Les Etats-Unis sanctionnent à nouveau la Russie pour la Crimée

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Le président américain Donald Trump.
Le président américain Donald Trump. (Crédits : KEVIN LAMARQUE)
Washington a annoncé, ce jeudi, l'instauration d'une batterie de nouvelles sanctions à l'encontre de trois personnes et neuf entités, en lien avec l'annexion de la Crimée par la Russie et des violations des droits de l'homme dans des régions d'Ukraine contrôlées par le pays dirigé par Vladimir Poutine.

Près d'une semaine après avoir prononcé des sanctions visant les secteurs pétrolier et financier iranien, les Etats-Unis s'attaquent, cette fois, à la Russie. Pour cause, trois personnes et neuf entités ont été frappé par des sanctions d'ordre financières prononcées par l'administration américaine, ont annoncé les Etats-Unis ce jeudi. En cause, leurs liens supposés avec l'annexion russe de la Crimée ainsi que des violations des droits de l'homme constatées dans des régions d'Ukraine contrôlées par la Russie.

Parmi les cibles de ces nouvelles mesures punitives américaines figurent un ancien commandant de l'artillerie russe, Vladimir Zaritski, fondateur d'une entreprise qui opère en Crimée, ainsi qu'un agent des services de renseignement russes (FSB), Andreï Souchko. Ce dernier est "soupçonné de l'enlèvement extrajudiciaire en 2017 d'un militant tatar criméen qui s'opposait à l'occupation russe et d'avoir ensuite participé à des violences à son encontre", a déclaré le département américain du Trésor dans un communiqué.

Etats-Unis-Russie : une relation dégradée

Son ministère est également ajouté à la liste noire américaine, ainsi que huit autres entités, essentiellement des entreprises qui opèrent en Crimée et participent ainsi, selon Washington, à légitimer son annexion par Moscou. Ces sanctions financières visent à empêcher à ces personnes et entités de faire affaire avec des Américains et à leur interdire l'accès au marché des Etats-Unis. Dans une déclaration solennelle le 25 juillet, l'administration américaine a réaffirmé qu'elle ne reconnaîtrait pas l'annexion de la Crimée par la Russie.

Selon le département d'Etat américain, les nouvelles sanctions "soulignent le partenariat résolu des Etats-Unis avec l'Ukraine et l'Union européenne pour s'opposer ensemble" à l'attitude de Moscou dans ces régions ukrainiennes. L'administration de Donald Trump a aussi fait savoir cette semaine qu'elle imposerait prochainement des sanctions économiques plus globales contre la Russie pour son rôle dans l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni, imputé par Washington aux autorités russes.

Lire aussi : Trump impose des sanctions économiques contre le Vénézuela

Les relations entre les deux grandes puissances sont au plus bas, malgré les tentatives de rapprochement avortées entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine. Les deux dirigeants seront au même moment ce week-end à Paris pour les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale mais il ne devraient pas y avoir de rencontre formelle. Ils devraient en revanche s'entretenir plus longuement lors du sommet du G20, dans trois semaines à Buenos Aires.

L'enquête sur les soupçons de collusion se poursuit aux Etats-Unis

Ils envisagent toujours un second sommet bilatéral en 2019, après le premier en juillet à Helsinki, à l'issue duquel Donald Trump avait été accusé à Washington, jusque dans son camp républicain, d'avoir été trop conciliant à l'égard du président russe.

Ses efforts pour relancer les relations butent jusqu'ici sur la résistance du Congrès américain ainsi que sur l'enquête fédérale aux Etats-Unis sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur des soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire républicain et le Kremlin. Au lendemain des élections de mi-mandat, Donald Trump a limogé, ce mercredi, son ministre de la Justice Jeff Sessions, ce qui pourrait aboutir à une reprise en main de cette délicate enquête.

(Avec AFP)

