Le fondateur de Wikileaks promet des révélations explosives sur Google. Lors de la conférence de presse organisée le 4 octobre dernier à Berlin pour fêter les dix ans de Wikileaks, le controversé Julian Assange a annoncé la publication de nouveaux documents relatifs à Google, Hillary Clinton et la campagne présidentielle.
Durant son allocution depuis l'ambassade de l'Equateur à Londres, Assange a précisé que les documents comporteront des informations sur "la guerre, les armes, Google, les élections américaines". Les révélations devraient s'étaler sur dix semaines jusqu'au scrutin de l'élection présidentielle.
L'homme en a profité pour revenir sur les grands coups de l'organisation depuis 10 ans comme les révélations sur les camps de détention à Guantanamo, les fichiers relatifs à la guerre en Irak et en Afghanistan, les câbles diplomatiques américains, l'affaire des e-mails du parti Démocrate. Beaucoup de personnes qui en espéraient plus, ont été déçues par les annonces d'Assange. Des Républicains et soutiens de Donald Trump s'attendaient à des scoops lors de cette campagne de presse pour alimenter leur stratégie contre le camp Démocrate comme le rappelle le Washington Post. Le média pro-Trump Infowars voulait en effet profiter de la communication d'Assange pour alimenter sa critique contre la famille Clinton.
Avec Google en ligne de mire, l'Australien confirme également son antipathie envers le géant américain exprimée à plusieurs reprises. Sa principale critique repose sur le fait que Google serait devenue une puissance diplomatique des Etats-Unis et un levier d'action dans les pays arabes notamment comme le rappelle Numérama. Dans un ouvrage intitulé When Google met Wikileaks et publié en 2014, Julian Assange s'était interessé à Jared Cohen, ancien conseiller de Condoleeza Rice et d'Hillary Clinton qui avait également travaillé pour Jigsaw, une filiale de Google.
Julian Assange est confronté à de nombreuses critiques de la part de soutiens historiques depuis plusieurs années. Au delà des affaires judiciaires dans lesquelles il est impliqué, les choix de Julian Assange en matière de publication sont lourdement remis en cause. Grand défenseur de Wikileaks, le journaliste co-fondateur du site The Intercept et lauréat du Pulitzer en 2014 Glenn Greenwald, a revu sa position comme le souligne Libération.
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Edward Snowden qui avait révélé les excès de la surveillance de masse de la NSA a publié un tweet allant dans le même sens : "Publier l'information au plus grand nombre est plus vital que jamais, et WikiLeaks a beaucoup aidé. Mais son hostilité à la moindre curation est une erreur" :
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Face à cette réprobation, Assange a lancé un appel aux soutiens des internautes par une augmentation des dons afin d'acquérir une plus grande indépendance: "Nous sommes la force spéciale de WikiLeaks. Rejoignez-nous, défendez WikiLeaks contre les attaques".
Reste à savoir ce que les documents prochainement publiés vont révéler au monde entier.
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