Les sept armes imparables qui permettent aux Etats-Unis de dominer le monde

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Les Etats-Unis, l'hyperpuissance à qui rien ne résiste ou presque.
Les Etats-Unis, l'hyperpuissance à qui rien ne résiste ou presque. (Crédits : Mike Segar)
Le protectionnisme et une politique extraterritoriale agressive permettent aux Etats-Unis de Trump de dominer le reste du monde. Et le président américain vient de renforcer les mesures pour mieux contrôler les investissements étrangers aux Etats-Unis. En France, le Sénat plaide pour la mise en place de plateformes financières spécifiques et pour un rôle accru de l'euro afin de contrer les sanctions extraterritoriales américaines.

Les Etats-Unis, l'hyperpuissance à qui rien ne résiste ou presque. Avec Donald Trump, Washington assume aujourd'hui complètement ce rôle de gendarme du monde. L'actuel président américain ne fait pourtant qu'utiliser un arsenal judiciaire mis en place depuis longtemps par ses prédécesseurs comme les lois Helms-Burton et d'Amato adoptées en 1996. Elles pénalisaient les transactions commerciales réalisées respectivement avec Cuba, la Libye et l'Iran. Les précédents présidents américains n'ont jamais hésité eux non plus à se servir de cet arsenal.

En conséquence, entre 2009 et 2016, les banques européennes ont par exemple versé environ 16 milliards de dollars de pénalités infligées pour violations des sanctions internationales américaines et/ou de la législation anti-blanchiment aux administrations américaines, dont  8,97 milliards pour BNP Paribas. Ces sanctions entraînent "aussi, inévitablement, des interrogations sur un possible ciblage des entreprises européennes et sur la loyauté de certaines pratiques des administrations américaines", avaient d'ailleurs estimé en février 2016 les auteurs d'un rapport sur l'extraterritorialité de la législation américaine, les députés Pierre Lellouche et Karine Berger.

Souveraineté, Donald Trump réveille un peu l'Europe

Pour autant, Donald Trump va sans aucun complexe un cran plus loin. Le retrait unilatéral des États-Unis le 8 mai dernier de l'accord nucléaire avec l'Iran conclu en 2015 et la remise en application concomitante des sanctions américaines ont fragilisé, voire annihilé la mise en œuvre d'un accord politique pourtant jugé capital dans la lutte contre la prolifération nucléaire et pour la stabilité régionale. Cette décision entraîne un retrait massif des entreprises européennes des échanges avec l'Iran par crainte des sanctions extraterritoriales des États-Unis. Washington a également amplifié les sanctions contre la Russie de Poutine et a en outre lancé une guerre commerciale contre la Chine. C'est beaucoup. A tel point que les États-Unis pratiquent sans complexe une politique juridique extérieure...

Car au-delà des sanctions économiques et financières que les Etats-Unis infligent aux entreprises non américaines, Washington met en péril la qualité des relations transatlantiques et affecte surtout l'autonomie des décisions économiques des autres pays et leur souveraineté diplomatique. D'ailleurs on voit naître des alliances assez inimaginables il y a peu de temps encore : l'Union européenne s'allie à la Chine et la Russie pour contrer les Etats-Unis sur le dossier iranien. En France, le Sénat plaide pour la mise en place de plateformes financières spécifiques et pour un rôle accru de l'euro afin de contrer les sanctions extraterritoriales américaines. Ainsi, une plateforme comme celle dont l'Union européenne vient d'annoncer la création avec l'Iran permettra ainsi à ce pays de continuer à exporter du pétrole et à acheter des biens à l'étranger sans échanges financiers.

"Ce n'est pas une banque mais un dispositif sur lequel on enregistrerait des + et des -", a expliqué mercredi le sénateur Philippe Bonnecarrère, en saluant son côté à la fois "rustique et robuste". "Quand l'Iran vendrait du pétrole en Chine ou en Inde, des + viendraient s'aligner sur cette plateforme au prorata des ventes", a précisé le sénateur centriste du Tarn (Union centriste), auteur d'un rapport de la Commission des Affaires européennes du Sénat, intitulé "L'extraterritorialité des sanctions américaines : quelles réponses de l'Union européenne ?".

