Pour relancer sa croissance atone, la Chine abaisse ses taux
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La Chine a choisi d'abaisser ses taux ce lundi pour tenter une nouvelle relance de sa croissance économique atone en 2024.
Thomas Peter
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La Chine a choisi d'abaisser ses taux ce lundi pour tenter une nouvelle relance de sa croissance économique atone en 2024.
Thomas Peter
Une croissance qui patine, un secteur immobilier en crise... La Chine cherche la bonne recette pour relancer son activité économique cet automne. Le pays a finalement indiqué ce lundi la baisse de deux taux d'intérêts à hauteur de 25 points de base. Une décision qui avait été annoncée la semaine dernière par le gouverneur de la Banque centrale chinoise Pan Gongsheng lors d'un forum financier.
Techniquement, le LPR à un an, qui constitue la référence des taux les plus avantageux que les banques peuvent offrir aux entreprises et aux ménages, a été réduit de 3,35% à 3,1%. Le LPR à cinq ans, la référence pour les prêts hypothécaires, a été ramené de 3,85% à 3,6%. Ces deux taux avaient été abaissés pour la dernière fois en juillet et se situent à des niveaux historiquement bas.
Cette nouvelle baisse ce lundi suffira-t-elle ? En tout cas, elle intervient quelques jours après que la Chine a publié sa croissance la plus faible en un an et demi, avec une progression de 4,6% pour le troisième trimestre, soulignant les profonds problèmes économiques auxquels le pays est confronté.
Face au ralentissement économique, les autorités multiplient les annonces ces dernières semaines, avec pour but d'atteindre l'objectif officiel « d'environ 5% » de croissance pour 2024. Mais les économistes estiment qu'il faudra en faire davantage pour relancer l'activité et restaurer la confiance des entreprises avec l'espoir d'un potentiel grand plan de relance, dont les détails et le calendrier ne sont pas connus.
Pékin a déjà annoncé jeudi dernier des baisses de taux d'intérêt, notamment pour les prêts immobiliers existants, ainsi que des assouplissements de restrictions sur l'achat de logements. Le gouverneur de la banque centrale, Pan Gongsheng, a également indiqué vendredi qu'une nouvelle réduction du ratio de réserves obligatoires (RRR) des banques pourrait être effectuée avant fin 2024.
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La consommation atone depuis des mois fait craindre que la Chine ne retombe dans la déflation, à laquelle elle avait fait face pendant plusieurs mois au début de l'année. Ce phénomène de contraction des prix des biens et des services est synonyme d'une économie qui tourne au ralenti.
Zhang Zhiwei, président et économiste en chef de Pinpoint Asset Management, a noté que la baisse des taux de lundi était « un signe encourageant ».
De leur côté, les analystes de Moody's Analytics notent que « les autorités augmentent progressivement leur soutien pour relancer l'économie, mais les annonces qui se succèdent ont placé les marchés boursiers sur des montagnes russes ».
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Cognac, voitures électriques, produits laitiers... Les tensions commerciales entre l'Union européenne et la Chine prennent de l'ampleur cet automne. L'exécutif européen compte relever ses droits de douane sur les voitures électriques chinoises, car il accuse Pékin de fausser la concurrence en subventionnant massivement ses constructeurs automobiles sur son territoire national. Malgré huit cycles de négociations, aucun accord entre les parties n'est jusqu'à présent intervenu, et l'Europe, malgré l'opposition des Allemands, pourrait actionner ce levier pour 5 ans. En retour, la Chine a pris notamment une mesure contre la filière de cognac européenne en imposant le dépôt d'une caution douanière.
Mais Pékin connaît aussi des tensions avec les Etats-Unis : les Américains prévoient d'interdire sur leur sol la vente de véhicules connectés intégrant des technologies chinoises et russes, en invoquant des risques pour la sécurité nationale. Washington a également restreint les exportations de technologies vers la Chine, comme les semi-conducteurs et les machines permettant de les fabriquer. Des décisions qui inquiètent Pékin.
(Avec agences)
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