• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Les faiblesses de la France pour attirer les chercheurs américains

Valentine Roux

Publié le 05 mai 2025 à 08:50 - Mis à jour le 05 mai 2025 à 12:46

La compétition mondiale pour attirer les chercheurs américains s’accélère.

La compétition mondiale pour attirer les chercheurs américains s’accélère.

LTD/Ludovic MARIN / AFP

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Alors que Trump tourne le dos à la science, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, réunis à la Sorbonne, ouvrent grand la porte aux chercheurs américains. Mais la France n'est pas encore en mesure de rivaliser avec les plus grandes puissances scientifiques mondiales.

La compétition mondiale pour attirer les chercheurs américains s'accélère. Aujourd'hui, la Sorbonne accueille Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron pour l'événement « Choose Europe for Science ». La France veut envoyer un message fort : les chercheurs sont les bienvenus, surtout ceux dont la liberté scientifique est menacée par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Face au recul de l'engagement du président américain envers la science, la France choisit d'ouvrir grand ses portes.

L'initiative lancée aujourd'hui à la Sorbonne s'inscrit dans la continuité du programme « Choose France for Science », dévoilé mi-avril par Emmanuel Macron pour séduire les talents venus notamment des États-Unis. Elle complète aussi « Choose CNRS », présenté jeudi dernier par son président Antoine Petit, qui vise à attirer au CNRS les scientifiques du monde entier.

Choisir l'Europe, la France, le CNRS : l'intention est là. Mais au-delà des effets d'annonces, la France affiche encore des faiblesses pour attirer les chercheurs étrangers.

Course mondiale à la recherche : la France en mode rattrapage

Elle consacre 2,2 % de son PIB dans la recherche, soit 55 milliards d'euros annuels, bien en deçà de l'objectif de 3 % fixé par l'UE en 2000 dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. Elle se situe aussi loin derrière la moyenne des pays de l'OCDE (2,72 %), avec en tête de peloton la Corée du Sud (4,9 %), les États-Unis (3,46 %), le Japon (3,30 %), l'Allemagne (3,13 %) et le Royaume-Uni (2,91 %).

Le véritable handicap de la France réside dans le financement privé de la recherche, qui ne représente que 60 % du financement de la recherche, contre 70 % aux États-Unis, en raison pour partie d'une moindre culture de la collaboration public-privé que dans les pays anglo-saxons.

Si le faible soutien du privé reste un frein à l'innovation, pour Thierry Coulhon, président de l'Institut polytechnique de Paris qui regroupe 40 laboratoires de recherche, les choses sont en train de changer. Selon lui, « le lien entre l'économie, la recherche et l'innovation est aujourd'hui plus fort que jamais ». À l'instar de l'écosystème technologique créé par des institutions comme le MIT, Stanford ou Berkeley, « nous commençons à bâtir ce type de lien en France, avec une efficacité croissante », ce qui va permettre d'accélérer le financement privé de la recherche.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

A LIRE AUSSI

En France, les centres de recherche rêvent d'accueillir les cerveaux américains

Les choses pourraient changer aussi du côté du financement de la recherche par l'État, avec le lancement de l'initiative « Choose France for Science ». Portée par le gouvernement, elle prévoit que l'État prenne en charge jusqu'à 50 % des coûts de certains projets de recherche, sélectionnés sur critères de mérite, et financés grâce aux fonds du plan France 2030, doté de 54 milliards d'euros pour développer la compétitivité industrielle et technologique du pays.

Pour Thierry Coulhon, le financement des projets de recherche au mérite est crucial pour les jeunes chercheurs. Si les universités privilégient le financement direct de projets, les appels à projets de l'Agence National de la Recherche (ANR) - avec 1,1 milliard d'euros alloués à des projets de recherche en 2022 - offrent, selon lui, « une vraie opportunité pour de jeunes chercheurs talentueux d'obtenir des fonds, même au sein d'équipes moins performantes ».

Séduire les grands noms de la recherche

Avec le programme « Choose CNRS » lancé vendredi 2 mai, le CNRS dit vouloir innover en ciblant des « stars » de la recherche mondiale, sur des chaires internationales. Selon son directeur Antoine Petit, il ne sera pas nécessaire de les payer plus que les meilleurs chercheurs français, car la marge pour rémunérer les meilleurs chercheurs mondiaux n'est « pas très grande ». Bien que la rémunération soit un facteur d'attractivité, le CNRS souligne qu'une fois pris en compte les coûts de l'éducation, de la santé et de la protection sociale, les écarts salariaux sont moins importants.