1/ L'arme de l'extraterritorialité

La domination des Etats-Unis sur le reste du monde tient à ce que certaines lois américaines s'appliquent à des personnes physiques ou morales de pays tiers en raison de liens parfois ténus avec les Etats-Unis (un paiement en dollars par exemple). C'est l'arme imparable des Etats-Unis pour sanctionner les personnes et les entreprises non américaines. Les lois s'appliquent notamment à toutes les sociétés présentes sur les marchés financiers réglementés américains. Ces lois concernent essentiellement trois domaines : les sanctions internationales imposées, y compris de façon unilatérale, par les Etats-Unis ; la corruption d'agents publics à l'étranger ; et, enfin, l'application de la fiscalité personnelle américaine aux citoyens américains non résidents. Pour Donald Trump, l'application d'une politique extraterritoriale agressive est semble-t-il sa doctrine.

2/ L'arme des sanctions économiques

Hier, Cuba, la Libye, le Soudan, aujourd'hui, l'Iran à nouveau, la Russie. Les États-Unis mettent en œuvre des sanctions économiques et embargos au cas par cas. Ainsi, le Congrès américain a voté la loi CAATSA (Counter America's Adversaries Through Sanctions Act ou en français "Contrer les ennemis des Etats-Unis par le biais des sanctions") pour sanctionner la Russie. Cette loi impose des sanctions économiques contre toute entité ou pays, qui conclut des contrats d'armement avec des entreprises russes. Les Etats-Unis ont également rétabli en mai un embargo contre l'Iran et demandent au reste du monde de le respecter sous peine d'imposer des pénalités financières aux entreprises américaines et étrangères qui y contreviendraient. Donald Trump a appelé fin septembre tous les pays de la planète à isoler le régime iranien, dénonçant la "dictature corrompue" au pouvoir selon lui à Téhéran.

Et gare à ceux qui voudrait passer entre les mailles du filet. L'Office of Foreign Assets Control (OFAC), service du Trésor qui veille à l'application des sanctions internationales américaines dans le domaine financier, emploie environ 200 personnes et dispose d'un budget de plus de 30 millions de dollars. L'OFAC surveille notamment les transactions financières mondiales pour détecter les mouvements suspects. Toutes les transactions faites par les circuits officiels sont enregistrées et donc contrôlables dès lors que l'on dispose de moyens de traitement de masse. C'est bien sûr le cas des Etats-Unis.

Ainsi, BNP Paribas s'est vu infliger en 2014 une amende stratosphérique de près de 9 milliards pour violation des sanctions internationales américaines. Dans cette affaire, le ministère de la Justice américain (Department of Justice) a mis en avant la dimension de sécurité nationale, qui est l'une des justifications traditionnelles de l'extraterritorialité. Début septembre, la Société générale a évalué à près de 1,2 milliard d'euros les amendes qu'elle devra payer après avoir effectué des transactions en dollars impliquant des pays sous le coup de sanctions américaines, notamment l'Iran.

Actuellement, Danske Bank, la plus grande banque danoise, a annoncé début octobre faire l'objet d'une enquête des autorités américaines. Sa filiale estonienne, qui est au centre du scandale, a vu transiter entre 2007 et 2015 quelque 200 milliards d'euros à travers les comptes de 15.000 clients étrangers non-résidents en Estonie. Les transactions ont été faites en dollars et en euros. Une part importante de ces fonds a été jugée suspecte, ce qui pourrait porter la somme d'argent sale à plusieurs dizaines de milliards d'euros, provenant essentiellement de Russie.

3/ L'arme anti-corruption

Pas question de badiner avec la corruption. Les Etats-Unis veillent. Ainsi, la législation américaine réprime la corruption d'agents publics à l'étranger. Cette lutte est incarnée par le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) de 1977. Et les Etats-Unis y ont mis les moyens. Ils ont à ce titre été parmi les principaux promoteurs de la Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales adoptée dans le cadre de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 1997. En outre, la lutte contre la corruption est clairement assumée comme la seconde priorité du FBI, juste après le contre-terrorisme.

