Les Anglais ont carrément décidé d’emprunter un autre chemin et il ne faut pas trop s’inquiéter pour leur avenir politique car ils sont plus que d’autres attachés aux libertés et ils l’ont prouvé plus d’une fois. Finalement ils serviront de cobaye et on verra s'ils sont de taille à résister aux perturbations qu'ils ont eux mêmes en grande partie engendré.

Pour se rappeler des avis et divergences en France : http://www.institutdelors.eu/011-26141-BREXIT-L-insoutenable-legerete-britannique-Elvire-Fabry-sur-Public-Senat.html.

On peut aussi espérer qu’Emmanuel Macron arrive à incarner ou à réincarner les valeurs européennes, mais n’est pas Delors qui veut.
a écrit le 04/12/2017 à 14:23 :
Simulations faites toutes choses égales par ailleurs. Donc pas de dynamique de relocalisation des activités.
On voit que ceux qui y perdraient le plus sont les paradis fiscaux alternatifs à la City (Irlande, Benelux, Malte) en PIB.
Sauf que ça semble ignorer la relocalisation des services financiers dans ces mêmes paradis fiscaux.
Pour les autres ce serait presque imperceptible, même pour les constructeurs automobile et les chimistes allemands (de l'ordre de 6 milliards par an, soit pas grand chose vu leur taille).
Un peu de réallocation des contributions au budget européen, mais ça reste dans l'épaisseur du trait (entre 0,1 et 0,2% de PIB au pire).
Là encore, ça semble ignorer les gains de rentrées fiscales liées aux relocalisations sur le continent.

Au pire, un petit gel des salaires pendant 10 ans à la Commission (ça leur permettra de bien savoir de quoi ils parlent lorsqu'ils imposent ces mesures aux pays membres), ainsi qu'une imposition dans leurs pays d'origine (qu'il apprennent aussi la différence entre salaire brut et salaire net), et l’Europe des 27 va absorber tout ça.

Bref, l'Europe continentale a tout à gagner à tenter le pari d'un Brexit dur.
Réponse de le 04/12/2017 à 20:54 :
Oui, et le Royaume-Uni a beaucoup à y perdre dont une bonne partie de son "industrie" financière. Sans compter que 16 milliards d'€ pour un seul pays, ça représente beaucoup plus que 44 milliards pour 27. On sait déjà que, sauf accord de libre échange (avec à la clé une cotisation au budget de l'UE, qui, si elle est au même niveau que pour la Norvège ramenée au PIB ou à la population, coûtera au Royaume-Uni quasiment la même somme que ce que lui coûte actuellement l'UE-tout en perdant la possibilité de peser sur les réglementations européennes) le brexit coûtera au Royaume-Uni au moins 6 milliards de plus que ce qu'il peut espérer économiser sur sa participation nette au financement de l'UE.
a écrit le 04/12/2017 à 13:47 :
Je ne suis pas très inquiet pour la santé économique de la Grande Bretagne. Les pays du Commonwealth se bousculent déjà pour signer des accords bilatéraux autrefois interdits et si vous regardez le marché de l'emploi par exemple sur LinkedIn, vous verrez que l'immense majorité des postes à pourvoir sont encore basés à Londres, sans compter les nouvelles sociétés qui s'y installent. Londres reste l'une des plate formes mondiales, largement devant Paris et Berlin. Ce n'est pas les quelques (petites) agences européennes installées là-bas qui vont faire la différence mais par contre, entre l'autoritarisme teuton et le manque d'ouverture internationale de la France, le mode de fonctionnement britannique reste une voie particulièrement séduisante pour les affaires. Bien sûr les médias européens tentent de formater l'opinion dans un autre sens...
Réponse de le 04/12/2017 à 14:36 :
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Kiribati
Nauru
Niue
Nouvelle-Zélande
Papouasie-Nouvelle-Guinée Samoa
Tonga
Tuvalu
Vanuatu
au secours j'ai peur
Réponse de le 04/12/2017 à 15:36 :
analyse à moiti& exacte car il existe des accords discrets entre l'UE et certains pays du commonwealth comme par exemple la Nouvelle zélande qui exporte laine et chair de mouton en Europe et notamment en France. il en est de même pour l'Australie.
Sur le plan financier, l'UE sera beaucoup moins indulgente sur les dix paradis fiscaux de la couronne, à commencer par la City, la grande blanchisseuse.Déjà la banque Hong Kong and Schangaï Cy (HSBC) a délocalisé une partie de son personnel à Paris (il est vrai qu'elle avait déjà transféré son équipe opérationnelle de Londres à Hong Kong).
Sans parler du risque de sécession de l'Ecosse et de l'Uster.Ah les beaux jours à venir!
a écrit le 04/12/2017 à 13:40 :
Et puis quoi encore?