A LIRE AUSSI

Les recommandations de la Cour des comptes pour relancer l'attractivité du CNRS

Même avis pour El-Mouhoub Mouhoud, président de l'Université Paris Sciences & Lettres (PSL), qui regroupe treize établissements, de l'Université Paris-Dauphine au Collège de France. Il est impossible de rivaliser avec les salaires américains pour attirer les chercheurs de renom. Mais le président de l'Université PSL précise : « Les chercheurs les plus expérimentés ont les moyens de conserver leur position aux États-Unis. Ils cherchent donc de meilleures conditions d'environnement de travail, c'est pourquoi nous leur proposons des postes de research fellow, des primes, un environnement doctoral et post doctoral favorable, des conditions de logement et d'accueil de leurs familles avantageuses, tout en renforçant progressivement la coopération à long terme avec eux et leur université d'origine ». Plus que les chercheurs expérimentés, « le véritable enjeu est d'attirer les jeunes chercheurs, freinés dans leur recherche aux États-Unis », insiste le président de l'Université PSL.

Attirer et retenir les jeunes talents

Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier, plusieurs secteurs de la recherche comme le climat, la santé, les études de genre, ont vu leurs financements drastiquement réduits, parfois même complètement supprimés. Début février, le National Institutes of Health (NIH), l'agence fédérale américaine chargée de la recherche médicale, a annoncé des coupes budgétaires à hauteur de 5,5 milliards de dollars par an. Un coup dur pour près de 2 500 universités et institutions américaines qui dépendent de ces fonds pour mener à bien leurs travaux en biomédecine. Ce sont justement ces jeunes chercheurs que les universités françaises tentent de séduire.

Aix-Marseille Université ou encore l'Université PSL n'ont d'ailleurs pas attendu les annonces du président Macron aujourd'hui à la Sorbonne pour tendre la main à ces chercheurs américains contraints à l'exil. Le président de l'Université PSL l'affirme : « Nous nous concentrons sur des domaines aujourd'hui menacés aux États-Unis, comme le climat, les questions de genre et de santé, ainsi que la régulation de l'intelligence artificielle et ses enjeux éthiques. ». « Nous mettons l'accent sur ces jeunes chercheurs en leur proposant des contrats de postdoctorat ou des programmes PhD track », ajoute-t-il.

A LIRE AUSSI

Les universités parisiennes s'allient pour accueillir les chercheurs américains

Pour le président de l'Université PSL, « l'enjeu pour la France n'est pas d'attirer un nombre incalculable de chercheurs, mais bien d'attirer les meilleurs étudiants internationaux qui deviendront les meilleurs chercheurs, comme l'ont fait les États-Unis pendant près de 80 ans grâce à leurs universités de renommée mondiale. » Un modèle aujourd'hui fragilisé par les décisions de Donald Trump, qui pourraient coûter aux États-Unis leur avantage compétitif technologique. Selon le président de l'Université PSL, la France a une carte à jouer, à condition d'attirer les étudiants internationaux mais aussi de les retenir. Comme le souligne El-Mouhoub Mouhoud : « Le taux de rétention des diplômés de master et de doctorat, et des jeunes chercheurs atteint 70 % aux États-Unis, contre moins de 40 % en France. Il faut donc aujourd'hui accélérer et simplifier les dispositifs pour réussir à fidéliser ces jeunes. »

À lire également

  • Les universités parisiennes s'allient pour accueillir les chercheurs américains
  • En France, les centres de recherche rêvent d'accueillir les cerveaux américains
  • Les recommandations de la Cour des comptes pour relancer l'attractivité du CNRS

Un constat partagé par Thierry Coulhon, président de l'Institut Polytechnique de Paris : « L'objectif n'est pas de gonfler les effectifs, mais d'attirer les étudiants internationaux les plus prometteurs, ceux qui deviendront les futures stars de la recherche, et de les accompagner dans des programmes de long terme. ».

