Le taux de chômage grimpe aux Etats-Unis
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Le taux de chômage a grimpé à 4,2%, en hausse de 0,1 point de pourcentage.
Reuters
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Le taux de chômage a grimpé à 4,2%, en hausse de 0,1 point de pourcentage.
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Mauvaise nouvelle sur le front de l'emploi, en novembre. Le taux de chômage a légèrement grimpé, au lendemain de l'élection présidentielle. En novembre, 227.000 emplois ont été créés, contre 36.000 en octobre, a annoncé ce vendredi le département du Travail, tandis que le chômage grimpe à 4,2% (+0,1 point), comme prévu. Les analystes tablaient sur 214.000 créations d'emplois, selon le consensus de Market Watch.
L'emploi avait souffert, en octobre, du passage de deux ouragans dévastateurs, ainsi que de la grève chez Boeing. Grévistes et personnes au chômage technique sont en effet comptabilisés aux États-Unis, comme étant sans emploi. Le rebond de novembre n'est toutefois que « modéré », a averti Kathy Bostjancic, cheffe économiste pour la compagnie d'assurances Nationwide.
Joe Biden a toutefois salué cette progression des créations d'emplois : « Le retour de l'Amérique continue », a-t-il déclaré dans un communiqué, assurant que « la reprise a été âpre, mais nous réalisons des progrès pour les familles qui travaillent ». Quant aux marchés, la Bourse de New York a salué les créations d'emplois. Vers 16h10 à Paris, le Dow Jones progressait de 0,10%, l'indice Nasdaq de 0,66% et l'indice S&P 500 de 0,35%.
« Le marché du travail reste en ralentissement », a commenté Julia Pollak, cheffe économiste pour le site d'annonces d'emplois ZipRecruiter. Elle relève néanmoins « des raisons d'être optimistes et prudents, (car) les salaires augmentent, le marché boursier reste robuste et la baisse des taux d'intérêt pourrait à terme stimuler l'embauche ».
« En général, il semble qu'il n'y ait pas de raison de s'inquiéter d'une récession imminente et il n'y a pas de raison pour la Fed de prendre une pause sur les baisses de ses taux directeurs pour le moment », a commenté Brian Jacobsen, économiste en chef chez Annex Wealth Management. Kathy Bostjancic, juge que « la croissance lente et concentrée de l'emploi (...) conforte notre hypothèse selon laquelle la Fed devrait encore abaisser ses taux de 25 points de base », soit un quart de point de pourcentage.
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Pour rappel, le principal taux directeur de la Fed se situe dans une fourchette de 4,50 à 4,75%. Il a été abaissé à deux reprises depuis septembre, d'un demi-point puis d'un quart de point de pourcentage. Dans ce contexte, deux-tiers des acteurs du marché tablent sur une nouvelle baisse d'un quart de point lors de la prochaine réunion, la semaine prochaine, tandis qu'un quart pense que la Fed ne touchera pas à ses taux, selon l'évaluation de CME Group.
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Cependant, la Fed s'inquiète aussi d'un éventuel rebond de l'inflation. Et une hausse trop forte des salaires peut en effet empêcher les prix de se stabiliser. "En novembre, le salaire horaire moyen (...) a augmenté de 13 centimes, ou 0,4%, à 35,61 dollars", et la hausse a été de 4% sur un an, a précisé le département du Travail. L'inflation a, en effet, rebondi en octobre, à 2,3% sur un an, contre 2,1% en septembre, selon l'indice PCE, privilégié par la Fed. Mais surtout, le seul secteur privé a vu une accélération de la hausse des salaires en novembre, pour la première fois depuis deux ans,à 4,8% contre 4,7%, selon l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab publiée mercredi.
(Avec agences)
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