La Norvège paye volontiers et sans rechigner chaque année 0.9 milliards € à Bruxelles pour accéder au marché européen. Cela correspond aux frais que l'UE engage de son coté pour lui permettre cet accès économique et administratif facilité aux marchés des 27 pays membres.

Rapporté à la population de la GB cela mettrait la cotisation à environ 13-15 milliards d'€.

Cette somme est à comparer avec les 12 milliards de contribution annuelles qu'ils payaient avant le brexit, sachant qu'ils en récupéraient une bonne partie via les plans européens.

Typiquement c'est une transition catastrophique pour le RU; mais après tout ils ont le droit de refuser cet accès et de payer la complexité des négociations commerciales d'état à état.

Accorder un droit de libre échange gratuit, serait leur accorder une subvention de 15 milliards de cotisation annuelle en plus de la concurrence fiscale déloyale qu'ils ont prévu d'exefrcer . On ne voit pas pourquoi on leur ferait ce cadeau.
Réponse de le 05/12/2017 à 20:14 :
Et pourtant, les (auto-proclamés) dirigeants européens veulent signer à tout-va des traités de libre-échange (Canada, Usa ...) gratuitement ( sauf à nous fourguer leurs ogm) .
a écrit le 04/12/2017 à 10:54 :
J'aimerais savoir si cette étude est effectuée à structure des échanges donnée, ou si elle tient compte de l'inévitable réorientation des transactions de biens et services que le brexit va provoquer.
Exemples : en l'absence d'accord de libre échange avec l'UE, la plupart des constructeurs généralistes automobiles européens (BMW avec Mini, Renault Nissan qui y produit le Qashquai, PSA avec Vauxhall) quitteront probablement le Royaume-Uni, sauf si la £ se déprécie suffisamment ou si les salaires y baissent suffisamment (ou un peu des deux) pour compenser les droits de douane imposés à l'importation de ces produits dans l'UE. De même qu'à cause de la baisse sensible du pouvoir d'achat, les ménages britanniques restreindront globalement leur consommation, donc aussi celle des produits importés.
Réponse de le 04/12/2017 à 13:03 :
Nissan vient de renouveler ses accords avec la GB, vous spéculez sur du vent camarade unioniste ....

Cessez d' agiter les peurs, le nuage de criquets n' est pas encore arrivé ; ils ont voté, référendé, ce que nous ne savons pas faire avec nos présidents GOPEodépendants, ils sont libres, enfin ....

Heureux anglais ....
Réponse de le 04/12/2017 à 13:37 :
"ils sont libres, enfin ...."

Houlà, attendez, la finance n'a pas dis son dernier mot:"https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1DX0QG/un-britannique-sur-deux-pour-un-nouveau-referendum-sur-le-brexit.html"

Ils ne sont pas encore sortis d'affaire, le RU étant au carrefour des câbles sous marins de communication ils ne sont pas prêt de le lâcher les requins.

Vu tout ce dont est capable notre UE, et c'est pas les atteintes au droit qui la gène comme on a pu le voir avec la grèce et goldman sachs, on peut s'attendre à tout et les anglais seraient bien légers de croire que c'est déjà gagné.
Réponse de le 04/12/2017 à 20:39 :
@citoyen : s'il doit y avoir un second référendum (ce que je ne souhaite nullement) il doit se faire très vite. On a déjà perdu bien assez de temps avec les atermoiements et l'impréparation de l'exécutif britannique.
Il vaudrait mieux que le brexit aille à son terme et que, devant le chaos économique qui en résultera inéluctablement , le Royaume demande à réadhérer. Si l'UE accède à cette demande (à titre personnel, comme cette demande doit constitutionnellement faire l'objet d'un référendum en France, je voterai contre cette réadmission), il faudra que ce soit sans aucun des opt-out dont bénéficie actuellement le Royaume-Uni (notamment obligation à terme d'adopter l'€ et d'appliquer Schengen) qui ne font que miner la cohésion européenne.
Réponse de le 06/12/2017 à 11:14 :
"devant le chaos économique qui en résultera inéluctablement , le Royaume demande à réadhérer."

