Taux d'intérêt : une nouvelle hausse en novembre est très probable

La banque centrale américaine (Fed) devra certainement relever encore ses taux début novembre, et les maintenir à un niveau élevé, pour faire revenir l'inflation à l'objectif de 2,0%, a estimé samedi l'une de ses responsables.
Le siège de la banque centrale américaine, la Fed, à Washington.
Le siège de la banque centrale américaine, la Fed, à Washington. (Crédits : Win McNamee)

La flambée des taux d'intérêts n'est pas prête de s'arrêter. La Banque centrale américaine (Fed) devra certainement encore les relever, a estimé samedi l'une des responsables du gendarme de la monnaie.  « L'inflation reste trop élevée et je pense qu'il sera probablement approprié que le Comité augmente encore les taux et les maintienne à un niveau restrictif pendant un certain temps afin de ramener l'inflation à notre objectif de 2% », a déclaré Michelle Bowman, une gouverneure de la Fed, lors d'un discours devant des banquiers en Virginie Occidentale.

L'indice PCE de l'inflation, privilégié par la Fed, s'est établi à 3,5% sur un an, réaccélérant pour le deuxième mois d'affilée, en raison de la hausse des prix de l'énergie. Une autre mesure, l'indice CPI, sur lequel sont indexées les retraites, est également reparti à la hausse en août, à 3,7% sur un an.

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Le poids de la crise énergétique

« Je vois un risque persistant que les prix élevés de l'énergie annulent certains des progrès que nous avons observés en matière d'inflation ces derniers mois », a averti Mme Bowman. Elle a relevé que l« 'économie est restée solide », évoquant un PIB qui a « augmenté à un rythme soutenu », tandis que « les dépenses de consommation sont restées robustes et (que) le secteur immobilier semble continuer de rebondir ».

Cette solidité pourrait permettre de resserrer encore la politique monétaire, sans pour autant provoquer de récession.

Quant au marché de l'emploi, l'offre et la demande de main d'œuvre semblent être « en train de mieux s'équilibrer », a souligné la gouverneure, après plus de deux années d'une importante pénurie de main d'œuvre, qui a fait flamber les salaires, contribuant à la hausse de l'inflation.

Par ailleurs, la hausse des taux a conduit les banques commerciales à réduire leurs prêts accordés aux ménages et aux entreprises, « mais malgré ce durcissement des conditions de prêt, il n'y a pas eu de contraction brutale du crédit qui ralentirait considérablement l'activité économique », condition nécessaire à une baisse durable de l'inflation, a souligné Michelle Bowman.

Lors de sa dernière réunion, les 19 et 20 septembre, la Fed a maintenu son principal taux directeur dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, plus haut niveau depuis 2001. Les responsables ont cependant signalé qu'ils pourraient les relever encore d'ici la fin de l'année. La prochaine réunion aura lieu les 31 octobre et 1er novembre.

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Commentaire 1
à écrit le 08/10/2023 à 11:51
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Bon, comme j'ai déjà pris l'habitude de me répéter depuis 2007 en prêchant à chaque fois dans le désert (en espérant cette fois me tromper pas comme en 2007 aux USA, puis encore de 2012=> 2018 en EU) la Fed sait très bien, malgré la fuite en avant or...

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