Trump ou le rêve de l'âge d'or isolationniste des Etats-Unis

Le succès de Donald Trump reflète la situation d'une Amérique qui a perdu le contrôle de l'économie mondiale et voudrait revenir à ses origines : un développement autonome. Mais cette tentation n'est que le revers d'une impuissance qui ne saurait être résolue par le programme du milliardaire.
Romaric Godin

10 mn

Donald Trump a promis de rendre sa grandeur aux Etats-Unis. Réaliste ?
Donald Trump a promis de rendre sa "grandeur" aux Etats-Unis. Réaliste ? (Crédits : MIKE SEGAR)

Comme souvent, c'est un faisceau de causes qui a mené le milliardaire démagogue Donald Trump à la Maison Blanche le 8 novembre 2016. Mais, pour comprendre ce phénomène, il peut être utile de le replacer dans un contexte plus large. Ce contexte est celui du déclin de l'hégémonie des Etats-Unis sur l'économie mondiale. En 2013, deux économistes, Peter Temin, du MIT, et David Vines, de l'Université d'Oxford, ont publié un livre titré The Leaderless Economy* (« L'économie sans dirigeant »), dont la thèse faisait de la crise déclenchée en 2007 non pas une simple crise économique, mais une « crise de fin de régime », celle qui sanctionne la fin de la domination économique des Etats-Unis sur le monde. C'est dans ce contexte qu'il faut aussi comprendre l'ascension de Donald Trump et son programme.

Une « crise de fin de régime »

Pour les deux économistes, il faut distinguer deux types de crises. Celles, « ordinaires », engendrées régulièrement par le fonctionnement même du système capitaliste, qui apparaissent souvent comme de simples « incidents de parcours ». Ainsi de la « bulle Internet » de 2000-2001 ou la récession du début des années 1990. Mais, précisent-ils, « il existe des crises qui jettent l'économie mondiale dans le désordre », ce sont les crises de « fin de régime » qui apparaissent « seulement quand le régime qui gouverne l'économie mondiale est incapable de fournir la direction nécessaire ». Selon eux, cette direction est le fruit d'une hégémonie où « l'hégémon », le dominateur, « peut promouvoir une certaine coopération entre les nations ». Certes, cette « coopération » est souvent dans son intérêt propre, mais elle permet de dépasser les crises capitalistes et d'assurer le retour à une certaine prospérité commune. Selon Temin et Vines, le Royaume-Uni a été "l'hégémon" de l'économie mondiale jusqu'à la première guerre mondiale. Les Etats-Unis ont pris le relais après la seconde guerre mondiale. Entretemps, il y a eu une période de transition chaotique marquée par la crise de 1929 que les deux auteurs perçoivent comme une « crise de fin de régime ». Car lorsque l'hégémonie manque, une récession profonde est inévitable.

L'hégémonie post-Bretton Woods

La mondialisation entamée dans les années 1990 était encore le fruit de l'hégémonie des Etats-Unis. Après la fin du régime de Bretton Woods en 1971 et la crise pétrolière de 1973, l'économie étasunienne a conservé sa domination en imposant une vague de libéralisation des échanges et de l'économie intérieure, notamment dans le secteur de la finance. Ces nouvelles bases ont permis aux Etats-Unis de demeurer "hégémon" en compensant par les flux financiers un déficit commercial croissant. A ce moment, l'agenda étasunien pouvait encore assurer une « coopération » à l'économie mondiale puisque cette mondialisation pouvait alors apparaître comme « heureuse » : la croissance était là et elle semblait profiter à tous. Mais dans les pays développés, et particulièrement aux Etats-Unis, le recul des fonctions productives était compensé par le crédit, public et privé.

Les deux économistes soulignent trois éléments qui ont joué dans ce sens. D'abord, la suppression sous la présidence de Bill Clinton en 1999 du fameux Glas-Steagall Act, qui interdisait outre-Atlantique la fusion entre la banque d'investissement et la banque de détail qui a développé encore la financiarisation de la croissance des Etats-Unis en permettant de distribuer massivement du crédit. Ensuite, les baisses d'impôts de la présidence de George Bush en 2001 et 2003 qui ont également contribué à alimenter le secteur financier et la recherche de la performance. Enfin, la politique monétaire d'Alan Greenspan qui a donné la matière première nécessaire à ce mécanisme de compensation. Comme l'a souligné Yanis Varoufakis dans son "Minotaure Planètaire", l'économie mondiale « était alors fondée sur le flux constant d'un tribut versé par la périphérie au centre impérial, tribut qui a soutenu le renforcement mutuel entre le double déficit des Etats-Unis et la demande générale de biens et services dont bénéficiaient les pays excédentaires ». C'était là le système « coopératif » mis en place par « l'hégémon » étasunien après l'effondrement de Bretton Woods.