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a écrit le 11/11/2018 à 6:18 :
Poutine se fiche du monde depuis des années et là Trump à raison. Poutine occupe la Crimée, l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie etc. Il va en Afrique pour avoir des soutiens à l'Onu et piller l'or et diamant, cobalt de Centrafrique et autres pays. Il a accumulé des armes et le pouvoir et l'argent russe sont détenus par une minorité qui ne profite pas aux russes. Les sanctions ont un impact et oblige Poutine à aider les russes qui commencent à en avoir assez. Poutine est là depuis plus de 20 ans c'est un dictateur. Les russes méritent mieux.
Réponse de le 11/11/2018 à 9:44 :
Sur le plan économique notamment la substitution aux importations la Russie a consolidé son assise comme le montre à titre indicatif les gigantesques fermes agricole et les fromagerie mises en place comble par partenariat avec des privés français. En terme de gadgets militaires sophistiqués (S300; S400; Soukhoy 35 et autres Mig..) bcp de pays se bousculent pour les acquérir et sur le plan géopolitique la F.de Russie a amorcé un grand retour et présence en Méditerranée et au moyen orient. Quant à la Crimée il y a lieu de se rappeler l'histoire de cette entité : C'était un territoire sous souveraineté de l'ex URSS qui fut léguée début année 50 comme présent à l'Ukraine par feu Khroutchov, ex S.G du pc de l'URSS à l’époque, qui était natif de l'Ukraine. La Crimée faut-il le rappeler a rejoint par référendum, aux critères de crédibilité et légitimité indiscutables, la F de Russie pour refuser de devenir une base de l'OTAN que l'Ukraine était sur le point de rejoindre. Autre chose les occidentaux, pourtant donneurs à profusion de leçons sur la démocratie et les droits de l'homme aux autres, avaient pourtant soutenu les quelques 60 mille d'ultras ukrainiens, attroupés dans la Capitale, pour le renversement par la force du président ukrainien qui fut pourtant élu plus et qui avait accepté d’organiser et se présenter aux élections présidentielles anticipées. Ce que nous observons est la poursuite de la persistance millénaire de l'agressivité des pays occidentaux aussi bien sous forme de guerres froides que chaudes directes ou par procuration envers les pays des espaces du moyen orient et de l'Eurasie.
a écrit le 11/11/2018 à 1:27 :
Les USA devrait devrait être le pays le plus sanctionner pour génocides à répétition et terrorisme internationa...l eux qui ont créés Deash et Al-Quaida... et qu'ils se servent comme marionnettes pour faire un carnage en Syrie... Nous sommes leurs Charlie...
Réponse de le 11/11/2018 à 6:25 :
Les américains n'ont pas créé Daesh ou al Quaida mais seulement aidé les talibans d'Afghanistan qui était en guerre avec l'URSS On en serait pas là si les soviétiques n'avaient pas occupé l'Europe et mis un désordre total en Afghanistan et ailleurs. C'est facile d'accuser les américains alors que les soviétiques ont été pire et impacté plus encore la situation mondiale. Poutine est un impérialiste comme le démontre son comportement. Il soumet par l'énergie avec Gazprom et Rosatom, les soutiens aux dictateurs etc. Bref cà n'est en rien un ami mais un éennemi. Plus que Trump.
a écrit le 10/11/2018 à 8:04 :
Les USA ne veulent point admettre qu’ils ne sont plus la seule puissance au monde comme fut sa situation après la seconde guerre mondiale mais que d’autres puissances économiques et militaire se sont imposées comme l’UE, la Russie, la Chine et l’Inde la meilleure des intelligences n’est pas de les cibler par une inflation de sanctions dont certaines sont absurdes en touchant la souveraineté des États comme celles décidées contre certains pour avoir osé s’approvisionner en armes auprès de la Russie mais plutôt chercher des compris dans les domaines de concurrence économique, militaire et géopolitique. Par ailleurs de telles sanctions sont sans effet sur ces quatre pays puisqu’ils ont les moyens de les atténuer et en faire un levier de développer leur indépendance économique et du système financier à base du dollar tout en tendant à construire , consolider leur groupement et faire converger leurs objectifs. Un tel ciblage apparait d’autant plus aberrant qu’il multiplie les pays cibles en particulier au niveau de ceux qui ne sont pas des républiques bananières ni des pays de monoproduction et exportation de produits fossiles plus il inhibe les actions affichées de vouloir isoler les dirigeants de pays de pratiques expansionnistes par procuration et adeptes de la promotion du terrorisme comme moyen de domination.
Réponse de le 11/11/2018 à 6:30 :
Il a au contraire beaucoup d'impact sur la Russie s'il touche à la dette russe. Poutine est allé trop loin en Crimée, Ukraine, Géorgie, Moldavie etc. Et des sanctions sévères lui feraient du bien car les russes l'apprécient de moins en moins. Trump n'est élu que pour 2 fois 4 ans maxi mais Poutine il a modifié la constitution et il est là depuis plus de 20 ans donc très différent. Et on oublie pas l'occupation de l'Europe par les soviets.
Réponse de le 11/11/2018 à 9:42 :
Sur le plan économique notamment la substitution aux importations la Russie a consolidé son assise comme le montre à titre indicatif les gigantesques fermes agricole et les fromagerie mises en place comble par partenariat avec des privés français. En terme de gadgets militaires sophistiqués (S300; S400; Soukhoy 35 et autres Mig..) bcp de pays se bousculent pour les acquérir et sur le plan géopolitique la F.de Russie a amorcé un grand retour et présence en Méditerranée et au moyen orient. Quant à la Crimée il y a lieu de se rappeler l'histoire de cette entité : C'était un territoire sous souveraineté de l'ex URSS qui fut léguée début année 50 comme présent à l'Ukraine par feu Khroutchov, ex S.G du pc de l'URSS à l’époque, qui était natif de l'Ukraine. La Crimée faut-il le rappeler a rejoint par référendum, aux critères de crédibilité et légitimité indiscutables, la F de Russie pour refuser de devenir une base de l'OTAN que l'Ukraine était sur le point de rejoindre. Autre chose les occidentaux, pourtant donneurs à profusion de leçons sur la démocratie et les droits de l'homme aux autres, avaient pourtant soutenu les quelques 60 mille d'ultras ukrainiens, attroupés dans la Capitale, pour le renversement par la force du président ukrainien qui fut pourtant élu plus et qui avait accepté d’organiser et se présenter aux élections présidentielles anticipées. Ce que nous observons est la poursuite de la persistance millénaire de l'agressivité des pays occidentaux aussi bien sous forme de guerres froides que chaudes directes ou par procuration envers les pays des espaces du moyen orient et de l'Eurasie.
a écrit le 09/11/2018 à 18:35 :
C'est là que l'on s'aperçoit de la vassalisation de l'occident et la tutelle de Bruxelles sur les pays qui se disent souverain!
a écrit le 09/11/2018 à 18:34 :
C'est là que l'on s'aperçoit de la vassalisation de l'occident et la tutelle de Bruxelles sur les pays qui se disent souverain!

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