Pas de récession en vue pour les Etats-Unis, l'Europe plus « vulnérable » (Yellen)
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La secrétaire d'Etat au Trésor américain Janet Yellen.
Reuters
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La secrétaire d'Etat au Trésor américain Janet Yellen.
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Les Etats-Unis ne pensent pas entrer en récession. C'est en revanche moins sûr pour l'Europe, beaucoup plus touchée par la crise en Ukraine en raison de sa dépendance à l'énergie russe. C'est en tout cas ce qu'a estimé ce mercredi la secrétaire d'Etat au Trésor américain Janet Yellen.
Elle rejoint ainsi les propos du président de la banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed), Jérôme Powell, qui le 4 mai assurait que l'économie américaine restait solide, même si la croissance ralentissait, et qu'elle ne présentait pas de risque immédiat de récession.
En effet, l'économie américaine a connu une reprise économique vigoureuse après la pandémie de coronavirus, grâce notamment à de vastes plans de relance de l'État fédéral. Mais ces derniers mois, l'inflation et les perturbations sur les chaînes mondiales d'approvisionnement, causées notamment par la guerre en Ukraine et la pandémie de coronavirus en Chine, ont freiné cet élan. Le pays a ainsi connu une chute de 1,4% du Produit intérieur brut au premier trimestre 2022. Mais les dirigeants américains assurent ne pas s'attendre à une récession technique, c'est à dire deux trimestres de suite en baisse. Certains experts n'excluent toutefois pas une récession pour le début de l'année prochaine, si les prix restaient élevés malgré des hausses de taux.
Le scénario d'une récession s'explique par la hausse des taux nécessaire (enclenchée en mars) pour freiner la demande et par conséquent l'inflation. L'équation à résoudre est difficile : à quel niveau porter les taux directeurs cette année pour contrôler la hausse des prix sans provoquer de récession, laquelle aurait des conséquences sur l'emploi.
En revanche, de l'autre côté de l'Atlantique, les craintes sont plus importantes. Avec une croissance au ralenti et une inflation record, l'économie européenne, à peine remise des conséquences de la pandémie, subit de plein fouet le choc de la guerre en Ukraine et risque une récession dans les mois à venir. La croissance de la zone euro, qui dépend lourdement de l'énergie fournie par la Russie, est atone. Elle s'est établie de 0,3% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent et devrait encore se contracter au deuxième trimestre. Le tout pour une inflation à 7,4% en avril, essentiellement tirée par les prix de l'énergie.
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Selon lui, les fabricants allemands seront « plus durement touchés » que ceux des autres pays européens, « mais la hausse des prix de l'énergie affectera toute la région, tout comme la baisse de la demande de produits à l'exportation et celle de la confiance des entreprises ».
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Pour combattre l'inflation, certains droits de douane contre la Chine, mis en place sous le mandat de l'ancien président américain Donald Trump, en représailles aux pratiques commerciales chinoises jugées "déloyales", sont remis en cause par l'administration Biden. La secrétaire d'Etat au Trésor américain, Janet Yellen, a abondé dans ce sens. Certains de ces tarifs "font mal aux consommateurs et aux entreprises et ne sont pas très stratégiques" a-t-elle déclaré mercredi devant la presse, avant une réunion des ministres des Finances du G7 en Allemagne.
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Les droits de douane américains sur 350 milliards de dollars d'importations en provenance de Chine expireront automatiquement le 6 juillet, si aucune entreprise ne demande à les maintenir, et l'administration Biden est sous pression pour les supprimer en raison d'une inflation record aux Etats-Unis.
(avec AFP)
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