Le mois de juin devient le plus chaud jamais enregistré, selon l'observatoire Copernicus
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(Photo d'illustration).
Reuters
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Un record. Tel est le constat dressé par l'observatoire européen Copernicus, ce jeudi, 6 juillet au regard des températures atteintes dans le nord-ouest de l'Europe au mois de juin quand dans certaines parties du Canada, des États-Unis, du Mexique, de l'Asie et de l'est de l'Australie, elles « ont été nettement plus chaudes que la normale ». Et d'insister sur l'ampleur de l'écart à la normale.
observatoire du changement climatique Copernicus (C3S) de l'Union européenne
. Au final, la température mondiale moyenne a été de 16,51°C en juin, soit 0,53°C au-dessus de la moyenne des trois précédentes décennies.En comparaison, le précédent record, en juin 2019, n'était que de 0,37°C au-dessus de ces normales.
il a fait plus frais que la normale dans l'ouest de l'Australie, l'ouest des États-Unis et l'ouest de la Russie.
Les températures avaient déjà atteint des niveaux record en mai dans l'Océan Pacifique, sous l'effet du démarrage du phénomène climatique El Niño. En juin, à son tour, l'Atlantique Nord a connu des canicules marines « qui ont surpris beaucoup de gens en atteignant des niveaux vraiment sans précédent », selon l'expert du C3S.
« Par-dessus cela, il y a la tendance au réchauffement des océans qui absorbent 90% de la chaleur produite par l'activité humaine », a ajouté Julien Nicolas, alors que les émissions de gaz à effet de serre de l'humanité continuent d'augmenter. « Des canicules marines extrêmes » ont été mesurées dans la mer Baltique, ainsi qu'autour de l'Irlande et de la Grande-Bretagne.
La tendance se poursuit en juillet. La journée de mardi a été la plus chaude jamais mesurée au niveau mondial, tous mois confondus, selon des données préliminaires américaines. Le réchauffement sera d'ailleurs alimenté ces prochains mois par El Niño, qui continuera toute l'année à une intensité « au moins modérée », selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM, agence spécialisée de l'ONU).
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Dans le même temps, « la banquise de l'Antarctique a atteint son étendue la plus faible pour le mois de juin depuis le début des observations par satellite, soit 17 % de moins que la moyenne », selon Copernicus, là-aussi par une marge significative. En février, sa surface avait atteint, au terme de l'été austral, son minimum historique pour la deuxième année consécutive.
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L'été 2023 se dessine ainsi progressivement comme hors norme dans les annales humaines. Même s'il est incertain de prédire les températures des prochains mois, les records s'enchaînent depuis avril sur le globe, renforçant ainsi des catastrophes de moins en moins prévisible : feux de forêts, sécheresses, pluies extrêmes..
(Avec AFP)
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