Les attaques des rebelles Houthis du Yémen contre les navires en mer Rouge sont en train de modifier le marché du transport maritime. « Cela a changé de manière significative les relations commerciales et les chaînes de transport », confiait jeudi Alexandre Novak, vice-Premier ministre en charge de l'Énergie, dans un entretien télévisé sur la chaîne Rossiya 24.
Le responsable russe alertait sur le fait que « cela joue à la fois sur le coût du fret et le manque de pétroliers ». Au moins 100 tankers ont été détournés de la mer Rouge depuis les premières attaques des rebelles yéménites, ce qui représente 56 millions de barils de brut et autres produits pétroliers, selon une évaluation de l'agence Bloomberg. Cette voie est en effet primordiale pour les hydrocarbures. « En 2023, 7,2 mb/j de pétrole, soit 10% du commerce pétrolier mondial par voie maritime, ont utilisé cette route et le Canal de Suez. 8% du GNL (gaz naturel liquéfié) mondial a transité par la mer Rouge », pointent les experts de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Alexander Novak s'exprimait avant la tenue ce jeudi d'une réunion technique de l'Opep+ (partenariat entre les pays membres du cartel et une dizaine d'autres pays dont la Russie), qui s'est conclue par un statu quo quant à son offre. Ses membres ont renvoyé à leur prochaine réunion prévue le 3 avril pour statuer sur leur offre.