Heureusement que curé néolibéral ça rapporte plus que curé catholique dites moi !

Ça fait un an que vous nous faites les mêmes préidctions et non seulement il ne s'est jamais rien passé mais en plus il ne se passera jamais rien.

Calmez vous et arrêtez de regarder le monde au travers des intérêts de votre petit nombril.

Et oubliez moi, discutez avec vous et franchement pénible c'est bien pour cela que je ne lis jamais vos commentaires sous quelques pseudons que ce soit d'ailleurs.

AH oui désolé de vous avoir répondu hein, c'était une erreur je l'avoue, je vous laisse d'ailleurs le dernier mot que vous aimez tant, qui vous rassure tant.
Réponse de le 06/12/2017 à 21:21 :
@citoyen :
non, il ne s'est rien passé en un an : "seulement" une dépréciation de la £ de 20 % qui s'est notamment traduite par une hausse de l'ordre de 10-15% du prix de l'alimentaire, largement importé. Remontée de l'inflatin autour de 3% (surtout de l'inflation importée du fait de la dépréciation de la £). Passage en 2 ans de la croissance de 3,1% à moins de 1,7% (et le brexit n'a pas encore eu lieu). Mais à part ça madame la marquise, tout va très bien.
a écrit le 04/12/2017 à 10:47 :
Le brexit est effectivement un magnifique exemple de jeu perdant-perdant, même si 16 milliards perdus pour un seul état (le RU) c'est beaucoup plus douloureux que 44 répartis sur 27 états.
Réponse de le 04/12/2017 à 17:57 :
On peut aussi raisonner par citoyen, cela coutera grosso modo 2 à 3 fois plus cher par britannique que par européen.
a écrit le 04/12/2017 à 10:23 :
S'il y a traité de libre échange, il sera limité. Ou alors il sera quasi total... contre participation du R-U au budget européen (comme la Norvège).

Dans tous les cas, le R-U va probablement y perdre par rapport à un statut de membre de l'UE.
a écrit le 04/12/2017 à 10:02 :
Que signifie "coût de transaction" ?
Réponse de le 04/12/2017 à 10:47 :
Droits de douane notamment
a écrit le 04/12/2017 à 9:01 :
l'ideal, c'est un accord
on est en pleine theorie des jeux ou chacun veut rafler toute la mise
l'accord serait la solution ideale, c'est sur
apres on sait comment ca va se passer, et donc une grosse dose d'intox ne nuit pas

on va etre honnetes, le RU a beaucoup plus a perdre que le reste de l'europe, d'autant que se rapprocher des anciennes colonies, c'est vraiment ne pas avoir compris pourquoi les britons ont vote brexit..........
a écrit le 04/12/2017 à 7:52 :
Chacun exploite l'autre et se retrouve bien dépourvue quand il ne le peut plus!
a écrit le 04/12/2017 à 4:41 :
C'est bien d'habiter en Europe. Vous payez des taxes de toute parts.
Vos gouvernants sont insatiables. Des impots divers et varies, ils sont terriblements imaginatifs. Il est vrai que vous etes a l'abri de conflits, puisque c'etait le but recherche a sa creation. Plus de guerre intestines, mais des taxes en echange.
Vive l'Europe.
Réponse de le 04/12/2017 à 8:10 :
Il n'y a plus de guerre entre les grandes puissances européennes surtout parce qu'il y a la bombe atomique, qui a fait son entrée dans la partie au même moment. Création de la CEE en 1957. Premier essai nucléaire français en 1960 ! On oublie souvent de rappeler ce petit détail. On privilégie plus facilement la négociation que les armes dans ces conditions...
a écrit le 04/12/2017 à 1:42 :
et voila, c est la reponse a tous les gens qui disent l angleterre dehors , il faut payer etc.... le Royaume uni est la deuxieme ou la troisieme puissance de l euro bien sur, il faut que cela se passe le mieux possible parce que sinon , si le RU a des difficultees et bien toute l europe va en subir le concequences, a commencer par les Allemands et la france, gare a un brexit dure qui va ruiner et le RU et l europe
a écrit le 04/12/2017 à 0:06 :
L'idée de l'UE depuis le départ est d'un accord de libre échange une fois que le RU aura accepté de se plier à toutes ses exigences. Donc rien de nouveau, sinon qu'il ne faut pas que ça freine trop les exportations allemandes apparemment...
a écrit le 03/12/2017 à 23:25 :
un boumrang pour les pays de la zone euro ?? la liste des pays qui vont bien ,?
a écrit le 03/12/2017 à 21:48 :
Partout les peuples aspirent à se libérer de la tutelle luciférienne de l' union européenne, pour des raison s parfois différentes et on ose nous présenter le prix à payer de la sortie des anglais, non mais quoi ..?

