Pétrole : le Venezuela aux abois veut un sommet des pays producteurs

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La république bolivarienne est financièrement proche de l'asphyxie : d'ici à la fin de l'année, elle doit rembourser une dette cumulée de 5,6 milliards de dollars et de 12 milliards de dollars en 2016, selon les calculs de l'agence Bloomberg.
La république bolivarienne est financièrement proche de l'asphyxie : d'ici à la fin de l'année, elle doit rembourser une dette cumulée de 5,6 milliards de dollars et de 12 milliards de dollars en 2016, selon les calculs de l'agence Bloomberg. (Crédits : REUTERS/Isaac Urrutia)
Le pays sera en faillite en avril, prédit un analyste. Face à l'effondrement des prix du pétrole, au plus bas depuis six ans, le président de la république bolivarienne veut faire plancher les pays de l'Opep et hors Opep pour stabiliser les prix. Le Venezuela dépend particulièrement de l'or noir, qui représente 96% de ses recettes d'exportation.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro effectuera prochainement une tournée à l'étranger pour obtenir la convocation d'un sommet des pays producteurs de pétrole afin d'enrayer la baisse des cours.

"Dans les jours qui viennent, je vais probablement voyager pour obtenir ce sommet historique entre producteurs de l'Opep et hors Opep", a-t-il annoncé.

Un pétrole à "minimum 70 dollars"

"Je fais une proposition à laquelle, j'en suis sûr, les pays vont s'ouvrir lentement mais sûrement. Il s'agit d'une offre gagnant-gagnant. Personne ne gagne avec des prix instables. Le pétrole à 40 dollars, non. C'est minimum 70 dollars", a ajouté le chef de l'État.

Sur le marché pétrolier, le baril poursuivait mercredi 16 septembre sa timide remontée, à 48,35 dollars le baril de Brent.

Les pays du Moyen-Orient, qui veulent maintenir une production élevée afin de défendre leur part de marché face à une concurrence de plus en plus farouche, sont jusqu'ici restés sourds aux appels du Venezuela et d'autres États membres de l'Opep en faveur d'une réduction de l'offre pour faire remonter les cours.

Une situation économique intenable

Dépendant étroitement des prix de l'or noir, le Venezuela souffre particulièrement de la chute des prix, qui atteignaient 100 dollars le baril en décembre 2014, alors que 96% de ses recettes d'exportation proviennent de la seule vente du pétrole.

Selon l'Administration de l'énergie américaine, les revenus du pays sont passés de 67 milliards de dollars en 2013 à 58 milliards de dollars en 2014, soit une baisse de presque 13,5%.

La république bolivarienne est financièrement proche de l'asphyxie : d'ici à la fin de l'année, elle doit rembourser une dette cumulée de 5,6 milliards de dollars et de 12 milliards de dollars en 2016, selon les calculs de l'agence Bloomberg.

Pour faire face aux dépenses publiques, l'État est amené à puiser dans des réserves de change qui s'amenuisent rapidement. À raison de 1,8 milliard de dollars en moyenne par mois, un analyste de Scotiabank, qui estime les réserves du pays à 16,4 milliards de dollars, prédit une faillite en avril prochain si rien ne change.

(avec Reuters)