Le roi est nu

La crise de 2007 est celle de ce système de croissance menée par la finance. Le recyclage des excédents germano-chinois par le déficit étasunien, phénomène alimenté par la finance n'est plus possible. Le secteur financier cale et ne peut plus soutenir la demande. La vérité des effets du modèle mis en place précédemment a été dévoilée : faiblesse des investissements privés et publics, désindustrialisation, progression des inégalités, atonie de la productivité. D'où le sentiment de « crise » qui perdure dans l'économie des Etats-Unis depuis dix ans et qui aura pesé lourd le 8 novembre au moment du vote.

Hégémonie en panne

Mais il y a évidemment plus. Depuis le début de la crise, les Etats-Unis n'ont pas été capables de rétablir un ordre économique. Economie très dépendante de l'étranger pour ses fournitures et son financement, elle n'est plus en mesure d'imposer ses choix. Surtout, elle a manqué de propositions concrètes pour construire un nouveau modèle. Nulle part ailleurs que dans la crise de la zone euro cette impuissance  n'est apparue aussi clairement : jamais Washington n'a été capable d'imposer une solution acceptable pour l'économie mondiale. Elle a laissé l'Allemagne agir contre les intérêts de l'économie mondiale, provoquant une rechute de la croissance en 2010-2011. Pas davantage, les Etats-Unis n'ont été capables de réformer la finance pour favoriser l'investissement mondial. Les Etats-Unis ne sont clairement plus "l'hégémon" du monde économique, mais la Chine n'est pas encore assez puissante et l'Allemagne n'en a ni les moyens, ni la volonté. Bref, l'économie mondiale est sans tête et, si l'on en croit Vines et Temin, c'est une des raisons de la persistance de la crise.

Un slogan qui a fait mouche

Dans ce contexte, auquel il faudrait ajouter une certaine impuissance géopolitique, le slogan de Donald Trump, « rendre sa grandeur à l'Amérique » (« Make America great again »), a dû résonner de façon particulière aux oreilles de biens des électeurs aux Etats-Unis. Ce terme « again » soulignait à la fois la réalité de la perte d'influence des Etats-Unis et la nostalgie de son emprise passée sur le monde. La stratégie du candidat républicain était donc une promesse de mettre fin à ce déclin. Mais, paradoxalement, Donald Trump ne promettait pas, comme Ronald Reagan en 1981, de redonner aux Etats-Unis le pouvoir sur le monde, il promettait de recréer une grandeur de l'intérieur. Autrement dit, le nouveau président n'entend pas résoudre la question de l'absence d'"hégémon" dans l'économie mondiale, il tente d'extirper les Etats-Unis de ce problème en le plaçant en dehors de la problématique mondiale.

L'âge d'or du protectionnisme étasunien

En cela, la référence de Donald Trump est le parti républicain archaïque, celui qui a dominé la vie politique étasunienne de la fin de la guerre de sécession en 1865 jusqu'à la crise de 1929. Ce parti a construit la « grandeur » des Etats-Unis en restant hors du jeu économique mondial. Durant cette époque, les Etats-Unis étaient le pays le plus protectionniste du monde. A l'abri de droits de douane élevés et moyennant des impôts faibles, le pays s'est développé rapidement pour devenir la première économie du monde durant la deuxième partie du 19e siècle. Mais, quoique gigantesque, l'économie des Etats-Unis n'était alors pas mondialement hégémonique parce qu'elle se développait en vase clos. Même après la première guerre mondiale, alors que l'Europe était exsangue, les trois présidents républicains, Calvin Coolidge, Warren Harding et Herbert Hoover, ont conservé cette politique. Warren Harding a ainsi relevé les droits de douane sur les produits agricoles pour faire face à la récession de 1921 et a réduit les impôts pour favoriser les investissements intérieurs.

