Depuis la réélection très contestée de Nicolas Maduro au Venezuela le 28 juillet dernier, le pays est plongé dans une crise politique, une partie de la population contestant les résultats électoraux, qualifiés de « frauduleux » et manquant de « transparence ». Le jeudi 1er août, les États-Unis ont d'ailleurs annoncé qu'ils avaient des « preuves incontestables » d'une victoire de l'opposition vénézuélienne au régime chaviste, incarnée par Maria Corina Machado, qu'ils soutiennent. Washington voit en effet d'un bon œil les ambitions de la femme politique concernant le pétrole.
Représentante d'une ligne politique de droite, la principale opposante à Maduro prône des privatisations, notamment dans ce secteur. Un enjeu crucial pour ce pays d'Amérique latine, extrêmement dépendant de cette ressource.
Or, s'il possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, le Venezuela n'est que le 22e producteur mondial d'or noir. Pire encore, en vingt ans, la production de barils de brut est passée de 3 millions à seulement 700.000 par jour, ce qui a entraîné une chute de 75 % du PIB du pays. « Le pétrole reste important pour le Venezuela, mais c'est le Venezuela qui n'est plus important pour le pétrole », analyse Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières.