Khashoggi: Griveaux promet des sanctions françaises si la responsabilité de Ryad est "avérée"

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Paris balaye les accusations de destabilisation de salvini
Charles Platiau

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La France prendra des sanctions "si la responsabilité de l'Arabie saoudite est avérée" dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et que les faits sont "corroborés par nos services de renseignement", a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
En revanche, "dans l'hypothèse où la responsabilité de l'Arabie saoudite est avérée, alors nous en tirerons les conséquences et nous prendrons des sanctions (...) pas seulement sur les armes", a ajouté M. Griveaux.
Auparavant, la présidence avait souligné ne vouloir prendre "aucune décision hâtive" quant à ses relations avec l'Arabie saoudite, et avait appelé Ryad à mener "une enquête crédible et à établir tous les faits et toutes les responsabilités" sur ces "faits extrêmement graves".
Jamal Khashoggi, un éditorialiste qui collaborait avec le Washington Post, a été tué le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul, où il s'était rendu pour obtenir des documents administratifs en vue de son prochain mariage.
Paris, Londres et Berlin avaient estimé dimanche qu'il y avait "un besoin urgent de clarification" sur les circonstances de sa mort "inacceptable". Le président américain, Donald Trump, dont le pays est un allié proche de l'Arabie saoudite, a jugé mardi que le meurtre avait donné lieu à "l'une des pires opérations de dissimulation de l'histoire".
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En France, la cheffe de file des députés socialistes, Valérie Rabault, a critiqué mercredi le "silence assourdissant" de Paris sur l'affaire, jugeant que les ventes d'armes à Ryad pouvaient être remises en question. Selon Valérie Rabault, qui s'exprimait devant l'Association des journalistes parlementaires, "la France est en train de perdre son essence" en matière de défense des droits de l'Homme.
Le "partenariat" de la France "avec l'Arabie saoudite est de long terme dans les domaines pas seulement de l'armement mais aussi économique, culturel, stratégique", a fait valoir la présidence française.
En matière de ventes d'armes, "sur dix ans, l'Arabie saoudite est notre deuxième client, entre 2007 et 2017", mais la France est aujourd'hui le "8e fournisseur de l'Arabie saoudite dans le domaine militaire, très loin derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni", souligne l'Elysée.
Pour sa part, Emmanuel Macron a refusé mardi 23 octobre de s'exprimer sur une possible suspension des ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite, comme son partenaire allemand l'y invite en raison des interrogations qui demeurent autour de la mort du journaliste Jamal Khashoggi.
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Dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel a prévenu que Berlin n'autoriserait pas en l'état d'exportations d'armes vers l'Arabie saoudite. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a, lui, affirmé ne pas exclure que le Canada puisse annuler un important contrat de vente d'armes à Ryad.
(avec AFP et Reuters)
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