Le non-respect de cette législation a d'ailleurs entraîné de très lourdes pénalités pour des entreprises européennes. C'est le cas d'Alstom qui a dû payer une amende de 772 millions de dollars en 2014 pour violation de la législation américaine anti-corruption. Siemens, qui a racheté l'activité transport d'Alstom, a également été rattrapé en 2008 par la justice américaine (800 millions) tout comme Total (398 millions), Alcatel (137 millions) et bien d'autres... Airbus est d'ailleurs dans le collimateur de la justice américaine, qui surveille les enquêtes du Serious Fraud Office britannique et du parquet national français lancées contre le constructeur européen.

4/ L'arme du protectionnisme commercial

C'est l'un des risques majeurs pour les échanges commerciaux mondiaux, la recrudescence des mesures protectionnistes. En 2017, 20% de ces mesures ont émané des Etats Unis, ce qui augmente considérablement leur impact sur l'économie mondiale, précisait AON dans sa 21e édition de la cartographie internationale des risques politiques, terrorisme et violences politiques. "L'impact des décisions de Donald Trump est significatif notamment dans la métallurgie et l'aéronautique et pourrait engendrer des mesures de rétorsion, principalement de la part de la Chine, avait estimé en avril dernier Jean-Baptiste Ory, responsable du Pôle Risques Politiques d'Aon France.

Il n'avait pas tort. Après l'imposition cet été de taxes punitives réciproques de 25% sur 50 milliards de marchandises, Donald Trump a imposé début septembre des tarifs douaniers punitifs sur des biens chinois représentant 250 milliards de dollars d'importations annuelles. Il menace également de frapper pour 267 milliards de dollars d'importations supplémentaires, soit la quasi-totalité des exportations de la Chine vers les États-Unis. Pékin avait promis de répliquer avec l'imposition de droits de douane de 5 ou 10% sur des produits américains d'une valeur de 60 milliards de dollars d'importations annuelles.

5/ L'arme du CFIUS

Les Etats-Unis étaient déjà l'un des pays où les acquéreurs étrangers devaient montrer patte blanche pour s'offrir une société américaine disposant de technologies sensibles. Pas suffisant pour Donald Trump. L'administration américaine a décidé mercredi de prendre de nouvelles mesures pour cadenasser son industrie des investissements étrangers. Les nouvelles règles, liées à la réforme du Comité sur les investissements étrangers (CFIUS) adoptée cet été, vont exiger des investisseurs étrangers qu'ils soumettent obligatoirement aux autorités toute prise de participation - et non plus seulement prise de contrôle - dans une entreprise américaine appartenant à l'un des 27 secteurs clés désignés, dont l'aéronautique, les télécoms, l'industrie informatique, celle des semi-conducteurs et des batteries. Cette réforme constitue la première mise à jour des règles du CFIUS depuis plus de 10 ans. Toutefois, l'administration Trump préparerait d'autres réglementations pour les domaines de l'intelligence artificielle et des infrastructures.

Ces nouvelles règles prendront effet le 10 novembre avant une mise en application définitive dans 15 mois. Elles prévoient désormais que tout investissement étranger dans une des industries clés soit passé sous revue et éventuellement bloqué s'il représente "une menace d'érosion de la supériorité technologique", selon un haut responsable du Trésor. Trois critères vont ainsi motiver l'inspection du CFIUS : s'il y a prise de participation étrangère, d'où qu'elle vienne, même minoritaire; s'il y a attribution à un étranger d'un siège au conseil d'administration de l'entreprise américaine visée, et si l'investisseur étranger peut influencer les prises de décision au sein de cette entreprise technologique.

Aucun pays étranger n'était spécifiquement visé, mais par le passé, le CFIUS, un organisme intergouvernemental dont la tutelle est le Trésor, a bloqué des prises de contrôle par des investisseurs chinois. Huawei a déjà dû renoncer à l'acquisition des sociétés américaines informatiques 3 Leaf en 2012 et 3 Com en 2008. En 2016, selon les derniers chiffres, le CFIUS avait examiné 172 transactions, qui étaient à l'époque des prises de contrôle, et lancé 79 enquêtes avec une seule décision défavorable.

6/ L'arme ITAR

Quatre lettres inquiètent les industriels de la défense : ITAR (International Traffic in Arms Regulations). Pourquoi? Si un système d'armes contient au moins un composant américain sous le régime de la réglementation américaine ITAR, les Etats-Unis ont le pouvoir d'en interdire la vente à l'export à un pays tiers. Or beaucoup de sociétés françaises et européennes intègrent des composants américains notamment électroniques, dans de nombreux matériels, tout particulièrement dans les domaines aéronautique et spatial. "Notre dépendance à l'égard des composants soumis aux règles ITAR est un point critique", avait reconnu en mai 2011 à l'Assemblée nationale le PDG de MBDA, Antoine Bouvier.

