Pétrole: le Venezuela aux abois veut un sommet des pays producteurs

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Des plateformes d'extraction du pétrole à Lagunillas, Ciudad Ojeda, sur le lac Maracaibo dans l'État de Zulia au Venezuela
REUTERS/Isaac Urrutia

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Des plateformes d'extraction du pétrole à Lagunillas, Ciudad Ojeda, sur le lac Maracaibo dans l'État de Zulia au Venezuela
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Le président vénézuélien Nicolas Maduro effectuera prochainement une tournée à l'étranger pour obtenir la convocation d'un sommet des pays producteurs de pétrole afin d'enrayer la baisse des cours.
"Je fais une proposition à laquelle, j'en suis sûr, les pays vont s'ouvrir lentement mais sûrement. Il s'agit d'une offre gagnant-gagnant. Personne ne gagne avec des prix instables. Le pétrole à 40 dollars, non. C'est minimum 70 dollars", a ajouté le chef de l'État.
Sur le marché pétrolier, le baril poursuivait mercredi 16 septembre sa timide remontée, à 48,35 dollars le baril de Brent.
Les pays du Moyen-Orient, qui veulent maintenir une production élevée afin de défendre leur part de marché face à une concurrence de plus en plus farouche, sont jusqu'ici restés sourds aux appels du Venezuela et d'autres États membres de l'Opep en faveur d'une réduction de l'offre pour faire remonter les cours.
Dépendant étroitement des prix de l'or noir, le Venezuela souffre particulièrement de la chute des prix, qui atteignaient 100 dollars le baril en décembre 2014, alors que 96% de ses recettes d'exportation proviennent de la seule vente du pétrole.
Selon l'Administration de l'énergie américaine, les revenus du pays sont passés de 67 milliards de dollars en 2013 à 58 milliards de dollars en 2014, soit une baisse de presque 13,5%.
La république bolivarienne est financièrement proche de l'asphyxie : d'ici à la fin de l'année, elle doit rembourser une dette cumulée de 5,6 milliards de dollars et de 12 milliards de dollars en 2016, selon les calculs de l'agence Bloomberg.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Pour faire face aux dépenses publiques, l'État est amené à puiser dans des réserves de change qui s'amenuisent rapidement. À raison de 1,8 milliard de dollars en moyenne par mois, un analyste de Scotiabank, qui estime les réserves du pays à 16,4 milliards de dollars, prédit une faillite en avril prochain si rien ne change.
(avec Reuters)
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