Les positions d'Emmanuel Macron critiquées en Israël
Nathalie Hamou
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Hier soir, tapis rouge pour le chef de l’État français à l’aéroport de Doha, au Qatar.
© Ludovic MARIN / POOL / AFP
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Hier soir, tapis rouge pour le chef de l’État français à l’aéroport de Doha, au Qatar.
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Le président français a prévenu hier Israël que l'objectif d'une « destruction totale du Hamas » devait être « précisé », car il risquait d'engendrer « dix ans » de guerre. Quelles seront ses chances d'obtenir un résultat tangible à Doha ? Une chose est sûre : son homologue israélien, Benyamin Netanyahou, a fait rentrer ses émissaires du Qatar, dont une équipe du Mossad, estimant que le dialogue était « dans l'impasse », puisque le Hamas n'a « pas respecté sa part de l'accord prévoyant la libération de tous les enfants et femmes selon une liste reçue et approuvée par lui ».
Vu d'Israël, ce périple d'Emmanuel Macron suscite peu d'attentes. La trêve d'une semaine rompue par le Hamas avec des tirs de roquettes vendredi à l'aube, la reprise des opérations militaires de Tsahal à Gaza, et la confirmation depuis vingt-quatre heures de la mort de sept otages israéliens civils, après la libération au compte-gouttes de 84 femmes et enfants israéliens (dont 4 des 8 otages ou portés disparus français) sur 240 captifs, a changé le contexte.
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La position que le président français défend sur le conflit israélo-palestinien en général, et depuis les événements du 7 octobre en particulier, passe mal. « Déjà, la visite en Israël du président Macron le 24 octobre a été ici jugée tardive, rappelle, à Tel-Aviv, l'historienne Miriam Rosman, spécialisée dans les relations franco-israéliennes. Il n'avait pas d'autre choix après la venue du président américain, Joe Biden, et celle du chancelier allemand, entre autres. Et le fait que 40 ressortissants français ont été tués pendant les massacres, le plus grand nombre de victimes civiles françaises tuées hors de l'Hexagone ces dernières années. Emmanuel Macron a rencontré les familles des otages et des victimes français. Il a tenu de beaux discours, mais l'interview accordée à la BBC durant laquelle il a exhorté Israël à arrêter de tuer des femmes et des enfants à Gaza a beaucoup choqué. »
Nathalie Hamou