« L'achéo-républicanisme » de Donald Trump

Donald Trump a fait de cette époque une forme d'âge d'or sur le plan économique. Un âge où les Etats-Unis pouvaient prospérer par eux-mêmes et se protéger des crises « importées ». Il a donc endossé les habits de cet « archéo-républicanisme » qui tranche évidemment avec le républicanisme des ères Reagan et Bush Junior. Les Etats-Unis veulent être grands pour eux-mêmes et non plus pour le monde, comme jadis. Ce développement en interne pour répondre à une stratégie de mondialisation qui a fragilisé une grande partie de la population- ainsi que l'économie - a naturellement séduit ceux qui regrettent le déclin étasunien et ceux qui le subissent. On comprend ainsi mieux le décalage entre le vote des électeurs aux Etats-Unis, où l'on a pu être séduit par ce discours, et les vœux majoritaires à l'étranger, où l'on recherche en vain un "hégémon" pour l'économie mondiale.

Une stratégie gagnante ?

La stratégie de Donald Trump est-elle possible ? Les Etats-Unis peuvent-ils s'extirper de leurs responsabilités et vivre en vase clos ? La situation de 2016 est en tout cas très différente de celle des années 1865-1929. D'abord parce que le pays était alors porté par la conquête de terres quasi vierges et par une forte poussée démographique explicable par... l'immigration. Une immigration que refuse aujourd'hui Donald Trump. Ensuite, parce que l'économie mondiale disposait alors d'un « hégémon », le Royaume-Uni, qui imposait ses règles en imposant partout ses capitaux. Les capitaux britanniques ont ainsi joué un rôle important dans le développement des Etats-Unis.

Or, comme le soulignent Vines et Temin, l'économie mondiale est sans tête et donc sans ressort. Certes, les Etats-Unis peuvent espérer combler par eux-mêmes une partie du déficit de demande mondiale, mais ils ne le peuvent pas seuls : ils ont besoin des capitaux étrangers et donc d'une certaine ouverture de l'économie, et ils ne disposent pas actuellement d'un potentiel productif suffisant pour répondre à cette demande. Sortir de la mondialisation prendra forcément du temps et nécessitera un ajustement du modèle de croissance des Etats-Unis, notamment par une réorientation de la finance vers l'économie réelle. Or, le milliardaire a renoncé à toute pression sur le système bancaire, bien au contraire il semble vouloir s'appuyer sur lui. Ses baisses d'impôts risquent donc de venir alimenter d'abord la demande de rendements financiers.

Il ne restera plus alors du programme de Donald Trump que le refus d'assumer l'hégémonie sur l'économie mondiale, un refus qui sera en fait l'écho d'une impuissance incarnée par l'administration démocrate. En réalité, les deux partis étasuniens apparaissent comme les deux versants d'une même réalité : l'incapacité de trouver un nouveau modèle pour une économie mondiale qui n'a plus que les dépouilles du système d'avant 2007 pour croître. Ni Hillary Clinton, ni Donald Trump n'avaient en réalité les clés d'une situation qui semble échapper à tout le monde.

 * Peter Temin & David Vines, The Leaderless Economy, Princeton, 2013, 315 pages.

+ Retrouvez notre Dossier PRESIDENTIELLE AMERICAINE 2016

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Commentaires 33
à écrit le 14/11/2016 à 23:51
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L AMERIQUE SOUFRE DE MANQUE DE MATIERE PREMIERE. NOTAMENT DE PETROLE? ET POUR Y PARVENIR IL ONT SOUVENT ETAIS CHERCHER SES MATIERES PARS DES CONFLIES MEUTRIER EN DEHORS DE LEURS TERRITOIRE? EN PRETENDANT QUE CETAIT POUR AIDE CES PAYS? L ARMEE ET LA ...

à écrit le 13/11/2016 à 15:44
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Avant de parler des US, encore faudrait-il que les rédacteurs d'articles aient un tant soit peu de connaissances historiques. Washington et Hamilton n'ont jamais souhaité venir au secours de l'Europe, ou ni même souhaité devenir citoyen français en a...

à écrit le 13/11/2016 à 10:47
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On lui prête beaucoup. Il ne fera pas grand chose comme son prédécesseur. Il se contentera de protéger ses affaires et celles de ses copains....pour le reste....le peuple americain va vite déchanter...en Europe il y a après chaque election la même dé...