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_elections-tcheques-un-vent-d-euroscepticisme-souffle-sur-les-urnes?id=9739454

Un FREXIT s' impose et urgemment.

POURQUOI LE FREXIT EST-IL SI URGENT, purquoi doit-il devenir rapidement nnotre priorité ?

Réponse de Vincent Brousseau ex cadre de haut niveau à la ..BCE..!

https://www.upr.fr/actualite/france/frexit-urgent-vincent-brousseau
Réponse de le 04/12/2017 à 9:50 :
Excellent d' intelligence et de prospective et à nouveau n grand bravo à l' anticipation de ce grand parti qu' est l' UPR...
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ; et les mots pour le dire arrivent aisément.. Boileau.
a écrit le 03/12/2017 à 21:29 :
Maintenant que le monde change avec une économie numérique, automatique, des productions partout, des commandes en ligne, voiture sans chauffeurs, robots ... s'imaginer que tout repose sur des accords est d'un autre âge !
Bravo les Brits ! On va devoir faire avec vos conditions !
Réponse de le 03/12/2017 à 22:22 :
L'Histoire montre qu'on va encore se faire enpapaouter par la perfide Albion : la fourberie de l'Anglais est pourtant légendaire !
a écrit le 03/12/2017 à 21:25 :
C'est du réchauffé. Je trouve mensonger de présenter cette information comme un scoop. L'Angleterre ne produit que des produits financiers et achète tout le reste notamment à l'union européenne. Et si les Anglais n'achètent plus (même si il n'y avait pas de protectionnisme, comme leur monnaie a baissé ils achètent de toute façon déjà moins), les producteurs européens perdent de l'argent au moins à court terme, le temps de trouver d'autres débouchés. C'est de la logique économique à l'état brut.

Cela étant dit, personne ne sera plus pénalisé que les Anglais eux-mêmes en l'absence d'accord. En se basant sur les chiffres de cet institut allemand, 44 milliards d'euros divisés par 27 pays ça donne 1.6 milliard de baisse par pays (il est je pense évident que la baisse ne sera pas divisée aussi injustement, les pays commerçant avec l'Angleterre actuellement, notamment l'Allemagne et les Pays-Bas, ayant concrètement le maximum de pertes à supporter, et les autres des pertes encore inférieures à 1.6 milliards). Les Anglais vont perdre 16 milliards à eux tout seuls s'ils ne parviennent pas à un accord, autrement dit très exactement dix fois plus que les pertes moyennes des états européens. Tout l'intérêt du Brexit est de montrer à tous les Européens à quel point la sortie de l'union européenne coûte cher. C'est ridicule, et les chiffres le prouvent, de penser que ne pas sortir coûte plus cher encore.

Cela étant dit, Barnier a raison de préciser que rien n'a été décidé et donc que ces chiffres sont de pures spéculations, même si le principe est parfaitement limpide.
Réponse de le 03/12/2017 à 23:22 :
Le Brexit va priver l’UE de 10 milliards d’euros de recettes par an et rapporter autant aux Britanniques !

