Meurtre de Khashoggi : un an après, deux proches de Trump au "Davos" saoudien

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Jared Kushner (à droite) et Steven Mnuchin.
Jared Kushner (à droite) et Steven Mnuchin. (Crédits : Reuters)
Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, et le conseiller présidentiel, par ailleurs gendre de Donald Trump, Jared Kushner, dirigeront la délégation américaine au "Davos dans le désert", le sommet économique annuel saoudien, un an après l'assassinat de l'opposant saoudien Jamal Khashoggi, a indiqué mardi le New York Times.

C'est un déplacement qui va assurément faire du bruit. Un an après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le département du Trésor américain, précise le New York Times, a confirmé la présence du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, et du conseiller présidentiel Jared Kushner, à la conférence le "Future Investment Initiative", dans la riche monarchie pétrolière, à Ryad. Le sommet de 2018 avait été compromis par l'assassinat de l'opposant, également éditorialiste, par des agents de son pays dans le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul le 2 octobre 2018.

Des dizaines de responsables et représentants des milieux d'affaires de par le monde avaient boycotté la réunion, suite à l'indignation mondiale suscitée par ce meurtre. Plusieurs responsables américains des finances et de l'industrie font cependant le déplacement cette année, tout comme Brian H. Hook, envoyé spécial du département d'Etat pour la politique iranienne, ou le secrétaire à l'Energie, Rick Perry.

MBS dément toujours son implication dans l'assassinat

Le Trésor américain, contacté par l'AFP, n'était pas immédiatement disponible pour des précisions. Le "Davos dans le désert" doit débuter mardi prochain dans le luxueux Ritz-Carlton de Ryad pour des discussions sur l'économie mondiale et l'inclusion de la main d'oeuvre. La conférence est organisée par le Fonds pour les investissements publics, le principal organisme du royaume pétrolier en charge des investissements et qui ambitionne de conduire "la transformation économique de l'Arabie saoudite".

Lire aussi : L'affaire Khashoggi jette une ombre sur le "Davos du désert" saoudien

Le prince Mohammed ben Salmane, l'homme fort du pays, s'efforce de se présenter comme un réformateur et dément être impliqué dans le meurtre de Jamal Khashoggi ou en avoir été alerté à l'avance. Le prince avait rencontré personnellement en juin le président Donald Trump en marge du sommet du G20 à Osaka, au Japon. Le président américain s'était alors félicité que les Saoudiens avaient investi 400 milliards de dollars ces dernières années aux Etats-Unis.

Les organisations de défense des droits humains profitent toutefois du premier anniversaire de l'assassinat de Jamal Khashoggi pour réclamer de nouveau une enquête des Nations Unies sur cette affaire. "Les autorités saoudiennes ont fait obstacle à une recherche significative des responsabilités dans le meurtre de  Khashoggi", dénonce dans un communiqué Human Rights Watch.

Lire aussi : Meurtre de Khashoggi: pour la première fois, Mohamed ben Salman dit assumer

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Commentaires
a écrit le 24/10/2019 à 9:26 :
UN lien stupide entre deux phénomènes distincts, le trump bashing imposé vous fait raconter n'importe quoi n'importe comment.

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