• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Victoire de Trump : un échec de la mondialisation financiarisée

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 09 novembre 2016 à 08:25 - Mis à jour le 09 novembre 2016 à 13:20

L'essentiel de l'actualité

mercredi 24 juin

  • Les États-Unis et l'Iran affichent leurs divergences sur Ormuz
  • Canicule :67 000 foyers privés d'électricité
  • Puces IA : le sud-coréen SK hynix veut lever 29 milliards de dollars au Nasdaq dès le 10 juillet
  • Le groupe de défense franco-allemand KNDS annonce vouloir entrer en Bourse à Paris et Francfort
  • Rheinmetall chute en Bourse après des informations sur l'abandon d'un contrat naval en Allemagne
Voir plus

Le Quotidien Numérique

24 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Prime Video, Canal+ et Disney : comment un accord à 110 millions d’euros peut rebattre la chronologie des médias

  • 2

    Canicule : pourquoi la SNCF supprime des trains alors qu'ils circulent sans problèmes ailleurs dans le monde

  • 3

    SFR : 40 % des salariés seront transférés directement chez les trois opérateurs acquéreurs

  • 4

    Comment Qantas et Airbus comptent rentabiliser le vol le plus long du monde entre Londres et Sydney

  • 5

    Électricité : sur la façade atlantique, la France déroule le tapis rouge à l’Espagne

  • 6

    Coup de poker dans l’aviation tricolore : Aura Aero met la main sur VoltAero, une opération majeure de consolidation

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Comme dans le cas du Brexit, ce sont les populations des régions désindustrialisées qui ont fait basculer l'élection présidentielle étasunienne.

Quatre mois et demi après le vote en faveur du Brexit, ce que les observateurs jugeaient largement « improbable » s'est encore produit. Donald Trump, milliardaire fantasque, ouvertement xénophobe et isolationniste, sera le prochain président des Etats-Unis d'Amérique et, partant, « l'homme le plus puissant du monde ». Comment en est-on arrivé là ? La réponse à cette question que le monde entier va se poser est en grande partie économique. Les victoires du Brexit et de Trump sont le produit à la fois d'un lent phénomène à l'œuvre depuis trois décennies, la mondialisation financière, et de sa crise, débutée en 2007.

Le succès de Donald Trump s'est appuyé sur un double mouvement : il a convaincu une grande partie de la classe moyenne dans des Etats où elle domine comme la Floride, mais aussi les populations des régions désindustrialisées de la Rust Belt de Pennsylvanie, du Michigan, de l'Ohio et du Wisconsin. En gagnant ces Etats qui étaient tombés aux mains des Démocrates en 2012, le milliardaire a fait pencher la balance de son côté. Le phénomène est exactement le même que le 23 juin au Royaume-Uni où le vote avait basculé en raison du vote des régions désindustrialisées du nord de l'Angleterre et du Pays de Galles. Or, ce mouvement peut s'expliquer par un échec d'une mondialisation couplée à une financiarisation avancée.

La « mondialisation heureuse »...

La mondialisation qui a débuté au milieu des années 1990 est le fruit de la financiarisation entamée dans les années 1980. Lorsque les entreprises se sont retrouvées face à des actionnaires - souvent des fonds financiers - ayant des objectifs de rendements élevés, elles ont maximisé leurs bénéfices par une relocalisation de leur production dans les pays à bas coût, provoquant une désindustrialisation des pays développés. Ce phénomène a longtemps été compensé par une croissance des profits qui étaient alors réinvestis dans les marchés financiers. Ceci a permis de construire l'idée qu'il y avait une « mondialisation heureuse » pour les citoyens des pays développés qui gagnaient bien davantage d'un côté ce qu'ils perdaient de l'autre. Et, effectivement, dans les années 2000, le phénomène a bien fonctionné. Mais il a fonctionné sur du sable : le crédit et des bulles financières.

... et sa crise

En 2007, avec la crise des subprimes, ce mythe est tombé. Le monde de la finance a explosé, prouvant que l'un des éléments clés du nouveau système économique mondial ne pouvait plus fonctionner. Et dès lors, c'est tout le système qui s'est grippé, parce que les effets négatifs de la mondialisation n'ont progressivement plus pu être compensés et dissimulés. La crise des pays émergents à partir de 2012 a rendu le moteur de cette mondialisation inopérant. Certes, encore une fois, le crédit, par une politique ultra-expansionniste des banques centrales, a pu permettre le retour à la croissance, notamment aux Etats-Unis, mais cette croissance est désormais impuissante à réduire la colère, le mécontentement et la peur d'une grande partie de la population.

