Macron et Tusk excluent pour l'instant l'envoi de troupes en Ukraine
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Le président de la République fait le déplacement ce jeudi en Ukraine pour avancer sur le dossier ukrainien.
Blondet Eliot/ABACA via Reuters
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Le président de la République fait le déplacement ce jeudi en Ukraine pour avancer sur le dossier ukrainien.
Blondet Eliot/ABACA via Reuters
[Article publié jeudi 12 décembre 2024 à 7h15, mis à jour 17h27] Ce jeudi, Emmanuel Macron a rencontré le Premier ministre polonais Donald Tusk pour un entretien bilatéral, suivi d'un déjeuner de travail.
A cette occasion, les deux dirigeants ont martelé que la paix en Ukraine ne pouvait se faire aux dépens des Ukrainiens, et discuté d'un potentiel envoi de troupes européennes dans ce pays pour dissuader une nouvelle agression russe. Ceci, à un mois du retour de Donald Trump à la Maison blanche.
Durant cette rencontre, Donald Tusk a confirmé que la possibilité d'envoyer des troupes en Ukraine avait été abordée lors de l'entretien avec le président français, tout en indiquant que « pour l'instant » Varsovie « ne prévoit pas de telles actions ».
« Je voudrais (...) couper court aux spéculations sur la présence potentielle de troupes d'un pays ou d'un autre en Ukraine une fois le cessez-le-feu ou la paix instaurés. Le président Macron en est conscient, nous en avons discuté », a-t-il dit.
Ces troupes pourraient constituer une sorte de force de maintien de la paix visant à préserver la souveraineté de l'Ukraine dans le cadre d'un éventuel accord entre Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine.
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« Nul ne peut discuter pour les Ukrainiens en leur nom des concessions à faire, des points à porter », a aussi souligné Emmanuel Macron lors de déclarations conjointes.
« Il nous faut travailler de manière très étroite avec les Américains, avec évidemment l'Ukraine pour trouver un chemin possible, qui prenne en compte les intérêts de l'Ukraine, sa souveraineté et les intérêts des Européens et leur sécurité », a insisté le président français.
Le Premier ministre polonais a aussi relevé que toute « proposition » en la matière devait « être acceptée » par les Ukrainiens, et souligné sa volonté de « coopérer avec la France sur les solution qui vont avant tout sécuriser l'Europe ».
Dans leur allocution commune avec le Premier ministre polonais, le président de la République ont aussi évoqué plusieurs sujets, notamment les nouvelles technologies dédiées à la défense et la transition écologique.
« L'Europe aujourd'hui ne va pas au bon rythme et a une ambition qui est insuffisante et donc notre responsabilité va être, ensemble, de donner cette impulsion et d'avoir un calendrier très resserré et de nourrir le volontarisme de la Commission pour être au cœur de celle-ci », a-t-il affirmé.
Pointant la concurrence des Etats-Unis et de la Chine, le chef de l'Etat a appelé la future présidence polonaise à « accélérer la mise en œuvre de notre agenda économique et technologique ». Il a aussi appelé à « renforcer les investissements » européens en matière de sécurité et de défense européenne, et à « développer » une base industrielle européenne de défense afin de « réduire la dépendance stratégique » vis-à-vis des Etats-Unis.
Aujourd'hui, la situation est très difficile pour l'Ukraine, dont l'armée recule sur le front Est devant des forces russes plus nombreuses et mieux armées. Et elle sera au cœur du sommet européen du 19 décembre à Bruxelles. D'autant que c'est la Pologne qui assumera la présidence tournante du Conseil de l'UE au premier semestre 2025.
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Pour rappel, le président américain élu a appelé à un « cessez-le-feu immédiat » et à des négociations pour mettre fin au conflit en Ukraine, après sa rencontre samedi dernier avec Volodymyr Zelensky sous les auspices d'Emmanuel Macron à Paris. Il a aussi dit que l'Ukraine devait s'attendre à « probablement » moins d'aide américaine.
(Avec AFP)
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