Washington a récemment frappé d'un veto l'industrie d'armement tricolore en interdisant l'exportation du missile de croisière Scalp de MBDA vers l'Egypte et au Qatar. En conséquence, cette décision freine la vente de Rafale supplémentaires au Caire. C'est clairement une atteinte à la souveraineté de la France. Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis jouent avec les nerfs de la France. Ainsi, ils avaient longuement hésité à faire jouer la réglementation ITAR sur un dossier français en Inde. Ils ne l'ont finalement pas fait. En 2013, ils avaient déjà refusé une demande de réexportation aux Emirats Arabes Unis de composants "made in USA"  nécessaires à la fabrication de deux satellites espions français (Airbus et Thales). La visite de François Hollande aux États-Unis en février 2014 avait permis de régler positivement ce dossier.

7/ L'arme du Cloud Act

Désormais, le Cloud Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act) s'applique à toutes les sociétés relevant de la juridiction des Etats-Unis et qui contrôlent les données quel que soit le lieu où elles sont stockées, selon l'avocat Yann Padova. Les grands acteurs américains du cloud et leurs filiales devront donc s'y conformer. Tout comme le devront les autres entreprises du secteur, y compris européennes, qui opèrent sur le territoire américain. Clairement, des données stockées hors des États-Unis mais sur des serveurs appartenant à des sociétés américaines ne peuvent plus être considérées comme sécurisées. Le Cloud Act donne la possibilité aux États-Unis d'accéder aux données dès lors qu'elles sont hébergées par des Cloud Providers américains, sans que les utilisateurs en soient informés, quand bien même ces données seraient stockées en France ou concerneraient un ressortissant européen, et ce sans passer par les tribunaux.

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Commentaires
a écrit le 16/10/2018 à 23:03 :
A quand un marché réglementé des matières premières en euro ? Aux calendes grecques ?
Par exemple, si une entreprise veut acheter du cuivre, elle est obligée pour l'instant de le faire en dollars, et donc d'être sous le joug américain.
Et après on se plaint que les populismes fassent des scores pareils. Il faut pas se plaindre.
a écrit le 15/10/2018 à 8:26 :
L'US tonne, l'Europe ronronne dans le confort feutré de ses assemblées, un plan d'attaque et non de défense passive, devrait déjà fonctionner.
a écrit le 15/10/2018 à 4:11 :
L'état américain a une dette gigantesque qu'il ne pourra jamais combler mais chut c'est un secret..
a écrit le 15/10/2018 à 1:41 :
Après avoir mis le chaos dans le monde et s'être copieusement enrichi les 1% américains prépareront bien une guerre, cette fois ci mondiale où l'Europe sera bien évidemment en ligne de mire !
a écrit le 13/10/2018 à 10:42 :
Ben en 2007on avait une occasion unique de planter le dollar et mettre l'Euro en valeur, on s'est ruinés à le sauver, on en paye les conséquences.
Reste encore la Russie futur partenaire après le départ de Poutine, puis les accords avec les Chinois qui sont donnant donnant et nos cultures hyper compatibles, on peut se passer des Américains sans problème.
a écrit le 13/10/2018 à 10:18 :
Tant que l'on ne fait pas une Union européenne intégrée et alors que l'euro est demandé par les pays également touchés on aura toujours ce type de situation. Certains veulent l'Europe des Nations alors qu'il fait désormais plus d'Europe avec plus d'intégration. C'est facilité par les échanges intra-européens. Sinon on va de nouveau éclater comme le veulent Poutine ou Trump. Donc le choix est clair, votez pour les partis pro-européens et non les partis séparatises comme le FN/RN etc. qui profitent de l'Europe comme Nigel Farage pour se financer sur notre dos mais n'ont rien à faire au Parlement européen.
Réponse de le 14/10/2018 à 21:51 :
Vous avez tout à fait raison c’est la seule solution
a écrit le 12/10/2018 à 15:10 :
Il s'agit simplement de rackets contre lesquels la commission "européenne" et
nos gouvernements se couchent lamentablement commz des Daladiers.
Commencer par le début:
payer les matières premières et échanges commerciaux en euros et plus en dollar.
a écrit le 12/10/2018 à 12:48 :
Article facile et souvent inexact par son imprecision.
En particulier sur le Cloud act qui remet justement le juge dans la plupart des procédures et clarifie le cadre de pratiques existantes.

