Donald Trump se sépare de son ministre de la Justice Jeff Sessions

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L'ancien ministre de la Justice Jeff Sessions.
L'ancien ministre de la Justice Jeff Sessions. (Crédits : Reuters)
Le président américain Donald Trump a limogé, ce mercredi, son ministre de la Justice Jeff Sessions. Un acte qui pourrait entraîner des conséquences sur la très sensible enquête russe qui cherche à établir s'il y a eu collusion entre Moscou et l'équipe du candidat Donald Trump lors de la présidentielle de 2016.

C'est par le biais de Tweeter, que Donald Trump a officialisé, ce mercredi, le départ du ministre de la Justice Jeff Sessions.

 [Nous avons le plaisir d'annoncer que Matthew G. Whitaker, directeur de cabinet du ministre de la Justice Jeff Sessions au ministère de la Justice, devient notre nouveau ministre de la Justice par intérim. Il servira notre pays avec dévouement...]

Ce dernier, âgé de 71 ans, lui a remis sa lettre de démission précisant par ailleurs qu'il quittait ses fonctions à la demande du locataire de la Maison-Blanche et non de sa propre volonté. Il sera temporairement remplacé par son propre directeur de cabinet, Matthew Whitaker. Dans sa lettre de démission, le désormais ancien ministre tire le bilan de son action et estime avoir œuvré pour restaurer "l'Etat de Droit, conformément au programme de campagne du président" Trump.

Un ministre en délicatesse avec son président

Il poursuit en déclarant qu'il est "venu tous les jours au Département de la Justice déterminé à faire [son] devoir et à servir [son] pays". Donald Trump s'est contenté de lui répondre dans un second tweet laconique en le remerciant pour ses services et en lui souhaitant "bonne continuation".

Jeff Sessions, ancien sénateur de l'Alabama et ultra-conservateur, était sur la sellette depuis qu'il s'était récusé, en mars 2017, dans la tentaculaire enquête du procureur spécial Robert Mueller, qui cherche à établir s'il y a eu collusion entre Moscou et l'équipe du candidat Donald Trump lors de la présidentielle de 2016. Depuis plus d'un an, le milliardaire américain ne cessait d'humilier son ministre de la Justice lui reprochant notamment  d'être un ministre "très faible" incapable de le protéger d'une "injuste chasse aux sorcières". "Tant que je suis procureur général, les actions du département de la Justice ne seront pas influencées par des considérations politiques", avait répondu l'intéressé.

Lire aussi : Trump humilie son ministre de la Justice Jeff Sessions

En se récusant, Jeff Sessions avait alors délégué la supervision de l'enquête au numéro deux du ministère, Rod Rosenstein. Ce dernier s'est lui aussi attiré les foudres de Donald Trump en validant certains actes de l'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller. Rod Rosenstein a toujours refusé de renvoyer le procureur spécial alors qu'il est le seul à pouvoir le faire. Or, le prochain ministre, Matthew G. Whitaker s'il est confirmé à ce poste ou un autrepourrait récupérer la supervision de l'enquête et défaire Robert Mueller du dossier. Néanmoins, Donald Trump a déclaré lors de sa conférence de presse qu'il ne souhaitait pas stopper l'enquête pour des raisons politiques.

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 08/11/2018 à 13:24 :
Les ministres de la justice ne sont normalement pas là pour protéger de Président des juges, surtout quand le président est innocent... Sauf pour Trump.

Pas sûr que Trump en tire bénéfice et ça pourrait se retourner contre lui.
S'il a perdu les élections de midterm, c'est qu'il y a des raisons dans l'opinion.

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