Obama fustige la fin du programme en faveur des jeunes sans-papiers

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Le président américain Donald Trump a officialisé mardi sa décision de supprimer le programme de protection des immigrés arrivés clandestinement aux Etats-Unis alors qu'ils avaient moins de 16 ans. La suppression de ce programme appelé DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) se fera par étapes. Donald Trump a laissé six mois au Congrès pour légiférer sur le sort de ces 800.000 "Dreamers" qui bénéficient de ce statut. Seulement quelques heures après l'annonce du secrétaire à la Justice Jeff Sessions, l'ancien président Barack Obama n'a pas tardé à sortir de sa réserve en fustigeant cette décision.
Dans un communiqué, l'ex-chef d'Etat a qualifié ce choix de "décision politique", "erronée" et "cruelle". "ll s'agit de jeunes gens qui ont grandi aux Etats-Unis - des enfants qui ont étudié dans nos écoles, des jeunes adultes qui démarrent leur carrière, des patriotes qui défendent notre drapeau" ,a expliqué le démocrate.
Barack Obama a poursuivi en rappelant que "quelles que soient les inquiétudes ou les récriminations que peuvent avoir les Américains sur l'immigration en général, nous ne devrions pas menacer l'avenir de ce groupe de jeunes gens qui ne sont pas là par leur faute, qui ne constituent pas une menace et qui ne nous privent de rien".
Cet argument s'approche de celui souvent avancé par les grandes firmes technologiques comme Google ou Facebook qui soulignent "que les 'Dreamers' ont grandi et ont été éduqués aux Etats-Unis, qu'ils sont intégrés à la société américaine et qu'ils représentent une chance pour l'économie du pays", rappelle Reuters.
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Après avoir signé une lettre ouverte la semaine dernière avec 350 dirigeants, le Pdg d'Apple Tim Cook a exprimé sa consternation mardi dans la soirée.
De son côté, Microsoft qui explique employer "39 Dreamers", se dit aussi "déçu" par cette décision, que le groupe considère comme "un gros recul pour le pays tout entier".
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Pour le Pdg de Facebook, Mark Zuckerberg, "c'est un jour triste pour notre pays". Cette décision n'est pas "seulement mauvaise", elle est "cruelle", dit-il aussi sur le réseau social, pressant lui aussi le Congrès "d'agir".
Dans un communiqué, le groupe de pression Business Roundtable, représentant une partie du patronat américain, a exprimé sa position très critique à l'égard de la décision du président Trump.
Les membres de la Chambre des représentants et les Sénateurs risquent d'être sous pression dans les prochaines semaines.
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