Heure de vérité pour Kamala Harris : première interview télé en solo ce mercredi
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Kamala Harris a déjà donné des interviews en solo mais de moindre ampleur (photo d'archive).
WOLFGANG RATTAY
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Kamala Harris a déjà donné des interviews en solo mais de moindre ampleur (photo d'archive).
WOLFGANG RATTAY
Le rendez-vous est fixé ce mercredi à 19 heures, heure locale (23 heures GMT) pour la diffusion du premier entretien en solo de la candidate démocrate aux élections américaines, Kamala Harris. « La vice-présidente Harris sera aux côtés de la présentatrice de MSNBC Stephanie Ruhle à Pittsburgh pour sa première interview individuelle depuis qu'elle a été désignée candidate démocrate à l'élection présidentielle », a confirmé le média sur le réseau social X.
L'interview sera enregistrée à Pittsburgh, en Pennsylvanie, l'un des États dits « pivots » du scrutin du 5 novembre, où Kamala Harris sera opposé au candidat républicain et ex-président, Donald Trump. L'élection se joue généralement sur les résultats de cet État et de ceux du Michigan et du Wisconsin. De fait, ils apportent à son vainqueur davantage de grands électeurs que chacun des six autres États les plus disputés. Le candidat qui y serait défait perd pratiquement toute chance d'être élu au plan national.
L'annonce de MSNBC intervient alors que plusieurs médias ont récemment relevé le faible nombre d'entretiens accordés par la vice-présidente, « le plus faible de tous les candidats de l'histoire moderne », souligne le magazine new-yorkais Newsweek. A ce jour, Kamala Harris et son colistier n'ont pas encore tenu de conférence de presse, selon Axios, alors que, Trump en a donné trois et Vance en a donné 12.
Ce n'est toutefois pas la première fois que Kamala Harris accorde un entretien formel sur une chaîne de télévision depuis qu'elle est officiellement candidate. Elle avait participé fin août à un entretien télévisé sur CNN aux côtés de son colistier, le gouverneur du Minnesota Tim Walz. Lors de ce premier grand oral médiatique, elle avait jugé que l'Amérique était « prête à tourner la page » Trump. Elle avait alors défendu ses idées sur l'énergie, l'immigration et Israël. Par la suite, la candidate démocrate a donné plusieurs interviews de moindre ampleur, notamment à une chaîne locale de Pennsylvanie et à un podcast. Enfin, elle a été l'invitée, la semaine passée, de la papesse de la télévision américaine Oprah Winfrey.
L'exercice reste toujours périlleux. Et à un peu plus d'un mois du scrutin, chaque mot pèse lourd. D'autant plus que la candidate démocrate semble creuser l'écart avec le républicain, selon le dernier sondage Reuters-Ipsos publié mardi. Kamala Harris y est créditée de 47% d'intentions de votes, contre 40% pour Donald Trump. Mi-septembre, dans un précédent sondage toujours de Reuters-Ipsos, elle le distançait de cinq points. Un résultat à regarder néanmoins avec prudence tant l'incertitude est grande sur l'issue de ce scrutin.
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Les électeurs américains devront se contenter de cet entretien solo de Kamala Harris, à défaut d'un nouveau débat entre les deux candidats. Le républicain a en effet refusé de réitérer l'exercice avant la date du scrutin, malgré la proposition de Kamala Harris d'en organiser un le 23 octobre prochain sur la chaîne CNN. « J'espère que Donald Trump se joindra à moi », avait-elle lancé sur X. Ce dernier avait toutefois répondu qu'« il est trop tard » pour un nouveau débat, arguant que « le vote a déjà commencé », en référence au début du vote par anticipation dans certains États du pays (Virginie, Minnesota et Dakota du Sud).
Il faut dire que, de l'avis général, c'est Kamala Harris qui a dominé l'échange lors du premier - et unique à ce jour - débat entre les deux candidats, le 10 septembre dernier. Elle n'a eu de cesse d'attirer Donald Trump sur les sujets les plus susceptibles de blesser son ego - la participation à ses meetings, les désaffections de ses anciens alliés politiques, sa réputation internationale...
« Trump a été mauvais et Harris a incontestablement gagné », a jugé a posteriori le politologue Larry Sabato. Et l'expert politique Julian Zelizer d'ajouter : « Précision et programme (pour Harris) contre chaos, colère et désinformation (pour Trump). Elle a gardé son calme et sa concentration, montrant clairement comment elle serait en tant que présidente ».
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Ce qui n'a pas empêché l'ex-président d'affirmer qu'au contraire c'est lui qui avait « gagné » le débat, tout en attaquant l'impartialité des deux journalistes d'ABC qui ont animé les échanges.
(Avec agences)
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