Pétrole: le Venezuela et la Russie veulent s'associer pour enrayer la baisse

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Nicolas Maduro, le président vénézuélien, a affirmé vendredi, qu'il s'était mis d'accord avec son homologue russe, Vladimir Poutine, pour travailler ensemble à enrayer la chute des cours du pétrole qui frappe durement les deux pays.
Nicolas Maduro a expliqué s'être entretenu par téléphone avec son homologue russe au sujet de "la situation du marché pétrolier".
Nicolas Maduro, qui multiplie les efforts diplomatiques pour réduire la production globale de brut, a également réitéré sa volonté de faire pression sur ses homologues de l'Opep "jusqu'à ce qu'on ouvre la voie à une stabilisation et une reprise du marché".
Le pays a appelé à une réunion extraordinaire de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en février pour discuter de mesures permettant de stabiliser les prix.
Le Venezuela, qui détient les plus grandes réserves prouvées de brut au monde, a vu ses revenus chuter avec la dégringolade des cours de l'or noir. Sauf que le pays, au même titre que l'Algérie ou l'Azerbaïdjan tire la quasi-totalité de ses revenus (96%) des exportations de pétrole. Vendredi, le prix du brut vénézuélien est tombé à 21,50 dollars le baril.
La chute des cours du brut plonge le Venezuela dans une grave crise économique. Au cours des neufs premiers mois de 2015, l'inflation a atteint 108%, soit l'une des plus élevées du monde.
Et, cette situation entraîne désormais le pays dans une grave crise politique. Vendredi, le Parlement vénézuélien a rejeté l'état d'"urgence économique" décrété par le président Nicolas Maduro le 15 janvier, signant le premier acte fort de l'opposition de centre-droit, désormais majoritaire à l'Assemblée.
>>>LIRE AUSSI : Pénalisé par la chute des prix du pétrole, le Venezuela cherche à éviter la faillite
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Déjà fragilisée par les sanctions occidentales, l'économie russe vacille avec la chute des prix du pétrole. La Russie, non membre de l'Opep, est le deuxième producteur mondial de pétrole après l'Arabie Saoudite, et tire 70% de ses recettes des exportations d'hydrocarbures. Mais dans un contexte où le prix du baril est tombé à 30 dollars, l'hypothèse d'une reprise économique s'éloigne.
La banque centrale a précisé tabler sur une baisse de 0,5% à 1% du produit intérieur brut (PIB) en 2016 et une croissance de zéro à 1% en 2017.
(Avec AFP)
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