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a écrit le 30/11/2015 à 14:39 :
ces pays nationalsocialistes tel que l algerie ou le algerie se pavanaaient en ce moquant de nous au pretexte que les prix étaient élevés et maintenant ils supplient les uns et les tres de revenir a des tarifs que eux considérent moyen
si ces pays avaient a payer leurs hydraucarbures alors ils auraient un tout autre discours
de plus leur égoisme ne leur permet pas de penser au pays moins riche qui eux travaillent
sans se prendre au sérieux tout en payant leur energie
les prix ont été élevés pendant 15 ans donc il est legitime que les prix soient plus abordable tout aussi longtemps
les états qui se plaignent sont des criminels qui n ont aucune considération pour tous les pays qui se privent pour payer leurs hydrcarbures d autant que ces pays sont largement majorité donc l interet de 2 ou 3 pays ne doit hypothéquer l existance de tous les autres
a écrit le 16/09/2015 à 19:20 :
Pas de faillite en vue : les deux plus grandes Dictatures Socialistes du monde : Russie et Chine ses deux alliés ( les deux autres étant les Dicature d'Iran et de Corée du Nord ) subventionneront la Dictature Socialiste du Vénézuela, qui comme ses alliés truquent les élections, censurent la presse, emprisonne pour de faux motifs les Opposants Démocrates.
Réponse de le 17/09/2015 à 8:16 :
La Russie, baisse du pétrole et sanctions pour l'invasion d'une partie de l'Ukraine obligent, n'est guère en forme économiquement et connait une situation à la Vénézuelienne light. Quant à la Chine, elle ne va pas fort économiquement, a tout intérêt à un pétrole moins cher, et a montré pour la Grèce qu'elle n'était pas prête à soutenir n'importe quel canard boiteux.
a écrit le 16/09/2015 à 16:21 :
96% des revenus sont réalisés par le pétrole, c'est moi (seul) qui réalise les autres 4%, vu ma consommation de rhum vénézuélien =)
a écrit le 16/09/2015 à 15:41 :
N'est ce pas notre kamarade stalinien Mélenchon, qui avait versé une larme à la mort de M. Chavez, et son Front de Gauche qui nous vantaient la politique de Chavez et le partage!!!avec le peuple,n'est ce pas notre kamarade national clone du FN qui nous vantait un Venezuela qui avait mis les entreprises internationales au pas , n'est pas le kamarade Mélenchon qui voyait dans la politique Chavez un avenir pour la France, en fait n'est pas le Venezuela qui va aller quémander pardon prier le FMI pour une aide ou à ses créanciers. Notre kamarade stalinien a eu tout faut en Grèce et dans ce pays d'Amérique du sud. Il fait croire, souvent au plus démunis, que sa politique est réaliste pour mieux mourir c'est à dire en chantant l'Internationale. Méfiez vous de ceux qui profitent des deniers publics ( retraite de sénateur, salaire de député européen, retraite des plus confortable) pour donner voix auprès de ceux qui eux ne profitent pas des deniers publics mais tirent la langue
a écrit le 16/09/2015 à 13:57 :
Il ont adulé Chavez qui n'a rien fait sauf s’empiffrer, n'a développé aucune industrie pour que le pays puisse en cas de baisse du cours ne pas être en faillite et a continuer d'acheter une partie des produits de consommation aux US....... Voila ou ils en sont a vouloir jouer les bravaches révolutionnaires sauveurs du peuple..... qu'ils se sauvent eux même..
a écrit le 16/09/2015 à 13:56 :
y a une alternative, c'est de laisser le venezuela faire faillite; sachant qu'ils ont mis dehors toutes les boites capables de produire, s'ils font faillite c'en est termine de leur production, ce qui ferait 3 millions de barils en moins, et la les prix remonteraient tres vite!
a écrit le 16/09/2015 à 12:57 :
Celui qui n'a pas compris que le pétrole est une arme stratégique, de destruction massive, ne devrait jamais accéder au pouvoir. Le pétrole est un produit extraordinaire (que nous gaspillons ardemment), ce qui en fait souvent une malédiction pour ceux dont le sous-sol regorge. Et le pire à venir, c'est quand il n'y aura presque plus de pétrole. Le pétrole est une énergie non-renouvelable et le Peak-oil n'est pas une fantaisie.
a écrit le 16/09/2015 à 12:39 :
Maduro n'a comme d'habitude rien compris. Au dessus de 55-60$, les pétroles de schiste redeviennent rentables et les USA inondent le marché. En plus la levée des sanctions contre l'Iran va mettre aussi pas mal de pétrole sur le marché et la croissance chinoise réduite va limiter la demande venant de ce pays. Même les guerres en Irak/Syrie ne suffisent pas à faire soutenir les cours et il y a de plus fortes chances que le baril tombe à 25$ qu'il ne remonte à 70$. Sans compter que la volonté de lutter contre le réchauffement donc de décarboner les économies évoluées va bien finir par diminuer aussi la demande.
De toutes façons il faut absolument que des pays comme l'Algérie ou le Venezuela sortent de leur dépendance économique au tout-pétrole, sinon ils sont morts. Or Chavez et Maduro ont assis leur politique de redistribution clientéliste sur les dividendes du pétrole en laissant dépérir le reste de l'économie (et d'ailleurs en vampirisant tellement la compagnie nationalisée PDVSA qu'elle n'a pas eu les moyens suffisants pour investir à un niveau suffisant pour, simplement, maintenir sa production) ; l'avenir du Venezuela est donc très compromis, bien plus par les erreurs accumulées depuis l'arrivée au pouvoir de Chavez que par un cours insuffisant du pétrole. Malgré la baisse de clui-ci, on n'entend ni la Norvège ni le Royaume-Uni ni les USA couiner...

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