Vous m'aviez habitué à plus de rigueur et de qualité...
a écrit le 12/10/2018 à 10:51 :
Qui commande à l' UE ? En voilà une question et s' il en était encore besoin ! https://reseauinternational.net/quand-volker-decide-des-loi…
que-reste-t-il-de-la-souverainete/
a écrit le 12/10/2018 à 0:11 :
Il est impératif de se passer des USA. On peut encore contourner en attendant éventuellement.
Aucun pays ne doit pouvoir imposer sa loi au reste du monde.
a écrit le 11/10/2018 à 20:18 :
Un inventaire à la Prévert, probablement juste et probablement qu’il en manque.
De plus, il semblerait que leur président actuel ait actionné beaucoup de gâchettes simultanément, ce qui rend le tir « des armes » imprécis et augmente l’incertitude sur les victimes potentielles.
Habituellement, les grandes puissances le deviennent également en s’appuyant sur des alliés. Et non en les écrasant, risquant de déstabiliser l’ensemble. Heureusement les américains disposent de contrepouvoirs stables et sont autant que nous attachés à la liberté. Par ailleurs, c’est de bonne guerre économique, d’où l’intérêt des accords commerciaux et pour négocier la réciprocité, le besoin d’une union européenne forte.
A propos d’Europe, on a un peu tardé à se réveiller, bercés par des illusions.
Ce qui, pour rester chez Prévert fait penser au poème : « Pour faire le portrait d'un oiseau »
Où l’on peint la cage et l'on attend…
Il serait peut être temps de peindre l’oiseau.
a écrit le 11/10/2018 à 18:27 :
Ces armes ne sont pas imparables loin de là, elles ne fonctionnent que parce que les USA sont la puissance n°1, ce qui dans 10 ans ne sera plus le cas.
La réalité c'est que les autres pays sont déjà en train de se préparer à un monde où les USA ne sont plus la puissance n°1. La Chine ne plie pas devant la guerre commerciale, l'inde achète des S400 à la Russie, l'UE cherche à contourner l'embargo sur l'Iran et commence à matraquer les GAFA d'amendes.
Donc pour résumer, Trump est en train de cramer toutes ses cartouches trop vite et cela aura des conséquences sur les futures alliances du monde multi-polaire qui se dessine.
Après les économistes disent que les USA vont très bien. Mais même si c'est le cas, la Chine a un rythme de croissance face auquel les USA ne peuvent rien, c'est mathématique. Et quand la Chine doublera les USA, c'est elle qui prendra possession de ces armes imparables.
a écrit le 11/10/2018 à 17:37 :
Face à une Europe de technocrates soumis, incompétents quand ceux ci ne sont pas juste des marionettes des US (Young Leaders, Atlantic Council...), c'est un boulevard pour l'administration américaine d'ainsi asservir une Europe faible et docile
Réponse de le 13/10/2018 à 16:31 :
Tout à fait d'accord.
Il faut de plus ajouter que l'Allemagne, le véritable patron de l'Europe aujourd'hui, s'accomode très bien avec cette situation
a écrit le 11/10/2018 à 17:10 :
Et pendant ce temps là, l'UE ne fait rien, elle s'agenouille devant l'oncle Sam. Nos élites se moquent de Trump, pourtant il obtient des résultats. En France avec nos énarques, nous avons un chômage de masse depuis 20 ans, une dette abyssale et une industrie en lambeaux.
Réponse de le 12/10/2018 à 12:06 :
Oui pour les résultats... La Chine a un excédent commercial record avec les états Unis ! Preuve de l'inefficacité des mesures protectionnistes
a écrit le 11/10/2018 à 16:55 :
Arme très importante également, l'espionnage mondial militaire et commercial, révélé en partie par Snowden en 2013, sur la NSA , le réseau Échelon . Dans les affaires et les négociations internationales : avantage garanti .
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/comment-les-etats-unis-espionnent-en-france-legalement-496371.html
a écrit le 11/10/2018 à 16:47 :
Kudlow, le "conseiller économique" (qui n'est pas économiste) de Trump, vient de faire une déclaration du genre : "nous sommes les plus forts ; on écrase tout le monde". ces technocrates US sont ridicules.
Kudlow a l'habitude de se planter dans ses analyses/prédictions. décembre 2007, par exemple : "il n'y aura pas de récession. il est temps de passer à autre chose" ("The recession debate is over", National Review, 05/12/2007).
a écrit le 11/10/2018 à 16:08 :
Que dire des armes plus soft qui sont les agences de notation financières (toutes Américaines) qui savent tout de la situation financière des grandes boites Européennes et la présence des fonds de pensions Américaines dans les conseils d'administration qui sont non seulement au courant de la stratégie de nos entreprises, mais les forcent à arbitrer qu'en faveur de leurs intérêts.
a écrit le 11/10/2018 à 15:35 :
Et pendant ce temps là le Parlement Européen récompense une personne ayant hébergé des immigrés clandestins. Stop ou Encore ?