à écrit le 13/11/2016 à 2:58
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La seule chose qui puisse être en croissance permanente dans le monde des physiciens est l'entropie. Une civilisation doit reposer sur un ordre, plus ou moins "moral". L'économie "pure", sans limites, sans fondements, a comme seul destin le désordre ...

à écrit le 12/11/2016 à 21:50
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J'ai travaillé avec la famille Trump, notamment lors de la construction de la tour Trump a Chicago. Le pere est charismatique, tres exigeant, stratege, direct et franc du collier. Il laisse les gens le critiquer, le moquer, mais n'oublie jamais, comm...

à écrit le 12/11/2016 à 16:04
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Le prochain (et proche) problème sera la pénurie de pétrole, et la fin de la bulle de schiste US. Avec des centaines de milliards de dollars qui s’évaporent. Le pic de pétrole est une réalité, masquée par une surproduction conjoncturelle (retour de ...

le 12/11/2016 à 17:50
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Tant que les découvertes et la production couvrent la consommation il n'y a pas pénurie. Or, il existe des gisements potentiels énormes qui n'ont pas encore été explorés et mis en production. Les ressources en Méthane sont également considérables si...

à écrit le 12/11/2016 à 10:10
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Avec le Brexit et Trump c'est fin de la surpuissance américaine et le réveille des autres grandes région économique, tout bon pour le business l'industrie et services en Europe ;))

à écrit le 11/11/2016 à 20:06
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Presque "amusant" de revivre ce qui c'est passé en 1929... Si ce n'est que 1) un Roosevelt n'est plus possible 2) malgré Roosevelt, la guerre fut lancée par les banques. Rappel historique : recherchez Ferdinand Pecora par le moteur Ixquick. Mais vous...

à écrit le 11/11/2016 à 19:32
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Pourquoi cette nécessité d'hégémonie économique mondiale ? L'hégémonie militaire US elle même contestée et le dollar flanche sérieusement. Pourquoi ne pas admettre que ce personnage caricatural dit qq vérités : l'économie globalisée c'est + de 60.000...

à écrit le 11/11/2016 à 18:32
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Il ne faut pas oublier qu'il y avait deux autres élections cruciales en meme temps que la presidentielle ,celles du Congrés et celle du Senat .Et là aussi les americains ont votés republicain alors que le Senat semblait etre promis aux democrates .La...

à écrit le 11/11/2016 à 18:03
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Il ne faut surtout pas voir dans le discourt de Trump un isolationnisme façon 1930 .Les USA ont signé avec un certain nombre de pays des accords de defense mutuels .Ce que dit Trump a ses alliés ,c'est que l'Amerique paie beaucoup trop pour assurer ...

à écrit le 11/11/2016 à 14:58
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Le hasard n'existe pas. Quand nos journalistes cesseront d'être de simples caisses de résonances des sondages ou bien simplement la voix de leur maître ils retrouveront peut-être le chemin de ce que doit-être vraiment un journaliste. M Godin je vous ...

à écrit le 11/11/2016 à 14:39
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Je lis avec attention tous les articles écrits depuis le vote américain. Je suis stupéfait qu'il n'y ait pas une seule ligne sur la crainte de la menace terroriste pour expliquer une partie du vote US. Depuis 2007, il n'y a pas eu que les soubresauts...

le 12/11/2016 à 10:44
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Il y a 12 000 homicides par arme à feu tous les ans aux USA, ils n'en sont pas à quelques morts en plus ou en moins. Et pus rappelons que les attentats commis aux USA par des groupes se réclamants du racisme blanc et de l'extrême droite (des parti...

à écrit le 11/11/2016 à 14:28
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Le problème n’est pas seulement américain mais occidental Europe, mais également d’autres pays comme le Japon et moindre pour l’instant l’Australie. Le refus des politiques dans leur ensemble de voir mais aussi d’accepter que les pays dits à une cert...

à écrit le 11/11/2016 à 14:09
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"Elle a laissé l'Allemagne agir contre les intérêts de l'économie mondiale, provoquant une rechute de la croissance en 2010-2011." Mieux vaut lire ça que d'être aveugle, mais vu la germanophobie pathologique de l'auteur il ne faut s'étonner de rien a...

