Les investissements dans le secteur énergétique restent insuffisants pour faire baisser les prix selon l'AIE
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Vue de la raffinerie de Ras Tanura appartenant à Aramco en Arabie Saoudite.
Reuters
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Vue de la raffinerie de Ras Tanura appartenant à Aramco en Arabie Saoudite.
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Si les objectifs de la transition énergétique pour décarboner l'économie mondiale sont clairs - zéro émission nette en 2050 -, en revanche, la voie pour les atteindre apparaît de plus en plus sinueuse, exigeant des investissements massifs à court terme dans le secteur de l'énergie.
En 2022, ils ont représenté 2.400 milliards de dollars à l'échelle mondiale, soit une progression de 8% par rapport à leurs niveaux d'avant la pandémie, selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Ils restent toutefois insuffisants selon l'agence pour faire baisser les prix de l'énergie qui atteignent des niveaux historiques et atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre qui favorisent le réchauffement climatique.
Néanmoins, une part importante - 1.400 milliards de dollars - est allée au développement du secteur de la production d'électricité à travers les énergies renouvelables - solaire et éolien - et l'extension des réseaux électriques, ainsi qu'aux mesures permettant d'améliorer l'efficacité énergétique.
Le secteur des hydrocarbures et dans une moindre mesure la production de carburant bas carbone a drainé un montant important mais inférieur à leur niveau d'avant la crise, malgré l'effet d'aubaine représenté par le prix élevé du pétrole, du gaz naturel et du charbon. « Le revenu net des producteurs mondiaux de pétrole et de gaz devrait doubler en 2022 pour atteindre un montant sans précédent de 4.000 milliards de dollars », souligne l'agence.
C'est l'objet d'une polémique outre Atlantique entre Joe Biden et les « majors » pétrolières à qui il reproche de ne pas investir dans le développement de la production préférant engranger des bénéfices historiques, alors que le prix de l'essence et du diesel atteignent des prix records qui pèsent sur les consommateurs dans un contexte d'inflation élevée.
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Cette hausse généralisée des prix a d'ailleurs absorbé une part non négligeable des investissements. « Près de la moitié des 200 milliards de dollars supplémentaires d'investissements en capital en 2022 seront probablement absorbés par des coûts plus élevés, plutôt que d'apporter une capacité d'approvisionnement énergétique supplémentaire ou des économies », indique l'AIE. Des majorations de coûts qui vont de la main d'œuvre aux services spécialisés en passant par l'augmentation des prix du ciment et de l'acier pour les infrastructures et la hausse du prix de l'énergie.