Macron appelle les entreprises françaises à se « réveiller » en Afrique
Paul Marion
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« Il faut un réveil collectif. On doit y aller et se battre »
Reuters
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« Il faut un réveil collectif. On doit y aller et se battre »
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Moins de présence militaire, plus de coopération économique. Ainsi pourrait-on résumer à grands traits la stratégie africaine de la France esquissée ce lundi par Emmanuel Macron. Très attendu sur la question du déploiement des soldats français en Afrique, le chef des Armées a confirmé qu'aucune des grandes bases françaises à Libreville, Dakar, Djibouti ou Abidjan ne serait fermée.
Néanmoins, les effectifs militaires français doivent y être réduits et les installations pourraient être reconverties en académies militaires, directement gérées par les pays hôtes. En rupture affichée avec la « Françafrique », dont il dit n'avoir aucune « nostalgie », le Président désire que les relations franco-africaines ne soient plus régies par les seuls enjeux de sécurité.
En clair, la France ne compte pas entrer en rivalité militaire avec les mercenaires russes qui débarquent au Mali ou en Centrafrique. Mais elle veut participer pleinement à l'âpre compétition économique qui se joue sur le sol africain. Et rien n'est gagné à écouter le Président de la République, qui a adressé son mécontentement aux milieux économiques français présents de l'autre côté de la Méditerranée.
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Son discours, tenu sous les ors de la salle des fêtes de l'Elysée, a établi un premier bilan de l'influence française en Afrique depuis son arrivée au pouvoir en 2017. Et d'un point de vue économique, il n'en est pas satisfait. En Afrique, les entreprises françaises ne « vont pas dans la bonne direction » et perdent des parts de marché au profit de « pays moins présents historiquement et moins armés que nous », a-t-il pointé.
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En cause selon Emmanuel Macron : « la logique de rente » qui prévaut dans la tête des dirigeants économiques français vis-à-vis du continent et « les travaux de moindre qualité » qu'ils livrent sur place. A l'écouter, les entreprises tricolores ne sont pas suffisamment « prêtes à se battre » pour décrocher des contrats, lors de ces déplacements, a-t-il affirmé, déplorant que certains groupes français envoient lors de rencontres officielles leur « N-10 face à des chefs d'Etat africains » aux côtés des délégations élyséennes.
Paul Marion