La mondialisation financière a en effet, en accroissant la division du travail au niveau mondial, désertifié des régions entières sans proposer d'alternatives. Lorsqu'une usine ferme dans le Michigan, rien ne la remplace réellement. L'argent gagné par cette délocalisation est réinvesti dans les centres financiers et profite à ces zones, mais nullement aux « victimes » de la désindustrialisation. Or, en traitant la crise de 2007-2008 comme une crise financière pure, en évitant de réfléchir à de nouveaux modèles économiques en cherchant avant tout à « revenir en arrière », les dirigeants étasuniens, comme européens, ont amplifié le phénomène. Le retour de la croissance n'a pas seulement été plus faible (la croissance potentielle des Etats-Unis a été divisée par deux), elle est aussi toujours aussi mal répartie, sur le plan social, mais aussi géographique.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Sentiment de déclassement

Les gains de la croissance - désormais plus faibles - continuent à irriguer un système financier qui ne voit guère de raison d'aller investir dans l'économie réelle, encore moins dans celles des régions les plus touchées par la désindustrialisation. A quoi bon chercher à améliorer la productivité lorsqu'il est possible de produire à bas coût en Asie et de disposer d'une main d'œuvre bon marché dans les pays développés ? La mondialisation financière a conduit à un recul général de l'investissement public et privé et c'est aussi une des clés du Brexit et de la victoire de Donald Trump. Les populations touchées par la désindustrialisation ont alors été contraintes soit de sortir du marché du travail, soit d'accepter des emplois dans les services, souvent précaires, mal rémunérés et à temps partiel. Le phénomène « d'ubérisation » a encore accéléré le phénomène en créant des emplois sans investissement dans le potentiel productif. Aux Etats-Unis, la participation au marché du travail est au niveau de 1977 et le nombre de travailleurs à temps partiel « subi » est de 5,5 millions de personnes. C'est le revers de la « destruction créatrice » schumpétérienne chère aux défenseurs de la mondialisation. Ces derniers ont oublié que ce que créait leur destruction était une immense insécurité et un immense sentiment de déclassement. Ce dernier sentiment s'est naturellement répandu dans une grande part de la classe moyenne pour qui la paupérisation est évidemment le cauchemar absolu. Le retour à la croissance aux Etats-Unis n'est alors pas seulement insuffisant, il est inopérant pour comprendre le comportement électoral des populations.

Effets de la crise de 2007

Rien d'étonnant alors à ce que les populations de la Rust Belt ou de la Floride aient cherché la rupture avec cette logique de « mondialisation heureuse ». Rien d'étonnant à ce que ces populations aient rejeté une Hillary Clinton beaucoup trop identifiée avec cette mondialisation financière. Rien d'étonnant non plus à ce que les discours d'un riche aventurier aient séduit des Etasuniens confrontés au risque de la paupérisation. En proclamant vouloir « rendre l'Amérique à nouveau grande », Donald Trump a fait écho à ce sentiment de déclassement des populations étasuniennes. Les victoires des discours nationalistes et protectionnistes sont avant tout le reflet de l'échec social de cette mondialisation qui a fragilisé des pans entiers de la population tout en minimisant en permanence la réalité de cette fragilisation. C'est le fruit d'une crise économique débuté en 2007 dont les dirigeants du monde entier n'ont pas encore réellement mesuré l'ampleur, ni la vraie nature. Les peuples se chargent de leur rappeler.

Ce qui se passe en 2016 nous rappelle que les effets des crises financières et économiques sont plus durables et plus profondes qu'on ne le croit habituellement. Celle qui a débuté à l'été 2007 a désormais des effets politiques concrets. Les deux pays qui, dans les années 1980, avaient mené la « révolution conservatrice » qui avait conduit à la mondialisation financière viennent de fermer cette page de leur histoire suite à la crise de ce même mouvement. Un nouveau système économique mondial est en construction et sa construction sera nécessairement pénible. On n'en est ici que dans la phase « négative » de destruction de l'ancien système. C'est évidemment la phase la plus risquée. En réalité, aucun pays du monde développé n'est à l'abri parce que ce phénomène est présent partout. Et l'Europe ne fait évidemment pas exception, loin de là.

En finir avec les mythes de la mondialisation

On peut se lamenter sans cesse de chaque « victoire du populisme ». Mais on peut aussi tenter de comprendre ces victoires et les logiques qui président aux choix d'électeurs qui sont souvent moins « irrationnels » qu'on veut bien le croire. La défaite des « élites » est aussi le signe que ces élites ne perçoivent pas les enjeux actuels. Continuer à présenter le libre-échangisme comme la solution miracle, défendre à tout prix la « destruction créatrice », refuser toute politique industrielle fondée sur un équilibre territorial, prôner des « réformes structurelles » qui accélèrent le phénomène de la baisse de la productivité, défendre un système financier qui est une des sources des maux de l'économie contemporaine : tout ceci ne peut conduire, au final, qu'à donner sa chance à des opportunistes qui, en plaçant le « bon » discours, parviennent à cristalliser à leur profit les mécontentements légitimes. La victoire de Donald Trump est un appel à en finir avec certains mythes. C'est un appel à revenir à des politiques plus proches des inquiétudes du monde. Si les politiques européens ne l'entendent pas, d'autres Brexit et d'autres Trump sont inévitables.