Le grand titre de la « Une » indique : « Brexit, migrants, défense : pourquoi l’Europe doit faire de lourdes économies ».
Et en plus petits caractères, on découvre que « le Brexit laissera un trou de 10 milliards d’euros par an » dont environ 2,5 de plus qui s' ajouteront à la contribution nette de la France au budget de l' Ue alors que nous perdons déjà 9 milliards annuels depuis 10 ans ..

Epatant, non ..?

Sur les discussions sous documentées des uns et des autres sur le prix à payer pour la GB, je vous convie au partage de l' excellent entretien d' actualité d' ASSELINEAU de la semaine à 1.12, véritablement excellent et qui remet aisément le pendules à l' heure ..

https://www.youtube.com/watch?v=8mJ2Oo7kKE4
Réponse de le 04/12/2017 à 2:47 :
@ Bartabas

Si déjà vous considérez que participer au budget de l'union européenne est de l'argent gaspillé il n'y a rien à faire pour vous. La France est un pays plus riche que la Belgique, je trouve ça juste que les Français paient davantage que les Belges. Si vos valeurs sont l'égoïsme et le pinaillage, c'est votre problème.

Et le Brexit va coûter des milliards à l'Angleterre, bien plus que ce que lui coûte une participation qui lui apporte des avantages. Si vous ne savez pas compter c'est là encore votre problème, mais quand on économise 5 milliards et qu'on en dépense 15 pour ça, ça fait un trou de 10 milliards, pas un gain de 10 milliards. Vous êtes sûr que vous n'êtes pas un partisan de Juncker déguisé ? Vos arguments sont si grossiers et sans rapport avec la réalité que vous ridiculisez ceux qui les considèrent comme étant dignes d'être utilisés.

Et enfin, Asselineau est un clown égocentrique, dont la seule différence avec le FN est qu'il n'est pas raciste, mais égoïste. Économiquement il a très exactement la même valeur, pour ne pas dire absence de valeur. Merci donc de bien mettre en évidence son nom pour comprendre que vous avez renoncé à toute pensée critique et que vous choisissez de vous en remettre à un adepte des théories fantaisistes pour penser à votre place.
a écrit le 03/12/2017 à 19:55 :
libre echange + possibilite pour les europeens de s installer librement en GB ? autrement dit un brexit qui n en est pas un !
Il est evident que c est pas pour ca que les anglais ont voté (et a mon avis c est se faire hara kiri electoral de proposer ca)
a écrit le 03/12/2017 à 19:23 :
Article peu crédible.... Une fois la GB sortie de l'Europe, les échanges contraints Europe Grande Bretagne seront réduits, surtout si il n y a pas de traité de libre echange. Et ils seront repportés en d'autres lieux ou ils pourraient nous couter beaucoup moins cher (interne à l'Europe ou externe dans des pays à bas coûts). L'idée de cet article, c'est de promouvoir du libre échange... La GB aurait tout gagné : libre échange pour les produits, fermeture sur les personnes (et l'Europe tout perdu) ; l'avantage de l'Europe sans les inconvénients...
Réponse de le 03/12/2017 à 20:32 :
Ah oui, la théorie du «  pas grave si le RU s’en va, on va remplacer le business qu’on fait avec eux avec les pays qui restent dans l’UE ». Apparemment, l’institut alemand IFO n’en est pas du tout convaincu.
Réponse de le 03/12/2017 à 21:50 :
Demandez à Frau Merkel si elle veut voir se fermer le pays le plus consommateur de ses grosses autos hors Allemagne et revenez donc nous en parler ..!
a écrit le 03/12/2017 à 18:07 :
C'est exactement ce que veulent les Anglais depuis le début, un traité de libre échange, mais les Européens s'entêtent dogmatiquement à le lier à la libre circulation des personnes, qui n'existera plus de toute maniére aprés le Brexit.
Si l'étude ne mentionne pas le coût pour la France, il doit être aux environs de 7 milliards par an compte-tenu du poids relatif de son économie, à comparer avec les acrobaties douteuses autour des 10 milliards requis cette année pour essayer désespérement de revenir en dessous des 3% de déficit ...
a écrit le 03/12/2017 à 17:58 :
Tiens donc, depuis le vote du Brexit, on nous annonçait que la GB allait payer le prix fort. Mais au final, c'est ceux qui restent qui paient, au secours sortons vite !
Réponse de le 03/12/2017 à 19:08 :
Encore quelques années et on verra que l'UE était si mal ficelée qu'y rester était un non sens. Les grecs vont continuer à nous faire chanter et ne rembourseront jamais leur dette, la paupérisation des français va continuer, et les vagues d'immigrés économiques neutraliseront les quelques reprises !
Quand au dumping fiscal et social, il va encore s'exacerber avec le brexit !
Réponse de le 03/12/2017 à 22:43 :
"un accord de libre échange semble donc le plus logique et raisonnable pour tout le monde."

