Poutine avalise le rattachement de la Crimée à la Russie, l'Occident condamne

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C'est officiel, la Crimée est russe. Le président Vladimir Poutine a signé mardi un traité historique rattachant la Crimée à la Russie, et prenant effet immédiatement, ignorant par là les sanctions occidentales décrétées la veille contre Moscou. Le traité a été aussitôt dénoncé par Kiev et les Occidentaux.
L'accord, qui entérine l'entrée dans la Fédération de Russie de deux nouveaux membres, la Crimée et la ville de Sébastopol, au statut spécifique dans la péninsule, a été chaudement applaudi par l'assemblée de parlementaires, gouverneurs et membres du Parlement russe réunis au Kremlin.
Voici les principales réactions internationales à la signature de ce traité par le président russe Vladimir Poutine.
"Le discours de Poutine démontre très clairement à quel point la menace que représente la Russie pour la sécurité et la stabilité internationales est réelle."
"Je condamne cette décision. La France ne reconnaît ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie. […] Le prochain Conseil européen les 20 et 21 mars doit fournir l'occasion d'une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d'être franchie."
"Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion." La chancelière a ajouté souhaiter "une évolution positive en Ukraine en particulier pour la préparation de l'élection" présidentielle anticipée du 25 mai".
"L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie, et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l'UE."
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"Il est regrettable d'avoir entendu le président Poutine choisir aujourd'hui la voie de l'isolement, privant les citoyens de son propre pays, et de la Crimée, d'un partenariat avec la communauté internationale et du statut de membre à part entière d'un certain nombre d'organisations internationales."
"L'annexion de la Crimée par la Russie ne peut pas être acceptée par la communauté internationale, Pologne comprise. Cela change d'un seul coup les frontières [de l'Ukraine] et la situation géopolitique dans cette région du monde."
Barack Obama, quant à lui, a invité les dirigeants du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire (24 et 25 mars), pour débattre de la situation en Ukraine.
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"Cette rencontre se concentrera sur la situation en Ukraine et sur les mesures supplémentaires que le G7 pourrait prendre pour répondre aux développements en cours et soutenir l'Ukraine", a déclaré Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison blanche.
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