Ukraine : Poutine décrète une trêve des combats pour le Noël orthodoxe, une « hypocrisie » selon Kiev
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Le patriarche de Moscou, mais aussi la présidence turque, ont appelé les belligérants à un cessez-le-feu.
Reuters
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Le patriarche de Moscou, mais aussi la présidence turque, ont appelé les belligérants à un cessez-le-feu.
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Vladimir Poutine a suivi les appels à la trêve en Ukraine à l'occasion de la fête de Noël orthodoxe. Le Kremlin a annoncé ce jeudi un cessez-le-feu les 6 et 7 janvier. Depuis plusieurs jours, plusieurs personnalités avaient exhorté Vladimir Poutine à faire cesser temporairement les combats à l'occasion du 7 janvier, jour de Noël dans le monde orthodoxe, l'équivalent du 25 décembre chez les protestants et catholiques.
L'annonce du Kremlin intervient dans un moment difficile pour la Russie, ébranlée jusque dans sa société civile par une frappe ukrainienne qui a fait plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de morts dans une base de son armée en Ukraine, dont une forte proportion de conscrits.
« Les appels à la paix et aux négociations entre Moscou et Kiev devraient être soutenus par un cessez-le-feu unilatéral », a proposé à Vladimir Poutine le président turc Erdogan, qui tente de s'imposer comme intermédiaire entre Russes et Ukrainiens dans ce conflit. Côte russe, le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill, proche du Kremlin, avait également appelé à une trêve à l'occasion de la fête de Noël orthodoxe, qui sera célébrée samedi.
« Moi, Kirill, patriarche de Moscou et de toutes les Russies, je m'adresse à toutes les parties impliquées dans le conflit fratricide pour les appeler à instaurer un cessez-le-feu et sceller une trêve de Noël », avait-t-il lancé dans un message envoyé sur le site internet de son église, afin de laisser les orthodoxes « assister aux offices de la veille et du jour de Noël » en Ukraine.
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Reste à savoir si les Ukrainiens saisiront cette éphémère main tendue du Kremlin et du patriarcat de Moscou, dont la population ukrainienne s'est fortement détournée pour sa proximité de longue date avec le pouvoir russe. C'est peu probable à en juger par la réaction de Mikhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne. « La Russie doit quitter les territoires occupés, c'est alors seulement qu'il y aura une "trêve temporaire". Gardez votre hypocrisie », a-t-il écrit dans un tweet.
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