Les deux présidents semblent voir leurs violons bien accordés. Reste à savoir si Emmanuel Macron jouera la même partition. Verdict à 11 heures, dans l'amphithéâtre de la Sorbonne.

Valentine Roux

Sur le même sujet

82 Rue de Tolbiac, Paris : Tolbiac- Opération de surélévation en milieu occupé d’un foyer de travailleurs migrants. Réhabilitation de 184 chambres et création de 70 logements supplémentaires + une maison relais. Ajout de 2 niveaux sur le bâtiment R+5...

Crise du logement : le Conseil de Paris vote le doublement de la taxe sur les logements vacants

En doublant la taxe sur les logements vacants en 2027, comme la loi le lui permet depuis l’adoption du budget 2026, la mairie de Paris espère récupérer 20 000 logements à la location ou à la vente. « Du matraquage fiscal », accusent les élus d’opposition de droite.

Immobilier
Trans-Alaska Pipeline (Photo d'illustration)

Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

Le gouvernement panaméen a annoncé son objectif de détenir 100 % de Petroterminal, aujourd'hui copropriété des Américains. L'Autorité du canal de Panama, une institution autonome de l'exécutif, prévoit par ailleurs d'entamer en 2027 la construction d'un gazoduc de 77 kilomètres.

Politique internationale
Des habitants du Venezuela mènent une opération de recherche et de sauvetage à La Guaira (Venezuela) le 28 juin 2026.

Logement, infrastructures, services publics : le Fonds monétaire international (FMI) débloque 346 millions de dollars pour la reconstruction du Venezuela

Le bilan des séismes au Venezuela a dépassé vendredi les 5 000 morts, un chiffre toujours provisoire trois semaines après la catastrophe qui a laissé des milliers de personnes sans abri, alors que Caracas a obtenu une enveloppe du FMI pour financer la reconstruction.

Politique internationale
Le logo de Polymarket apparaît dans cette illustration prise le 22 avril 2026.

Jeux d'argent illégaux : l'ANJ ordonne le blocage de Polymarket, le géant des paris prédictifs

L'ANJ a ordonné le blocage de cette plateforme de paris décentralisée Polymarket, accusée de promouvoir des jeux d'argent illégaux. Malgré son succès mondial et ses levées de fonds, ce site fait face à une régulation croissante.

Économie
La France affiche une inflation à 2 % en juin, loin des 2,8 % de la zone euro. Ce décrochage, lié à l'énergie, offre un avantage aux entreprises et un répit au pouvoir d'achat. Mais cette accalmie est fragile et ne garantit pas une exception face aux...

Inflation : la France à 2 %, la zone euro à 2,8 %, un avantage national sous la surveillance de la BCE

La France se démarque en juin avec une inflation à 2 %, bien en deçà de la zone euro (2,8 %). Ce ralentissement, dû à l'énergie, allège la pression sur les entreprises et le pouvoir d'achat. Un avantage relatif qui ne change pas la donne monétaire, la BCE, qui doit rendre ses décisions de politique monétaire jeudi 23 juillet, restant vigilante.

Premium
Finances Publiques
Le massif du Vignemale, plus haut sommet des Pyrénées françaises, en juillet 2026.

Comment l'Agence des Pyrénées accompagne les transformations économiques du massif

Cet acteur atypique du développement économique et touristique soutient les communes, associations et entreprises des cinq départements pyrénéens face aux mutations climatiques et économiques.

Premium
Consommation
Nice est la destination la plus visitée de France, après Paris.

Investissement : à Nice, l’hôtellerie locale fait de la résistance

Nice et la Côte d’Azur n’attirent pas que les touristes. La destination apparaît résolument attractive pour les investisseurs qui trustent les investissements hôteliers, en particulier haut de gamme et très haut de gamme. Mais les opérateurs locaux n’ont pas dit leur dernier mot…

Premium
Économie
Donald Trump s'est exprimé jeudi depuis la Maison Blanche.

Trump accuse la Chine de « la plus grosse opération de piratage de données électorales de l’histoire »

Le président des États-Unis a de nouveau accusé la Chine d’avoir volé des fichiers d’électeurs dans le cadre de l’élection de 2020. Une façon de jeter le discrédit sur le système électoral américain, à quatre mois des élections de mi-mandat qui s’annonce difficile pour le camp républicain.

Politique internationale