Le Royaume-Uni débute sa campagne de vaccination

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(Crédits : Peter Nicholls)
Outre-Manche, les autorités évoquent un jour "historique", "un V-day". Le pays a commandé 40 millions de doses de ce vaccin, permettant de protéger 20 millions de personnes, deux injections étant nécessaires.

Le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a salué dimanche le moment "historique" que représente le début mardi de la campagne de vaccination contre le Covid-19 au Royaume-Uni.

Pays le plus durement touché en Europe par la pandémie avec plus de 61.000 morts, le Royaume-Uni est le premier dans le monde à avoir autorisé le déploiement du vaccin développé par Pfizer et BioNTech et sera le premier pays occidental à entamer sa campagne de vaccination.

Le ministre Matt Hancock, qui a désigné récemment le premier jour de la campagne de vaccination comme le "V-day", a souligné que "la semaine qui vient est un moment historique".

Lire aussi : Jean Castex expose la stratégie de la France sur les vaccins

La reine Elizabeth II et son époux vaccinés

"Nous faisons passer en premier les plus vulnérables et les plus de 80 ans, le personnel des maisons de retraite" et du service public de santé "seront parmi les premiers à recevoir les vaccins", a-t-il déclaré dimanche dans un communiqué.

Son personnel "travaille tout le week-end pour préparer le lancement du programme, les premières vaccinations intervenant à partir de mardi", a précisé le NHS Angleterre.

Pour ce faire, des "hubs" sont mis en place dans 50 hôpitaux anglais, puis 1.000 centres de vaccination seront organisés, selon le ministère de la Santé.

Les contraintes induites par ce vaccin, qui doit être stocké à -70°C, représentent un défi logistique, soulignent les autorités sanitaires, ils doivent être transportés par une entreprise spécialisée et leur décongélation prend plusieurs heures.

Le pays a commandé 40 millions de doses de ce vaccin, permettant de protéger 20 millions de personnes, deux injections étant nécessaires. 800.000 doses seront disponibles dans un premier temps au Royaume-Uni.

Selon certains journaux britanniques, la reine Elizabeth II, 94 ans, et son époux le prince Philip, 99 ans, seront vaccinés prochainement, le Mail on Sunday affirmant qu'ils comptent le rendre public afin "d'encourager le plus grand nombre à se faire vacciner", alors que les autorités redoutent que les militants anti-vaccin ne sèment le doute dans la population.

Malgré la rapidité avec laquelle le régulateur britannique a approuvé le vaccin, sa directrice exécutive June Raine a répété dimanche sur la BBC que "les plus hauts standards" internationaux ont été appliqués.

Afin d'éviter toute complication liée au Brexit à l'issue de la période de transition le 31 décembre, le gouvernement envisage de recourir aux avions de l'armée en cas de retards aux frontières. "Nous le ferons si c'est nécessaire", a déclaré au journal un porte-parole du ministère de la Santé.

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a écrit le 11/12/2020 à 21:07 :
1- Quel est ce pays que l’on désigne par l’expression « Outre Manche » ?....Et Pourquoi cette appellation?
a écrit le 07/12/2020 à 20:47 :
Eh oui, la Grande Bretagne n'a pas d'énarques pour la gouverner... L'ENA est une excellente école pour former des hauts fonctionnaires, pas des dirigeants.
a écrit le 07/12/2020 à 10:16 :
Oui c'est bien cela c'est le brouillard le plus complet vu que visiblement ces campagnes de vaccinations ne semblent pas être le signe d'un retour à une vie plus libre comme avant cette crise. Vu qu'aucun décideur n'en parle sachant certainement les citoyens particulièrement sensibles au sujet. Forcément nous obliger à nous vaccinner pour nous dire ensuite qu'il faudra rester encore enfermé ça va faire beaucoup d'un coup.

On arrête de porter les masques ensuite ? On pourra enfin se réunir, se rassembler ? Et puis surtout ils pourront enfin nous laisser tranquille nos médias de masse ? Bon vous me direz c'est que l'avantage c'est qu'ils se sont encore plus ridiculisés avec cette crise et le pire est que plus ils se ridiculisent plus ils nous disent que ceux qui disent qu'ils sont ridicules sont des imposteurs, des "fakes news"

"Histoires de producteurs et de consommateurs
Du producteur au consommateur, du producteur au consommateur
Et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre
Toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin
Et sur ce va-et-vient, viens on y va, nous aussi
Profiter, pas de raison, après tout ça ira
On en aura pour tout le monde, y en aura pour tout le monde
On a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l'monde
Et mon cul" "L'Europe"
Réponse de le 08/12/2020 à 12:40 :
Bravo aux Britanniques capables de décisions rapides.Le princoipe de précaution équivaut a une mort lente.Une grande défaite pour les éternels comporteurs de fake news
Réponse de le 08/12/2020 à 15:19 :
Disons que pour les britaniques n'ayant pas de laboratoires pharmaceutiques c'est plus facile d'en choisir un parmi la concurrence internationale plutôt que la France qui elle en entretien et c'est là que l'on découvre pour bien trop cher, des laboratoires pharmaceutiques.

L'affaire du sang contaminé n'était il me semble bien que ça à savoir attendre que les labos français aient les techniques pour chauffer le sang tandis que les américains l'aveint déjà eux et auraient pu nous le chauffer notre sang contaminé.

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