a écrit le 11/10/2018 à 15:27 :
La huitième est : l'incapacité de l'Europe à s'émanciper et de devenir la nation "phare". Bref, qu'il est doux de se faire coloniser et attendons la guerre.
a écrit le 11/10/2018 à 13:47 :
Macron est son grand ami ....... c'est le seul car personne ne veut être ministre d'un premier communiant !
Réponse de le 11/10/2018 à 14:44 :
Trump - macron : qui se ressemble... Et on voit dans quel état pitoyable se trouvent les deux pays dirigés par ces égocentriques caractériels. La preuve par l'absurde... ou par les absurdes...
a écrit le 11/10/2018 à 12:42 :
D'où la nécessité d'avoir un euro étendu et plus fort donc plus d'intégration et d'Union européenne, la seule à même de contrer les excès de pouvoir des Etats-Unis ou de la Russie et de la Chine. Nous sommes dans l'Europe des Nations que préconise des partis séparatistes comme le RN ex FN, il faut faire les Etats-Unis d'Europe. Ca fait des siècles que l'on cherche à faire l'Union européenne depuis avant Charlemagne et que d'autres pays comme la Russie ou Trump avec Steve Bannon cherchent à la démanteler y compris en finançant des partis séparatistes comme le FN/RN etc et en manipulant les opinions.
Réponse de le 11/10/2018 à 15:33 :
Hélas, dans le contexte actuel je ne vois pas l'euro évoluer vers une monnaie internationale, l'Europe ou plus exactement les Europes sont contrôlées par les USA et le dollar est leur monnaie et notre problème.
Réponse de le 11/10/2018 à 16:01 :
L'Europe est complice des USA. Il ne faut donc pas s'attendre à une quelconque réaction. L'occident c'est servi de la mondialisation comme d'un cheval de Troie. Ils se sont implantés partout et ont imposé le dollars comme monnaie d'échange. Cela leur permet aujourd'hui de légitimer leur comportement et d'imposer leurs décisions.
a écrit le 11/10/2018 à 12:00 :
Et dire qu'en ce moment, le gouvernement polonais, qui reçoit les subsides européens, supplie les US de leur fournir toutes sortes d'armes et même l'établissement d'un Fort Trump en Pologne. Comme quoi, il y a des européens qui sabotent l'UE et qui contribuent à la domination etatsunisienne.
a écrit le 11/10/2018 à 11:46 :
il n'y a rien à faire. le pays est décadent, un désastre majeur. largement à cause de leur néolibéralisme inepte. c'est pour cela qu'il est sur la défensive.
endettement gigantesque, déficits énormes et qui augmentent, très faible taux d'épargne, chute du taux d'activité des américains, énormément de travailleurs bas salaires, pauvreté élevée, faible classe moyenne, fortes inégalités, logement/santé/éducation inabordables, chute de la natalité, très mauvaise santé, violence, "entreprises" stars bidons, dépendance à finance/immobilier/consommation/pétrole-gaz/Tech irresponsables, etc...
au tour de la France d'aider ses amis ? restaurer la Nouvelle France pour amener la civilisation en Amérique ?
Réponse de le 11/10/2018 à 12:09 :
Vous dites que Usa sont un pays décadent , peut-être, mais c'est le Maître du monde, du moins de tous ces pays (protetorats) européens qui ne savent que se coucher devant le Maître ! Ils acceptent l'extra-territorialité des lois américaines ; ils acceptent ce qu'ils ont imposé aux colonies au XIX°s .
a écrit le 11/10/2018 à 11:11 :
mais ...ils n'ont pas toutes les armes , et entre autre pas le monopole du BOYCOTT...
si seulement pendant 1 semaine , les gens n'utilisaient pas leur Carte de credit , je pense que celà ferait un certain raout .
a écrit le 11/10/2018 à 11:01 :
"Le dollar est notre monnaie et votre problème"! Cette "création" US, qu'est cet administration hors sol qu'est l'UE de Bruxelles et son revers l'OTAN, n'a pas pour rôle de faire contre poids au américain contrairement a la propagande! Elle a simplement pour rôle d’enchaîner les États sous domination!
Réponse de le 11/10/2018 à 12:45 :
C'est justement parce que nous sommes dans l'Europe des Nations et pas dans les Etats-Unis d'Europe avec un euros renforcé que cette situation a lieu. Ce n'est pas chaque Nation comme on le voit qui peut faire face à la Russie, Chine ou Etats-Unis mais bien de réls Etats-Unis d'Europe.
Réponse de le 11/10/2018 à 13:21 :
@La Réalité est que l' Ue est la propriété des américains et que Juncker en se trouvait au Luxembourg à la tête du réseau dormant Gladio ou Stay Behind qui pratiquait à tour de bras l' écoute de ses concitoyens et pas pour le plaisir des européen, réseau rappelons le, digne héritier de la guerre froide. L' UE ventre mou est une entité qui ne fonctionnera JAMAIS car elle n' est que la somme d'intérêts divergents et à fortiori car il n' y a pas de peuple européen ce que les anglais viennent de le comprendre qui nous montrent l' exemple du Brexit..