___

À lire également

  • Donald Trump remporte la présidentielle américaine
  • Trump président : gros coup de tangage sur les marchés
  • Trump ou Clinton : quel impact pour la France et l'Europe ?
  • La leçon Trump, ce que nous confirme la présidentielle américaine

> Suivez notre DIRECT : Trump 45e président des Etats-Unis
+ Retrouvez notre Dossier PRESIDENTIELLE AMERICAINE 2016

Romaric Godin

Sur le même sujet

L'Ethiopie a conclu en 2025 un accord de principe avec des créanciers bilatéraux pour une restructuration de sa dette publique (photo d'illustration).

Restructuration des États en faillite : le Club de Paris appelle à bannir les clauses de confidentialité

Pour améliorer les processus de restructuration de dette des pays surendettés, et qu’ils aboutissent notamment plus vite, le Club de Paris prône plus de transparence et un meilleur partage d’informations entre les créanciers.

Politique internationale
L'encours du Livret A est en recul de 630 millions d'euros en mai.

Du jamais vu depuis 2009 : les raisons de la décollecte inédite du Livret A

Les épargnants ont continué de dégarnir leurs Livrets A en mai, avec un encours en recul de 630 millions d'euros, a annoncé ce mercredi la Caisse des dépôts, à quelques semaines d'une probable remontée du taux d'intérêt, qui est à 1,5 % depuis février.

Premium
Finances personnelles
Le catalogue de Lireka possède aujourd'hui 1,5 millions der références françaises et un demi million dans la langue de Shakespeare.

Culture : Lireka poursuit sa croissance sur un marché du livre chahuté

Malgré un marché du livre difficile pour les indépendants, le grenoblois Lireka et son homologue physique, Arthaud, affichent de bonne performance pour 2025, atteignant même la rentabilité. Pour renforcer ses appuis et s'étendre davantage, la société cherche à sécuriser 2,4 millions d'euros via une nouvelle levée de fonds.

Premium
Consommation
Pascal Turbiaut

Pascal Turbiaut (Directeur Orano Tricastin) : "L'objectif de nos clients américains ? Réduire leur dépendance à la Russie"

Le site d'enrichissement d'uranium d'Orano, sur le site nucléaire de Tricastin, sis à cheval entre le Vaucluse et la Drôme, accueille un chantier visant à augmenter de 30% ses capacités d'enrichissement d'uranium. Montant de l'investissement : 1,7 milliard d'euros. Quels sont les enjeux de celui qui est l’un des plus importants projets industriels français du moment ?

Premium
Économie
Le quartier d’affaires de la Défense à Paris.

Les retards de paiement au plus haut en 12 ans : la spirale des dépôts de bilan inquiète

Les retards de paiement ont frôlé les 19 jours contre 17 jours en 2025, alerte le cabinet Arc, spécialisé en recouvrement. En conséquence, les dépôts de bilan dans les PME pourraient s’envoler.

Premium
Économie
L’essentiel de l’actualité ce mercredi.

🔴 Divergences sur Ormuz, livret A, projet de loi logement... L'essentiel de l'actualité ce mercredi 24 juin

La Tribune sélectionne pour vous les principales informations économiques tout au long de la journée.

Économie
La nouvelle secrétaire générale du syndicat CFE CGC Christelle Thieffine.

Canicule, retraites, IA, industrie : les dossiers brûlants de Christelle Thieffinne, nouvelle patronne de la CFE-CGC

ENTRETIEN- La nouvelle présidente du syndicat des cadres (CFE-CGC), Christelle Thieffinne, dénonce le manque de mesures d’envergure face à la canicule record dans le monde du travail. Récemment élue, la syndicaliste détaille sa feuille de route et ses chantiers prioritaires dans les prochains mois.

Premium
Économie
En janvier dernier, le Premier ministre a annoncé un plan de relance de 2 millions de logements d’ici à 2030.

DPE, investissement locatif, opérations d’intérêt local… Ce que contient le projet de loi de « relance du logement » qui arrive en Conseil des ministres

Neuf mois après sa nomination au ministère du Logement, Vincent Jeanbrun présente, ce mercredi en Conseil des ministres, le projet de loi « relance du logement ». Annoncé en janvier par le Premier ministre, confirmé en avril à Marseille, le texte vise à « bâtir plus vite, mieux et pour tous ».

Premium
Immobilier