à écrit le 11/11/2016 à 13:30
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L'administration démocrate n'a pas été impuissante. Elle a rétabli la croissance, ramené le chômage à un niveau bas, sauvé l'industrie automobile US y compris en ayant recours à une méthode peu orthodoxe aux USA, la nationalisation temporaire de GM, ...

le 11/11/2016 à 19:25
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Les peuples qui ont cru dans des leaders populistes s'en en général mordu les doigts. Le problème c'est que les dégâts collatéraux ont largement dépassé les seules nations qui ont choisi ces leaders.

à écrit le 11/11/2016 à 13:19
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"Une immigration que refuse aujourd'hui Donald Trump" ? Il est contre l'immigration illégale et n'a certes pas l'intention de rejeter les talents qui viendraient légalement. Mais bon, les bobos socialos nous la jouent à toutes les sauces cette rengai...

à écrit le 11/11/2016 à 12:55
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SI LE CAPITALIME EST EN FIN DE CROISANCE? IL FAUT ADAPTE NOS SOCIETES A LA DECROISANCE RAISONNE EN ATENDANT QU UNE HIPOTETIQUE AUTRE PLANETE SOIT ACCESIBLE ET HABITABLE? POUR L INSTANT IL FAUT LUTTEZ CONTRE LA DEMOCRAPHIE GALOPANTE ET NON CONTRUIRE...

à écrit le 11/11/2016 à 12:53
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Quelle claque prend leur image de marque quand même. On découvre que la prétendue super puissance est en fait remplie de gens qui ont une peur bleue, à juste raison, puisqu ils sont pauvres et sans aucun espoir. Un vrai géant aux pieds d'argile. C'es...

à écrit le 11/11/2016 à 12:34
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Il lui fallait un programme suffisamment brouillon pour que cela fasse penser à ses électeurs qu'il va être intransigeant avec les pouvoirs en place et ramener la croissance à son pays tout en lui laissant des portes sémantiques de sorties afin qu'il...

à écrit le 11/11/2016 à 12:28
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Terrible de constater que Marx avait raison... Ha oui, pour rappel, un certain Roosevelt fut Président des us. Mais il ne faut surtout pas s'en souvenir...

à écrit le 11/11/2016 à 12:16
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Il a raison et tout le monde le sait , mais pour des idées tiers mondialistes on le nie .

à écrit le 11/11/2016 à 12:09
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Ah, le rêve de B.Tapie, arriver en avion de ligne privé prendre les rennes de la présidence. Avec 500 millions d'euros dans ce monde la, on est presque pauvre, je comprends son désarrois et ses rêves inaccessibles mais possibles aux états-unis par le...

à écrit le 11/11/2016 à 12:02
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Les banques françaises étaient ultra puissantes à la fin du long XIXeme siècle ( se souvenir des emprunts russes, ou du canal de Panama par exemple) et l'Allemagne avait dépassé l Angleterre au niveau industriel avant la première Guerre Mondiale (san...

à écrit le 11/11/2016 à 11:38
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Journaliste toujours volontairement à coté de la plaque... L'important, le primordial, c'est l'énergie ! aucune politique protectionniste ne peut fonctionner si vous importez votre énergie... Or, les états-unis peuvent être totalement autosuffi...

le 11/11/2016 à 13:56
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Je ne crois pas que tout soit relocalisable aux USA. La mise de fonds pour produire (pas pour concevoir, leur conception étant largement restée aux US) des produits ou composants électroniques est démesurée par rapport aux besoins du seul marché inté...

le 12/11/2016 à 7:50
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Oui, l'important c'est l'énergie. Et c'est surtout la relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie; il faut réduire le premier au détriment du second en basculant la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. C'est un premier pri...

le 12/11/2016 à 7:57
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Le deuxième principe concerne le chomage qui doit être considéré comme du temps de travail libéré par les gains de productivité liés à l'usage de l'énergie et financé par une contribution de l'énergie. A plus...

à écrit le 11/11/2016 à 11:31
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Le pétrole de schiste américain, et la révolution de l'automatisation (qui pourrait compenser une non-immigration) devrait rendre ces nouveaux temps possible. L'avenir nous le dira, mais espérons que ça n'aille pas trop vite sinon les élections Fran...

à écrit le 11/11/2016 à 11:30
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Adam Smith avait envisagé la possibilité que "le capitalisme s'oriente vers un état stationnaire ou en déclin, à cause de l'engorgement des marchés, de la croissance de la population, de l'épuisement des ressources naturelles, de la baisse des salair...

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