« Toutes les grandes luttes syndicales depuis notre adhésion à l’UE se sont terminées par des défaites.
...
Dire que l’UE est la pierre angulaire de tous les droits des travailleurs est la plus grande injure que j’ai entendue dans ma vie.
Nous avons voté pour la possibilité de reconstruire notre économie, notre industrie et nos services publics dévastés.
...
Nous avons sacrifié deux générations à un ordre du jour fixé par les banques.
...
Des pays comme la Grèce ont été dépecés par l’UE à un degré jamais vu en temps de paix »
https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-ue-nous-la-quittons-en-mars-208372
Réponse de le 11/10/2018 à 18:46 :
Visiblement vouloir créer un nouveau nationalisme au niveau de l'Europe pour contrer d'autre nation historique, c'est vouloir rechercher le conflit armé! Alors, que l'on recherche plutôt la décentralisation pacifique!
Réponse de le 11/10/2018 à 19:24 :
Comment est ce possible d'avoir le même pseudo pour deux utilisateurs différents?
a écrit le 11/10/2018 à 10:53 :
UE: "Hum article intéressant, attendez on va tous se réunir avec le consortium financier européen, bien analyser la problématique et dans moins de deux ans et treize réunions vous aurez une réponse, promis ! On est vraiment géniaux."

