Le ministre argentin des Finances limogé

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Alfonso Prat-Gay lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Washington, le 6 octobre.
Alfonso Prat-Gay lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Washington, le 6 octobre. (Crédits : REUTERS/James Lawler Duggan)
Le départ de l'homme fort des négociations avec les créanciers privés du pays est lié à des désaccords sur les méthodes de travail et non sur la politique économique.

Le président argentin, Mauricio Macri, a demandé à son ministre des Finances, Alfonso Prat-Gay, de démissionner, a annoncé lundi le secrétaire général du gouvernement, Marco Peña, en évoquant des désaccords sur les méthodes de travail et l'organisation de l'équipe en charge de la politique économique. "En raison des désaccords répétés sur l'organisation et le fonctionnement de l'équipe, nous avons conclu qu'il valait mieux pour l'équipe, à ce stade, procéder à un changement", a déclaré Marco Peña lors d'une conférence de presse.

Ce départ s'accompagne d'une réorganisation du ministère des Finances, qui sera divisé en deux, le budget revenant à l'économiste Nicolas Dujovne tandis que la gestion de la dette publique et la réforme du système financier seront confiées à Luis Caputo, jusqu'à présent secrétaire d'Etat.

Homme clé dans les négociations avec les créanciers

Alors que le président cherche à réduire le déficit budgétaire, le gouvernement renâcle à mettre en oeuvre une politique d'austérité pure et dure, afin d'éviter d'aggraver la récession dans laquelle se trouve l'économie argentine.

Lire aussi : Argentine: la colère monte contre les réformes du gouvernement

Alfonso Prat-Gay a joué un rôle clé dans la levée du contrôle des changes en Argentine et dans les négociations avec des créanciers privés du pays, conclues par un compromis qui a permis le retour de Buenos Aires sur le marché international du crédit.

Le gouvernement promet un retour à la croissance

Mais la rumeur de son départ courait depuis plusieurs semaines à Buenos Aires après le rejet par le Congrès d'un projet de réforme de l'impôt sur le revenu présenté comme indispensable au respect des objectifs de réduction du déficit. Cet échec a forcé le gouvernement à négocier un compromis avec l'opposition.

L'Argentine, troisième économie d'Amérique latine, continue de souffrir d'une inflation très élevée (autour de 40% pour 2016) et les économistes s'attendent à ce que le produit intérieur brut (PIB) se soit contracté de 2,3% sur l'année. Le gouvernement a promis un retour à la croissance en 2017, grâce principalement à une augmentation de la dépense publique dans de grands travaux. Le projet de budget 2017 présenté par Alfonso Prat-Gay prévoit un déficit de 4,2% du PIB.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 28/12/2016 à 14:41 :
Avez vous trouver un jour un socialiste en crise d'argent ?
Toujours un copain pour depannner sur Le tête de la dette bien entendue
Réflexion , 2008 Le PS est dans le rouge au niveau finances , il ne peut même pas faire un fête à la Segolene , grosse défaite aux législatives donc grosse perte financière et pourtant pour 2011/2012 ils s'inventent les primaires qui durent près d'un an , puis une campagne présidentielle soit quelques millions d'euros , d'où sort cet argent?,,,,,,,
Dès qu'un député se présente il est en retard de cotisation 20KE pour 1 ,45KE pour l'autre , pauvre FRANCE
a écrit le 27/12/2016 à 10:58 :
"Le gouvernement a promis un retour à la croissance en 2017, grâce principalement à une augmentation de la dépense publique dans de grands travaux."

Pas facile d'exécuter les politiques d'austérité liée aux marchés financiers sans risquer de se faire exécuter.

J'espère que le peuple argentin se révoltera de nouveau et refusera de payer ces rançons que sont les dettes.
Réponse de le 27/12/2016 à 16:21 :
En même temps lorsque l'on vit au dessus de ces moyens, il faut rembourser un jour ou l'autre, et le jour viendra ou la France sera dans le même cas.

Quand on emprunte on est normalement conscient qu'il faut rembourser le capital et des intérêts.

Merci à la mafia socialiste de kirchner.

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