Guerre en Ukraine : les troupes nord-coréennes vont avoir un impact « extrêmement significatif » (ministre japonais)
latribune.fr
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé vouloir « tout faire » pour obtenir la fin de la guerre dans son pays en 2025. (photo d'illustration)
MICHAEL BUHOLZER
Le ministre japonais des Affaires étrangères s'inquiète de l'offensive des soldats nord-coréens en Russie contre les forces ukrainienne. Il a rappelé son soutien à l'Ukraine. Le président ukrainien espère quant à lui obtenir la fin de la guerre en 2025.
Cela pourrait être un tournant dans la guerre en Ukraine. L'entrée des troupes nord-coréennes aura un impact « extrêmement significatif » sur la sécurité de l'est de l'Asie, a affirmé samedi le ministre japonais des Affaires étrangères en visite à Kiev, où il a promis de soutenir l'Ukraine. Selon Kiev, quelque 11.000 soldats nord-coréens seraient déjà déployés en Russie et ont commencé à combattre contre les forces ukrainiennes dans la région de Koursk où ces dernières sont à l'offensive depuis août.
«Cela n'aggravera pas seulement la situation en Ukraine, mais aura également des implications extrêmement significatives sur la situation sécuritaire en Asie de l'Est», a déclaré Takeshi Iwaya, à propos de l'engagement présumé des troupes nord-coréennes dans la région frontalière russe de Koursk.
Avant d'ajouter :
« Nous sommes très préoccupés par cette évolution et la condamnons fermement », a-t-il ajouté lors d'une visite en Ukraine.
Le ministre japonais s'est rendu à Boutcha, une ville située près de Kiev, où les forces russes sont accusées d'avoir commis des atrocités contre des civils au début de la guerre. « Notre position reste inchangée, à savoir que le Japon se tiendra aux côtés de l'Ukraine », a-t-il insisté.
« L'avenir de l'architecture de sécurité se joue en Ukraine »
Son homologue ukrainien Andriy Sybiga a déclaré que l'entrée de troupes nord-coréennes dans le conflit ukrainien était « la preuve que l'avenir de l'architecture de sécurité, non seulement européenne, mais aussi mondiale, se joue en Ukraine ». Il a qualifié la visite de son homologue japonais de « signe important de solidarité, en particulier dans une période aussi difficile ».
Il a aussi fait l'éloge des liens avec Tokyo: « Bien que huit mille kilomètres nous séparent, nos pays sont très proches en termes de valeurs ». Ce déploiement inquiète grandement les pays occidentaux qui soutiennent l'Ukraine. Le Kremlin a jusqu'à présent éludé les questions sur cette présence de renforts nord-coréens.
Mais la Corée du Nord a ratifié lundi un accord de défense historique avec la Russie, scellant leur rapprochement, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Le président russe Vladimir Poutine a également signé ce traité de défense mutuelle, selon le Kremlin.
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Fin de la guerre en 2025
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé vouloir « tout faire » pour obtenir la fin de la guerre dans son pays en 2025 par « des moyens diplomatiques », la récente victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine ayant relancé le débat sur les négociations.
«Nous devons tout faire pour que cette guerre prenne fin l'année prochaine. Nous devons y mettre fin par des moyens diplomatiques», a-t-il déclaré dans un entretien avec la radio ukrainienne.
Le débat sur d'éventuelles négociations de paix, longtemps balayé par Volodymyr Zelensky, s'est intensifié ces dernières semaines sur fond d'avancées russes rapides dans le Donbass (est) et de tergiversations occidentales sur l'aide militaire à fournir à Kiev.
Les positions russes et ukrainiennes restent néanmoins opposées: Kiev exclut la cession des territoires occupés par l'armée russe, tandis que Moscou la pose comme condition.