Vite un frexit.
Réponse de le 11/10/2018 à 12:02 :
@cliarvoyant oui un Frexit pourquoi ..? Pour sortir de la vassalité uE/US entretenue par tous les présidents depuis de Gaulle . Pourquoi donc les deux derniers sont labellisés Young Leaders à votre avis quand Sarkozy était de la French American Foundation ?
"La French-American Foundation - France est une organisation qui se consacre à « renforcer les liens entre la France et les États-Unis ».

Fondée en 1976, elle se donne pour objectif d'encourager un dialogue actif entre les deux pays. L'une de ses activités principales est l'organisation de séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse1 « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines ». Ces séminaires sont un des instruments du soft power américain2. "
https://fr.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation
Réponse de le 12/10/2018 à 9:01 :
"Pour sortir de la vassalité uE/US entretenue par tous les présidents depuis de Gaulle"

Non moi ce n'est pas pour cela que je veux sortir de l'UE.

ET merci de valider ce commentaire bon sang !
a écrit le 11/10/2018 à 10:11 :
L'article tombe totalement à côté de la plaque car elle ne voit que les conséquences et non les causes.
Un loi d'extraterritorialité exercée par le Mozambique n'aurait aucun effet, idem pour les autres mesures. Les éléments évoqués dans l'article ne sont utiles que parce que les USA ont des atouts stratégiques donnant de la force aux mesures citées.

Ainsi, très clairement les lois d'extraterritorialité sont terrifiantes parce que le DOLLAR est omniprésent dans les échanges territoriaux. Le Cloud act est ravageur parce que le capitalisme numérique est dominé par les USA. L'ITAR parce que les USA possèdent la première armée du monde et sont les principaux exportateurs d'armes. Le protectionnisme parce que les USA sont le premier marché du monde, encore devant la Chine.

On aurait pu citer également l'anglais, le soft power américain véhiculé par la langue dominante, et enfin la stabilité gouvernementale. On n'y songe guère, mais les USA n'ont jamais changé de régime depuis l'indépendance. Pas sûr qu'il y ait d'autres exemples dans le monde en la matière.
Réponse de le 11/10/2018 à 12:29 :
Le USD omniprésent dans les échanges internationaux ? Faux et archi-faux. De pus en plus de pays, et pas les plus insignifiants, ont renoncé au USD dans leurs échanges bilatéraux. Il n'y a que les pays vassaux, "gouvernés" si l'on ose ainsi dire par des minables crétins, qui se réfèrent encore à la monnaie us qui est loin, très loin même d'être incontournable. De manière plus générale, les usa sont loin de dominer le monde comme le prétendent cet article et quelques nervis. Surendettés et au bord de l'implosion, les usa ne tiennent leur tête hors de l'eau, de manière très provisoire, qu'en accentuant sans cesse leur colossal endettement qui est intenable à moyen terme; De même, les "mesures" prises par le débile caractériel de la maison-blanche sont aussi intenables et ne peuvent qu'aboutir à une seule issue : l'écroulement de l'économie us qui est, comme la monnaie, loin d'être incontournable ou essentielle. Toutes les entreprises us de quelque importance font appel à des composants ou des sous-traitants étrangers, et notamment chinois. Et pour cause : les compétences sont aux usa identiques à celles de la france : on en parle beaucoup mais elles sont loin d'être effectives et réelles. Les usa, c'est uniquement et exclusivement du bluff qui ne trompe qu'une poignée de pauvres décérébrés ou de pitoyables nervis. Y compris en ce qui concerne les politiciens, européens entre autres. Même au niveau militaire : cela fait des décennies que les usa s'en ramassent plein la tronche et qu'ils perdent lamentablement tous les conflits - illégaux, même - qu'ils provoquent : Vietnam, Corée, Baie des Cochons, Mogadiscio, Irak, Afghanistan... ils perdent tout, lamentablement, même quand ils font appel à des exécuteurs des basses oeuvres européens. Les usa ? Du bluff. Et, qui plus est, du bluff inutile qui ne trompe nullement ceux qui ont pour deux sous d'intelligence et le courage de penser par eux-même
a écrit le 11/10/2018 à 9:58 :
Conclusion? On courbe l'échine où on se détache?
Réponse de le 11/10/2018 à 14:23 :
La réponse est évidente, logique et imparable : basta les usa. Boycott usa. Et, en plus, c'est très facile à faire !
a écrit le 11/10/2018 à 9:50 :
Les USA affaiblissent l' UE qui est une propriété us https://www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE et les pays extérieurs qui se laissent faire, perdent à chaque fois.
L' Inde vient de prouver en achetant des S400 démontre qu' elle se fiche éperdument des sanctions russes et la tentative d' entraver les BRICS est aussi en train d' échouer. Le monde doit se découpler du dollar et des américains et seuls ceux qui en ont la volonté réussiront en partageant d' autres alliances en face de ceux qui pratiquent quotidiennement et depuis des années, le "divide and conquer".
Il faut installer pour cela et par le vote à la tête des états les hommes qu' il faut, ce qui n' a jamais été fait. C' est aussi l' une des raisons de l' épuisement notoire de l' UE.
Réponse de le 11/10/2018 à 10:29 :
des sanctions Us bien sûr.

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