Et nous resterions pour entendre et subir la redite inlassable de la même messe unioniste, cad l' attente fervente d' une ..autre Europe réformable comme depuis 35 ans ..!


Heureux anglais...


FREXIT ....
a écrit le 03/12/2017 à 17:37 :
L'Europe a essayé de punir le RU d'être sorti du dogme mais elle se fait rattraper par la réalité, un accord de libre échange semble donc le plus logique et raisonnable pour tout le monde.

Où l'on se rend compte que sortir de l'UE c'est pas si compliqué que cela au final les barrières sont surtout idéologiques.
Réponse de le 05/12/2017 à 12:52 :
C'est pas si compliqué de sortir de l'UE ? Cela serait bien que vous vous intéressiez aux négos en cours...
Si l'Irlande du nord reste dans la "sphère" UE pour éviter de rétablir la frontière avec la république d'Irlande, cela veut dire de facto que l'Irlande du nord aura une frontière avec le reste du Royaume Uni. Donc il sera plus simple d'aller de Belfast à Dublin que de Belfast à Manchester.
Donc à long terme, l'Irlande du nord sera "UE", le royaume uni désuni etc...
Et avec un contexte ou les unionistes Nord Irlandais ont une minorité indispensable au gouvernement May, donc ils vont dire "non".
Rien d'idéologique, juste que les conséquences du montage en cours sont un abandon de fait par UK de l'Irlande du nord.
Détail qui fera sauter May avant de faire sauter le RU.
Je rigole sincèrement de votre naîveté, de votre incompréhension complète de l'impossiblité pour UK de réussir ce processus.
Réponse de le 06/12/2017 à 9:58 :
"C'est pas si compliqué de sortir de l'UE ? Cela serait bien que vous vous intéressiez aux négos en cours..."

Je m'y intéresse et je constate que les seuls barrières sont idéologiques, l'UE étant très vexée qu'un pays veule sortir de ce si formidable parais pourtant.

"Rien d'idéologique, juste que les conséquences du montage en cours sont un abandon de fait par UK de l'Irlande du nord"

Politiquement cela se comprend, ça fait très longtemps que l'Irlande du Nord demande son indépendance il y a eu beaucoup de morts vous savez pour cela et du coup qu'ils quittent le RU alors qu'ils ont toujours voulu le quitter est plutôt une bonne nouvelle non ?

"Détail qui fera sauter May avant de faire sauter le RU."

Oui vous voulez tous que May saute on l'a bien compris: "https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1E00EH/un-complot-visant-la-pm-theresa-may-dejoue-selon-sky-news"

"Je rigole sincèrement de votre naîveté, de votre incompréhension complète de l'impossiblité pour UK de réussir ce processus."

ET bien rigolez et regarder vos prévisions de fin du monde pour le RU qui n'arriverons jamais, c'est bien vous savez de rigoler sur ces échecs avec un peu de chances vous vous remettrez enfin en question.
Réponse de le 07/12/2017 à 11:10 :
"Vous êtes trop rigolo quant à votre naiveté et incompréhension complète de ce qu'il se passe au RU. "

Je suis tellement "rigolo" que vous passez votre temps à me harceler, étrange raisonnement.
a écrit le 03/12/2017 à 16:10 :
De son entrée jusqu'à sa sortie, l'Anglais nous aura emm.....
a écrit le 03/12/2017 à 15:54 :
En prévision de ces inconvénients nous faisons provision de crème anglaise.

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