Un gouverneur de la Fed plaide pour une nouvelle baisse des taux
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Christopher Waller, l'un des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine.
ANN SAPHIR
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Christopher Waller, l'un des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine.
ANN SAPHIR
« Je penche pour l'instant en faveur d'une baisse du taux directeur lors de notre réunion de décembre », a affirmé Christopher Waller, l'un des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine, lors d'une conférence à l'American Institute for Economic Research, à Washington, lundi. Pour rappel, le principal taux directeur de la Fed se situe dans une fourchette de 4,50 à 4,75%. Il a été abaissé à deux reprises depuis septembre, d'un demi-point puis d'un quart de point de pourcentage.
Dans ce contexte, deux-tiers des acteurs du marché tablent sur une nouvelle baisse d'un quart de point lors de la prochaine réunion, la semaine prochaine, tandis qu'un quart pense que la Fed ne touchera pas à ses taux, selon l'évaluation de CME Group.
Il juge qu' « une nouvelle baisse signifiera simplement que nous n'appuierons pas aussi fort sur la pédale de frein », et relève que « le marché du travail semble enfin être équilibré, et nous devrions nous efforcer de le maintenir ainsi ». Le mois d'octobre a connu « une très faible augmentation du nombre d'emplois », probablement en raison des effets temporaires des récents ouragans et de la grève chez Boeing, a souligné Christopher Waller.
Mais à présent, « la grève est terminée et il est probable que la plupart des emplois détruits à cause de l'ouragan aient été recréés », a-t-il salué, tablant sur « un rebond » de l'emploi en novembre.
Les chiffres seront publiés vendredi. Une très forte hausse des créations d'emplois est attendue par les analystes, qui tablent par ailleurs sur une hausse du taux de chômage, à 4,2% (+0,1 point), selon le consensus de Market Watch. Christopher Waller sera cependant « favorable au maintien du taux directeur à son niveau actuel » si les données économiques des deux prochaines semaines n'évoluent pas comme il le prévoit, notamment si l'inflation ralentit moins que prévu.
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En l'occurrence, l'inflation a rebondi en octobre, à 2,3% sur un an, contre 2,1% en septembre, selon l'indice PCE, privilégié par la Fed, et qu'elle veut ramener à 2%. « Les données récentes indiquent que les progrès pourraient être au point mort », a déploré le gouverneur de la Banque centrale américaine.
Fin novembre, l'ensemble des responsables de l'institution financière avait estimé que la baisse des taux de la Fed devrait être réalisée « graduellement vers un taux neutre », selon le compte-rendu (minutes) du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC). Un taux d'intérêt neutre, ou naturel, désigne, selon la théorie économique, le niveau auquel le taux d'intérêt n'a d'effet ni restrictif ni expansionniste sur l'économie.
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Pour les membres du FOMC, « les perspectives économiques restent incertaines », les poussant à estimer nécessaire d'être « attentifs aux risques des deux côtés du mandat » de la Fed, à savoir assurer la stabilité des prix et veiller au marché de l'emploi.
(Avec AFP)
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