Scott Bessent : qui est le nouvel homme fort du Trésor américain ?
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Scott Bessent devient le deuxième homme ouvertement gay à rejoindre un cabinet présidentiel américain, après Pete Buttigieg.
REUTERS/Kevin Lamarque
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Scott Bessent devient le deuxième homme ouvertement gay à rejoindre un cabinet présidentiel américain, après Pete Buttigieg.
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Le Sénat américain a confirmé lundi la nomination de Scott Bessent au poste de secrétaire au Trésor, la plus haute fonction financière aux États-Unis. L'investisseur de 62 ans et fondateur du Hedge fund Key Square Group, qui a accumulé une fortune de plus de 500 millions de dollars, se distingue non seulement par son expertise financière, mais aussi par son parcours politique.
Ancien démocrate devenu un fervent partisan de Trump, il a su gagner la confiance du président malgré ses liens passés avec le milliardaire libéral George Soros. Cette nomination est également symbolique : il devient le deuxième homme ouvertement gay à rejoindre un cabinet présidentiel américain, après Pete Buttigieg, et occupe une position clé dans la succession présidentielle.
En tant que secrétaire au Trésor, Bessent se voit assigner une mission de taille. Il devra réduire le déficit tout en soutenant la croissance économique, un équilibre difficile à maintenir, d'autant plus que le pays fait face à une dette publique colossale. Sa vision d'une croissance à 3 % par an et de la réduction du déficit à 3 % du PIB repose sur une dérégulation accélérée, un retour à des politiques plus favorables aux entreprises, ainsi qu'un renforcement de la production énergétique, notamment en augmentant la production de pétrole brut de 3 millions de barils par an.
Parmi ses priorités, Bessent devra défendre les réductions fiscales mises en place sous Trump, notamment celles de la loi sur les réductions d'impôts et l'emploi, dont l'échéance approche. Une autre de ses responsabilités cruciales sera de gérer les tarifs douaniers, un dossier particulièrement délicat dans un contexte de tensions commerciales mondiales.
Bessent a également évoqué l'importance de maintenir une politique fiscale claire, notamment en ce qui concerne l'Internal Revenue Service (IRS).
Un autre défi qui se pose à lui est de gérer les questions liées aux conflits d'intérêts, car ses investissements personnels, notamment dans des fonds spéculatifs et des devises, risquent d'être incompatibles avec son nouveau rôle. Comme c'est la norme pour les hauts responsables du gouvernement, il devra se retirer de ses activités privées, un processus qu'il a déjà entamé avec la fermeture imminente de son hedge fund. Mais il est loin d'un cas unique dans ce gouvernement américain fait d'investisseurs et patrons du privé.
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Les tensions internes au sein du gouvernement ne manqueront pas d'ajouter à la complexité de son mandat. Alors que les démocrates s'inquiètent des impacts sociaux de certaines politiques économiques, Bessent devra également jongler avec les pressions exercées par les membres du Parti républicain, notamment sur la question des sanctions économiques, des réformes fiscales et de la gestion de la réserve fédérale. De plus, son approche vis-à-vis des marchés financiers et des grandes entreprises pourrait rencontrer des résistances de la part de certains secteurs, particulièrement ceux qui jugent la dérégulation trop risquée pour l'avenir à long terme.
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Le rôle de secrétaire au Trésor est scruté de près et dépasse les simples considérations économiques. À ce titre, Bessent devra défendre la politique économique de Trump auprès du Congrès et des investisseurs internationaux, tout en veillant à maintenir la confiance des marchés financiers. Ses prises de position, telles que son soutien aux tarifs douaniers et son plaidoyer pour un renforcement de la politique énergétique, seront les messages financiers des États-Unis au reste du monde.
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