Starbucks redresse ses marges et démarre l'année mieux qu'attendu
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Fait notable en ce début 2023, les ventes ont progressé en Chine à hauteur de +3%, après six trimestres consécutifs de contraction.
Reuters Photographer
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Fait notable en ce début 2023, les ventes ont progressé en Chine à hauteur de +3%, après six trimestres consécutifs de contraction.
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Avec 8,72 milliards de dollars de chiffre d'affaires, Starbucks enregistre une hausse de 14% sur un an au deuxième trimestre de son exercice décalé (clôturé début octobre). Un rythme de croissance sensiblement supérieur à celui des précédents trimestres.
Ce rebond affiché entre janvier et mars par la chaîne américaine de Seattle résulte de plusieurs facteurs : une augmentation de la fréquentation, de hausses de prix et d'ouvertures de succursales. Le montant de la facture moyenne a ainsi grimpé de 5% sur un an, et Starbucks a ouvert 464 cafés en net sur la période.
Fait notable, les ventes ont progressé en Chine, le deuxième plus important marché du groupe. À hauteur de +3%, après six trimestres consécutifs de contraction. Avec en plus un « rebond plus rapide qu'espéré », selon le directeur général, Laxman Narasimhan, qui s'est exprimé lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats mardi 2 mai. Pour lui, c'est un « tournant » sur ce marché, qui a vu l'ouverture de 153 succursales, en net.
« Nous sommes heureux d'avoir ouvert plus de 100 nouveaux magasins en Amérique du Nord au cours du trimestre et nous nous réjouissons de compter désormais près de 17.500 magasins sur l'ensemble du segment », a ajouté Sara Trilling, vice-présidente exécutive et présidente de Starbucks Amérique du Nord, citée dans un communiqué du groupe.
Wall Street a toutefois accueilli froidement ces chiffres, pourtant supérieurs aux anticipations. Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture, le titre reculait de plus de 4%, vers 21h30 GMT.
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Lors de ce deuxième trimestre de son exercice décalé, Starbucks a vu sa marge opérationnelle passer de 12 à 15% par rapport à la même période de l'an dernier, notamment grâce à des relèvements de prix et à des gains de productivité.
Le bénéfice net est ressorti à 908 millions de dollars, soit 35% de plus qu'au deuxième trimestre comptable 2022. Ramené par action et hors éléments exceptionnels, donnée de référence pour le marché, il atteint 74 cents, soit mieux que les 65 attendus par les analystes.
Les objectifs de Starbucks pour l'ensemble de l'exercice ont par ailleurs été confirmés par le groupe, avec notamment un chiffre d'affaires attendu en hausse de 10 à 12%.
Le trimestre écoulé a vu intervenir la transition entre le patron emblématique de l'ascension de la chaîne américaine, Howard Schultz, et Laxman Narasimhan, désormais aux commandes. Avant de se retirer, Howard Schultz avait lancé, en septembre, un plan stratégique censé accélérer la croissance de l'entreprise et améliorer sa rentabilité. Baptisé « Reinvention », il prévoit, entre autres, d'installer de nouveaux équipements dans les cafés afin de raccourcir le temps de préparation des boissons chaudes et froides, mais aussi des viennoiseries et sandwiches.
Quelques jours après avoir cédé sa place en mars, le patron sortant de Starbucks a été entendu lors d'une audition au Sénat américain pour défendre son approche « anti-syndicat ». Car, début mars, un juge administratif a reconnu Starbucks coupable de multiples entorses à la législation du travail, qui s'inscrivaient, selon le magistrat, dans une démarche visant à empêcher l'organisation des employés du groupe en syndicat. Selon le juge, l'entreprise a licencié des salariés pour avoir fait campagne en faveur de la syndicalisation, en a menacé d'autres, et a fait miroiter divers avantages à ceux qui voteraient contre la constitution d'un syndicat.
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Pour Howard Schultz, « Starbucks n'a pas enfreint la loi ». Le groupe a d'ailleurs interjeté appel de cette décision et a indiqué son intention de le faire pour chacune prononcée à son encontre dans ce dossier, aucune d'entre elles n'étant, dès lors, définitive en l'état.
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Selon le syndicat Starbucks Workers United, depuis décembre 2021 et la constitution d'un premier syndicat dans trois succursales du groupe à Buffalo (nord-est des États-Unis), près de 300 cafés ont suivi. Ce qui concernerait environ 7.000 salariés.
(Avec AFP)
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