Une alliance d'institutions internationales contre l'évasion fiscale

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Selon les Nations Unies, les pays en développement voient des milliards de dollars de recettes fiscales leur échapper chaque année.
Selon les Nations Unies, les pays en développement voient des milliards de dollars de recettes fiscales leur échapper chaque année. (Crédits : Flickr/Images Money. CC License by)
La "Plateforme pour la collaboration sur les impôts" cherche à prolonger une initiative lancée en 2013 par l'OCDE en l'ouvrant aux pays pauvres qui le désireraient. Elle vise à "développer les outils appropriés pour les pays développés dans la taxation".

Le FMI, la Banque mondiale, l'ONU et l'OCDE ont annoncé mardi la création d'une plateforme commune destinée à aider les pays pauvres à combattre l'évasion fiscale des multinationales. À l'heure des"Panama Papers", cette initiative vise à "développer les outils appropriés pour les pays développés dans la taxation" des grandes entreprises, indiquent les quatre organisations dans un communiqué commun.

Selon les Nations unies, les pays en développement voient des milliards de dollars de recettes fiscales leur échapper chaque année, du fait des techniques utilisées par les grandes firmes pour échapper à l'impôt en localisant leurs bénéfices dans des paradis fiscaux.

     | Lire 1.000 milliards d'euros : le coût de l'évasion fiscale dans l'Union européenne

Une plateforme qui existait déjà mais réservée aux pays riches

La "Plateforme pour la collaboration sur les impôts" annoncée mardi cherche à prolonger une initiative lancée en 2013 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en l'ouvrant aux pays pauvres qui le désireraient. Ses contours et son action restent toutefois assez flous. Initialement lancé en 2013, le plan d'action ne concernait que les États développés et visait à enrayer le phénomène et forcer les grandes firmes à détailler leurs activités pays par pays.

Dimanche, la patronne du FMI Christine Lagarde avait estimé que les pays à faible revenu étaient ceux qui "souffraient le plus de l'incroyable créativité et inventivité des grandes multinationales" en matière fiscale.

     | Lire aussi Panama papers : du scoop exotique à la désinformation

Des mesures en préparations aux États-Unis

Les révélations des "Panama Papers" ont forcé les États à réagir et prendre des mesures concernant l'évasion fiscale. En fin de semaine passée, cinq grands pays européens -dont la France et l'Allemagne- ont exhorté le G20 à établir une liste noire des paradis fiscaux et à prévoir des sanctions pour les pays non-coopératifs.

Samedi, le secrétaire au Trésor américain Jack Lew a expliqué dans un communiqué adressé au FMI que ses services travaillaient à la rédaction d'un texte qui obligerait les banques à identifier les ayants droit de nouvelles sociétés ouvrant des comptes auprès d'elles.

En visite au Japon, le président panaméen, Juan Carlos Varela, s'est quant à lui engagé à coopérer avec l'OCDE, selon l'agence de presse japonaise Kyodo News.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 21/04/2016 à 13:32 :
Es-ce vrai ?
a écrit le 21/04/2016 à 7:53 :
Enfin, les institutionnelles mafieux étant nul, je dis bravo aux journalistes d'investigations qui on enfin pris les devant et fait du bon boulot en espérant que cela continue !
a écrit le 20/04/2016 à 14:31 :
Les pseudo "paradis" fiscaux" n'existent que parce qu'il existe des enfers fiscaux, dont la france. Plutôt que de fustiger ces soi-disant "paradis", il serait plus intelligent, plus constructif, plus moral et plus honnête de fustiger les enfers fiscaux qu appauvrissent leurs populations, détruisent sciemment les tissus économico-sociaux, saccagent délibérément les pouvoirs d'achat des citoyens et - par voie de conséquence directe - détruisent toute forme de commerce. Créant et amplifiant ainsi volontairement la pauvreté et le chômage. Aucun chantre hypocrite de la pseudo "transparence" fiscale n'a jamais eu l'honnêteté ou le courage (ne rêvons pas !) de répondre à cette simple, à cette élémentaire question : comment les pays qui pratiquent une fiscalité zéro ou proche de zéro ont-ils les moyens d'offrir à l'ensemble de leurs populations des infrstaructures, une sécurité, un enseignement, des soins de santé, un taux d'emploi... infinimen supérieur à n'impore quel enfer fiscal ? Inuitle, dangereuse et contre-productive, la fiscalité sur le revenu est une escroquerie qui sert uniquement aux politiques qui doivent permettre à leurs petits copains bien placés de se faire des fortunes grâce à des marchés publics véreux, surfacturés et souvent inutiles. la fiscalité sur tous les gaspillages, toutes les pitoyables magouilles dont les politiciens - qui louent pourtant la transparence dans leurs discourscreux et mensongers - sont capables Dans ce contexte irréfutable, la seule soluton est ce que certains osent appeler la "fraude fiscale". Une mesure juste, morale, nécessaire et même indispensable d'auto-protection contre le racket fiscal. personne n'accepte d'être racketté par des voyous.Pourquoi, alors, accepter comme des moutons tondus à outrance, les enfers fiscaux ? Enfers qui visent sciemment le nivellement par le bas alors que les "paradis" fiscaux visent toujours le nivellement par le haut. La fiscalité sur le revenu n'est donc prônée que par les politiciens qui veulen délibérément entraîner leurs populations vers le gouffre. CQFD
a écrit le 20/04/2016 à 14:11 :
Que lis-je ? Que l'OCDE etc.. "Aiderait les pays pauvres à combattre l'évasion fiscale des multinationales" ! Quand on ne sait pas bien faire chez soi, comment envisager de l'enseigner chez les autres ! Le Luxembourg par ex serait un bon prof, sûrement ! Un spécialiste (non exhaustif) de la technique des rescrits fiscaux... Désopilant !
a écrit le 19/04/2016 à 20:54 :
Si les 1000 milliards sont vrai il y a de quoi faire une révolution et pendre tous nos hommes politiques

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